Au nom de la bombe

histoire bombe

En résumé (grâce à un LLM libre auto-hébergé)

  • L'album raconte l'histoire des essais nucléaires français, notamment au Sahara et en Polynésie, avec des témoignages authentiques.
  • Il révèle les conséquences des retombées nucléaires sur la population et les soldats, ainsi que les mensonges des autorités.
  • Des documents et des témoignages, comme celui du médecin Philippe Millon, montrent la réalité des effets du nucléaire militaire.

Au nom de la bombe

Au nom de la Bombe

6 septembre 2011

pour lequel j'ai fait une autre note de lecture

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C et album de bande dessinée n'est pas remarquable par son graphisme. Par contre, son contenu est très bien choisi, illustratif. Nous vivons à une époque où tous ont lieu de craindre les effets de retombées nucléaires. Cet album vous montrera ce qui vous attend, si vous ne faites rien.

D epuis des décennies, les antinucléaires s'agitent comme ils peuvent, pultipliant les manifestations, dans une indifférence quasi générale. Pour vous, ils ont pris les coups des CRS, et parfois ils ont perdu la vie.

C et album traite du nucléaire militaire, évoque ce que nous, les Français, avons fait, d'abord au Sahara, puis en Polynésie. Tout ce qui est raconté est authentique, documenté. Les photocopies des pièces clés sont jointes en fin d'ouvrage.

I l n'est pas bien joli, le nucléaire militaire, dans tous les pays. Cynisme, mépris de la vie humaine, tout y passe. Vous verrez comment de Gaulle a envoyé des cobayes humains s'approcher du "point zéro", immédiatement après un tir, pour voir "comment les troupes se comporteraient après une attaque nucléaire".

L es Américains avaient fait de même, et les Russes également.

V ous lirez ce récit de l'épouse d'un engagé, mort "de la maladie des rayons". Un homme qu'elle a bien du mal à retrouver, dans un hôpital militaire de Clamart, où il finit d'agoniser, de même que dix sept de ses camarades.

  • C'est vous, la femme de l'irradié ?

U n officier supérieur lui fera signer, sous la pression, une déclaration sur l'hommeur, la condamnant au silence ... pendant quarante ans.

V ous lirez avec effarement le rapport d'un médecin militaire, embarqué sur le navire "La Coquille", concernant la mission qu'il effectua au îles des Gambiers, situées au sud ouest de Mururoa, qui avaient bénéficié d'abondantes retombées, lors d'un tir nucléaire aérien, le 2 juillet 1966. Voici la photo de La Coquille, extraite de l'ouvrage " Les Atolls de la Bombe ", de Bernard Dumortier, .

E t ce médecin de mettre dans ses conclusions (voir le document intitulé "la preuve du mensonge" :

  • L'eau de boisson présente une radioactivité 6 fois supérieure à sa valeur naturelle - Mesurée à l'aide des instruments du bord, une salade prélevée dans l'île présente un taux de radioactivité :

  • Non lavée : 18.000 pCie/g - Lavée : 5000 pCie/g - La population tahitienne est parfaitement inconsciente, insouciante, et ne manifeste aucune curiosité - Le Père Daniel rêve de son prochain voyage et ignore ce que peut être une retombée - Le chef de poste (gendarme Cornette) se doute de quelque chose, multiplie ses douches, mais sans inquiétude sérieuse. Nous l'avons rassuré, c'est un élément sûr qui, quoi qu'il arrive, jouera le jeu.

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  • La situation psycho-politique ne semble pas poser de problèmes dans l'immédiat.

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C e rapport est signé par un médecin militaire, le docteur Philippe Millon Tout, dans cet ouvrage, est de la même veine.


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