comological model with variable light velocity

autre

MODÈLE COSMOLOGIQUE À VITESSE DE LA LUMIÈRE VARIABLE :

INTERPRÉTATION DES DÉCALAGES ROUGES.

Jean-Pierre PETIT.

Observatoire de Marseille

Physics Letters A, Vol.3, n° 18, déc. 1988, p.1733

RÉSUMÉ :

c

Le modèle à vitesse de la lumière variable c, constante gravitationnelle G, constante de Planck h, présenté dans la référence [1], est étendu à l'électromagnétisme. L'entropie est trouvée proportionnelle à Log t et, dans une représentation espace-entropie, la métrique est conforme à une métrique plate. Une nouvelle relation de jauge est proposée, fondée sur des considérations géométriques, correspondant à une constante de Rydberg variant comme R. La loi de Hubble reste valable. L'âge de l'univers reste inchangé tandis que son rayon est trouvé être la moitié de la valeur de Mattig. Le décodage complet du décalage rouge devient possible. Les distances des sources sont très similaires. Les densités volumiques de puissance des quasars lointains auraient pu être grandement surestimées, tandis que l'augmentation de leur magnitude absolue, telle qu'obtenue par la théorie classique, pourrait être due à la variation séculaire de c. En supposant que le rapport masse électron-proton varie comme R, on obtient une constante de structure fine a, un rayon de Bohr et un rapport force électromagnétique sur force gravitationnelle qui se comportent comme des constantes absolues.

1 - INTRODUCTION

bilunique

Plusieurs auteurs ont tenté de développer des modèles avec des constantes physiques variant dans le temps [2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9]. Aucun n'a remis en question la vitesse de la lumière c, toujours considérée comme une constante absolue. Si l'on veut préserver la forme des équations de conservation, la constante d'Einstein

c = - 8 p G / c 2 doit être considérée comme une constante absolue. Dans ces conditions, si l'on veut maintenir la vitesse de la lumière c comme une constante absolue et une constante gravitationnelle Gvariable, il faut ajouter un terme source à l'équation de champ, voir la référence [3]. Ainsi, toutes ces théories impliquent une création constante de matière.

Dans un article précédent [1], nous avons montré qu'une vitesse de la lumière variable pouvait conduire à un modèle cohérent si à la fois Get la constante de Planck h suivaient des relations de jauge convenables. Ainsi, la création constante de matière n'était plus nécessaire. L'extension de la métrique de Robertson-Walker à une configuration à vitesse de la lumière variable, introduite dans l'équation de champ, a donné un ensemble complet de relations de jauge. Rappelons les caractéristiques principales du modèle décrit dans [1] :

(1)

(2) m (masse des particules) » R

(3) h (constante de Planck) » R 3/2 » t

(4) G (constante gravitationnelle) » 1/R

(5) R (longueur caractéristique) » t 2/3

(6) V (vitesse d'une particule libre) » R -1/2 » c

(7) r (densité de masse) » 1/R 2

(8) mc 2 = constante

Voici une brève digression sur l'entropie.

  1. TEMPS OU ENTROPIE ?

La formulation relativiste de la fonction de distribution de vitesse est :

(9)

où m est la masse au repos, Tla température, n la densité de nombre et K2 une fonction de Bessel.

Si b = (<v 2 > 1/2 / c) << 1, on obtient la fonction de distribution classique de Maxwell-Boltzmann :

(10)

Calculons maintenant l'entropie par baryon, définie par :

(11)

où k est la constante de Boltzmann. Nous avons n » R -3, m » Ret R » t 2/3, T = constante (voir référence [1]), telles que :

(12)

Alors :

(13) s = k Log t + H(b)

Dans le modèle, b est invariant de jauge, de sorte que s » Log t.

Dans la cosmologie classique, l'univers est isentropique. On pourrait considérer quelque peu paradoxal qu'un tel changement énorme dans le temps s'accompagne d'une variation d'entropie presque nulle. Dans le nouveau modèle, l'entropie croît avec le temps. Notons que la singularité du BIG BANG correspond à s = - ¥.

Définissons maintenant l'entropie par :

(14) s = 3/2 k Log t

Revenons à la métrique de Robertson-Walker

(15)

Nous obtenons :

(16)

Dans la représentation {entropie, variables d'espace}, la métrique est conforme à une métrique plate. Du point de vue cosmologique, l'entropie (qui, d'autre part, est invariante par transformation de Lorentz) pourrait être un meilleur choix que le temps.

En outre, si nous décrivons l'univers dans un espace des phases (position plus vitesse), nous trouvons que l'hypervolume caractéristique associé R 3 c 3 varie comme t.

  1. LE DÉCALAGE ROUGE ET LA MÉTRIQUE DE ROBERTSON-WALKER :

Considérons un objet rayonnant, disons une nébuleuse N1, pouvant être considéré comme une particule. Supposons que sa lumière soit observée sur une nébuleuse N2 placée à l'origine des coordonnées comobiles. La nébuleuse N1 est caractérisée par la valeur de son marqueur de distance indépendant du temps z, définie par la relation :

(17)

La lumière émise à l'instant t1 est observée sur N2 à l'instant t2 avec t2 > t1.

La distance entre N1 et N2 est R(t) dz et est dépendante du temps, mais dz ne l'est pas. La lumière se propage sur une géodésique nulle :

(18)

ds 2 = (dx°) 2 - R 2 dz 2 = 0

Considérons la lumière émise par N1 à une valeur correspondante x°1 + Dx°1 du paramètre chronologique. Elle sera reçue à x°2 + Dx°2, où elle sera déterminée par la relation :

(19)

Considérons Dx°1 comme l'équivalent de la période d'un phénomène physique, par exemple l'émission de rayonnement sur N1, et Dx° comme étant court par rapport à l'équivalent du temps de trajet de N1 à N2 (en termes de paramètre chronologique x°). Le phénomène périodique apparaîtra, vu depuis N2, comme ayant une « période » Dx°2, telle que, d'après la relation ci-dessus, l'accroissement de l'intégrale q sera nul. Cela, par un calcul élémentaire, donne :

(20)

Introduisons maintenant le temps cosmologique t défini précédemment par dx° = c dt et notons R(x°1) = R1, R(x°2) = R2, c(x°2) = c2, c(x°1) = c1, nous obtenons :

(21)

Équation 21

  1. LE PROBLÈME DE L'ÉLECTROMAGNÉTISME :

Nous ne pouvons plus affirmer que l'énergie Ei(t1), émise par l'atome à l'instant t1, serait identique à l'énergie d'émission correspondante Ei(t2) d'un atome similaire à l'instant t2, dans les conditions de laboratoire. L'émission de lumière est un phénomène électromagnétique. Tout le monde sait que la description classique du champ, appliquée à un espace-temps quadridimensionnel, ne prend pas en compte le phénomène électromagnétique. Pour obtenir une description complète de l'univers, la gravitation et l'électromagnétisme devraient être intégrés dans un cadre géométrique commun. Malheureusement, cela n'a pas encore été fait de manière satisfaisante, de sorte que notre travail perd un peu de sa cohérence. Supposons, par exemple, que la constante de Rydberg (énergie d'ionisation de l'hydrogène) obéisse simplement à la relation de jauge hypothétique suivante :

(22)

Ei » Rg

(Notons que ceci est une hypothèse totalement arbitraire). Explorons les conséquences de cette hypothèse sur le décodage du décalage rouge. Plus tard, nous tâcherons de la relier à des relations de jauge possibles.

  1. LE PHÉNOMÈNE DU DÉCALAGE ROUGE :

Dans la description classique, le décalage rouge z est dû à l'effet Doppler, plus un effet supplémentaire de la relativité restreinte. L'indice 1 se réfère à l'émetteur et l'indice 2 au récepteur. Pour une ligne spectrale donnée, appelons E1 = h1 n1o l'énergie d'émission et E2 = h2 n2o l'énergie d'émission correspondante dans les conditions actuelles du laboratoire, pour la même ligne. La lumière est émise par un atome au repos à la fréquence n1 = n1o, correspondant à la longueur d'onde l1 = c1 / n1 = l1O. n2 sera la fréquence de réception mesurée, avec l2 = c2 / n2 et l2o = c2 / n2o. L'énergie de tout processus radiatif suivra la loi générale de jauge supposée (22).

Nous pouvons définir le décalage rouge z :

  • Comme le rapport entre les longueurs d'onde :

(23)

Équation 23

(24)

Équation 24

(a)

(b)

(c)

nous obtenons :

(25)

Équation 25

Notons que, pour g = 1, nous retrouvons le modèle classique.

  • Comme le rapport entre les fréquences :

(26)

Équation 26

nous obtenons le même résultat.

  • Comme le rapport entre les énergies.

(27)

Équation 27

même chose. La relation classique suggère le choix g = 1.

  1. LA LOI DE HUBBLE ET LA MÉTRIQUE DE ROBERTSON-WALKER :

Développons la fonction 1/R(t) en série par rapport à

(28)

Équation 28

nous obtenons :

(29)

Équation 29

Dans R'2 et R"2, la prime désigne la dérivation par rapport à t.

En particulier, au premier ordre :

(30)

Équation 30

Ensuite, développons les expressions suivantes :

(31a)

(b)

(c)

En nous référant à l'ordre un :

(32)

Équation 32

Comme première approximation, l'astronome mesure d2 @ R2 z, de sorte que :

(33)

Équation 33

Ce n'est rien d'autre que la loi du décalage rouge de Hubble, qui reste valable dans ce cadre à vitesse de la lumière variable. À partir de la mesure de d2, c2 et z, nous pouvons déduire la constante dite de Hubble, c'est-à-dire l'âge de l'univers.

Prenons R = 3/2 c t (voir référence [1]).

(34)

Équation 34

L'âge de l'univers correspond à :

(35)

Équation 35

Une valeur g = 1 donne la valeur du modèle standard.

  1. LE DÉCALAGE ROUGE ET L'ÉVALUATION DE LA DISTANCE :

Revenons à la métrique de Robertson-Walker, qui fournit :

(36)

Équation 36

Dans l'approche classique, prenons le modèle d'Einstein-de Sitter (k = 0). Nous obtenons :

(37a)

Avec R = a t 2/3, nous avons :

(b)

d'où

(38)

Équation 38

Si z est faible : d2 » 3/2 ct2 z

si z tend vers l'infini : d2 tend vers 3 c t2

Bien sûr, la formule de Mattig donne le même résultat :

(39a)

(b)

(c)

Revenons à la métrique de Robertson-Walker, suivant notre modèle, avec k = -1 :

(d)

écrivons :

(e)

(f)

Soit :

(g)

Alors :

(h)

Pour les chemins radiaux :

(i)

(j)

Log (1 + z) = Arg th u

(k)

(l)

Quand z tend vers l'infini, nous retrouvons l'horizon (3/2)c2 t2, qui est deux fois plus petit que la valeur standard 3 c2 t2.

Remarquez que ceci est complètement similaire à la loi donnant v r /c (où v r est la vitesse radiale) en fonction de z, dans le modèle standard.

Comparons les distances, telles qu'elles sont données par notre modèle et le modèle standard.

(40)

Équation 40

Elles sont similaires pour de faibles valeurs de z.

  1. LE PROBLÈME DES QUASARS :

Les quasars correspondent actuellement à des valeurs de z allant de 0,13 à 4. Les diamètres des quasars sont estimés à partir de leur période de fluctuation T. Nous obtenons un diamètre maximal c T.

Par rapport à l'approche standard, ce modèle donne des valeurs plus grandes, car c était plus grande à une époque antérieure.

La puissance volumique est rapportée à la taille des galaxies. Appelons P QSO la puissance absolue émise par un quasar et P Gla puissance absolue émise par une galaxie. La densité de puissance relative du QSO, par rapport à une galaxie, est :

(41)

Équation 41

Mais dans notre modèle, les galaxies ne sont plus constantes en taille. Elles croissent avec le temps. Supposons que le quasar soit intégré dans une galaxie. La taille de cette galaxie croîtra comme (1 + z). Ainsi, notre facteur correctif, par rapport aux valeurs standards pour la densité de puissance, impliquera trois effets :

  • Changement de distance (elles sont un peu plus proches).

  • Changement de diamètre (dû à la variation de c).

  • Changement de taille de la galaxie.

Étant donné P QSO et P G, le coefficient (57) devient p' = p x avec :

(42)

Équation 42

c'est-à-dire :

(43)

z h x 0 1 1

0,13

1,025

0,606

Le quasar le plus proche

0,2

1,03

0,467

0,5

1,048

0,177

1

1,024

0,0463

1,5

0,985

0,0157

2

0,946

0,0063

2,5

0,912

0,00296

3

0,882

0,00152

3,5

0,856

0,000842

4

0,834

0,0005

Le quasar le plus éloigné

5

0,8

0,000201

6

0,771

0,0001

7

0,75

0,0000485

8

0,731

0,0000275

9

0,71

0,0000162

10

0,7

0,0000102

Nous voyons que cette correction réduit la magnitude absolue du quasar observé, et que cette correction augmente avec z. Ainsi, si ce modèle était bon, le modèle classique aurait grandement surestimé la densité volumique de puissance des quasars. En outre, l'augmentation observée de la magnitude absolue des quasars pourrait être due au changement séculaire de c.

Classiquement, l'étendue des galaxies est liée à la longueur de Jeans, mais le modèle ne fournit aucune information disponible sur les tailles d'objets émetteurs comme les étoiles ou les quasars. Cela dépend du processus d'émission d'énergie. Comme nous n'avons pas défini de relation de jauge possible pour les coefficients de fusion, nous n'avons pas encore de modèle disponible. En tout cas, les quasars pourraient croître dans le temps, comme les galaxies, et les observations tendent à soutenir cette hypothèse, qui sera examinée plus en détail dans le prochain article consacré à l'interaction détaillée du modèle avec les observations disponibles.

  1. RELATIONS DE Jauge ASSOCIÉES.

L'énergie d'ionisation de l'hydrogène obéit à : Ei = 1/2 a 2 m e c 2, où a est la constante de structure fine et m e la masse de l'électron. Nous avons supposé que Ei » Rg avec g = 1, afin de s'ajuster au modèle classique, voir (25), (33) et (35). Introduisons le rapport masse électron-proton d = m e /m p. Selon le premier article [1], m p » m n » m » R. Ainsi, mc 2 est une constante absolue. Alors :

(44)

Équation 44

La constante de structure fine a et le rapport masse électron-proton d ne peuvent être maintenus constants ensemble. Nous envisagerons deux possibilités :

9.1) Prenons d » constante. Alors :

(45)

Équation 45

En introduisant les relations de jauge pour h et c, nous obtenons e 2 / e o » R 3/2 et la force électromagnétique Fem = e 2 /4 p e o R 2 » R -1/2.

Alors :

(46)

Équation 46

ce qui est similaire à une ancienne idée de Dirac [4, 5].

Calculons maintenant le rayon de Bohr :

(47)

Équation 47

9.2) Maintenant, prenons a » constante absolue. Alors m e » R 2, et e 2 / e o » R. La longueur

Équation 32

Comme première approximation, l'astronome mesure d

2

@

R 2 z

, tel que :

(33)

Équation 33

Ce n'est rien d'autre que la loi du décalage vers le rouge de Hubble, qui reste valable dans ces conditions de vitesse de la lumière variable. À partir de la mesure de d

2

, c

2

et z, nous pouvons déduire la constante dite de Hubble, c'est-à-dire l'âge de l'univers.

Soit R = 3/2 c t (voir référence [1]).

(34)

Équation 34

L'âge de l'univers correspond à :

(35)

Équation 35

Une valeur A g = 1 donne la valeur du modèle standard.

  1. LE DÉCALAGE VERS LE ROUGE ET L'ÉVALUATION DE LA DISTANCE :

Revenons au métrique de Robertson-Walker, qui donne :

(36)

Équation 36

(37a)

Avec R = a t

2/3

, nous avons :

(b)

d'où

(38)

Équation 38

Si z est faible : d

2

» 3/2 ct 2 z

si z tend vers l'infini : d

2

tend vers 3 c t

2

Bien sûr, la formule de Mattig donne le même résultat :

(39a)

(b)

(c)

Revenons au métrique de Robertson-Walker, selon notre modèle, avec k = -1 :

(d)

écrivons :

(e)

(f)

Soit :

(g)

Alors :

(h)

Pour les chemins radiaux :

(i)

(j)

Log (1 + z) = Arg th u

(k)

(l)

Lorsque z tend vers l'infini, nous retrouvons l'horizon (3/2)c

2 t 2

, qui est deux fois plus petit que la valeur standard 3 c

2 t 2

.

Remarquez que ceci est complètement similaire à la loi donnant v

r

/c (où v

r

est la vitesse radiale) en fonction de z, dans le modèle standard.

Comparons les distances, telles qu'elles sont données par notre modèle et par le modèle standard.

(40)

Équation 40

Elles sont similaires pour de faibles valeurs de z.

  1. LE PROBLÈME DES QUASARS :

Par rapport à l'approche standard, ce modèle donne des valeurs plus grandes, car c était plus élevé à une époque antérieure.

La puissance volumique est rapportée à la taille des galaxies. Appelons P

QSO

la puissance absolue émise par un quasar et P

G

la puissance absolue émise par une galaxie. La densité de puissance relative du QSO, par rapport à une galaxie, est :

(41)

Équation 41

Mais dans notre modèle, les galaxies ne sont plus constantes en taille. Elles croissent au fil du temps. Supposons que le quasar soit intégré dans une galaxie. La taille de cette galaxie croîtra comme (1 + z). Ainsi, notre facteur correctif, par rapport aux valeurs standards pour la densité de puissance, implique trois effets :

  • Changement de distance (elles sont un peu plus proches).

  • Changement de diamètre (en raison de la variation de c).

  • Changement de taille de la galaxie.

Étant donné P

QSO

et P

G

, le coefficient (57) devient

p' = p x

avec :

(42)

Équation 42

c'est-à-dire :

(43)

z h x 0 1 1

0,13

1,025

0,606

Le quasar le plus proche

0,2

1,03

0,467

0,5

1,048

0,177

1

1,024

0,0463

1,5

0,985

0,0157

2

0,946

0,0063

2,5

0,912

0,00296

3

0,882

0,00152

3,5

0,856

0,000842

4

0,834

0,0005

Le quasar le plus éloigné

5

0,8

0,000201

6

0,771

0,0001

7

0,75

0,0000485

8

0,731

0,0000275

9

0,71

0,0000162

10

0,7

0,0000102

Nous voyons que cette correction réduit la magnitude absolue du quasar observé, et que cette correction augmente avec z. Ainsi, si ce modèle était bon, le modèle classique aurait grandement surestimé la densité de puissance volumique des quasars. En outre, l'augmentation observée de la magnitude absolue des quasars pourrait être due au changement séculaire de c.

  1. RELATIONS DE Jauge ASSOCIÉES.

L'énergie d'ionisation de l'hydrogène obéit à : E

i

= 1/2

a 2 m e c 2

, où

a

est la constante de structure fine et m

e

la masse de l'électron. Nous avons supposé que E

i

» Rg

avec g = 1, afin de s'adapter au modèle classique, voir (25), (33) et (35). Introduisons le rapport de masse électron-proton d = m e /m p. Selon le premier article [1], m p » m n » m » R. Ainsi, mc

2

est une constante absolue. Alors :

(44)

Équation 44

La constante de structure fine a et le rapport de masse électron-proton d ne peuvent pas être maintenus constants ensemble. Nous envisagerons deux possibilités :

9.1) Prenons d » constant. Alors :

(45)

Équation 45

En introduisant les relations de jauge pour h et c, nous obtenons : e

2 / e o » R 3/2

et la force électromagnétique F

em

= e

2 /4 p e o R

2 » R

-1/2

.

Alors :

(46)

Équation 46

ce qui est similaire à une ancienne idée de Dirac [4, 5].

Calculons le rayon de Bohr :

(47)

Équation 47

9.2) Maintenant, prenons a » constante absolue. Alors m

e

» R

2

. et e

2 / e o » R. La longueur de Compton de l'électron h/m

e

c, le rapport entre la force gravitationnelle et la force électromagnétique et le rayon de Bohr deviennent des constantes absolues.

Dans les références [10] à [13], plusieurs auteurs étudient la possible variabilité de plusieurs grandeurs : a, a

2 (g p/g e)(m e/m p), m e/m p, où g p et g e sont les rapports gyro-magnétiques du proton et de l'électron. Selon B.E.G. PAGEL [13], nous avons :

Effet

Grandeur Limite supérieure approximative à 3 s de variation.

Écartement des doublets optiques.

a

3 %

Comparaison des décalages vers le rouge optiques et 21 cm.

a

2 (g p/g e)(m e/m p) 10

-3

Comparaison des décalages vers le rouge de l'hydrogène et des métaux.

d = m e/m p

50 %

En conséquence, nous choisissons la deuxième possibilité, avec un rapport de masse variable. Notez que dans les deux cas, nous obtenons g p/g e » 1/R.

  1. CONCLUSION

Ici, nous avons essayé d'étendre le modèle introduit dans la référence [1] à l'électromagnétisme. Une loi de jauge a été suggérée : nous avons supposé que l'énergie d'ionisation Ei (constante de Rydberg) varie comme R

g

. Des considérations géométriques locales recommandent la valeur g = 1, qui tient compte du processus de désionisation pendant l'évolution cosmique. La distance d'une source radiative, telle qu'elle est déduite du métrique de Robertson-Walker, donne des résultats assez similaires aux valeurs du modèle standard, mais ce nouveau modèle tend à réduire considérablement la densité de puissance estimée des sources distantes comme les quasars. En outre, l'augmentation de la magnitude absolue en z, telle qu'elle est déduite du modèle classique, pourrait être due à la variation séculaire de c.

Avec un rapport de masse électron-proton d = m e/m p qui varie comme R, nous obtenons une constante de structure fine a qui se comporte comme une constante absolue.

REFERENCES :

[1]

J.P.PETIT : Une interprétation du modèle cosmologique à vitesse de la lumière variable. Modern Physics Letters A......

[2]

E.A. MILNE : Relativité cinématique Oxford 1948.

[3]

F.HOYLE & J.V.NARLIKAR : Modèles cosmologiques dans la théorie gravitationnelle invariante conforme. Mon. Notices Roy. Astr. Soc. 1972 155 pp 3O5-325.

[4]

P.A. DIRAC : 1937, Nature, 139, 323 [5]

P.A. DIRAC : 1973 Proc. Roy. Soc. London, A333, 4O3

[6]

V.CANUTO & J.LODENQUAI : Cosmologie de Dirac, Ap.J. 211 : 342-356 1977 15 janvier.

[7]

T.C.VAN FLANDERN : La constante gravitationnelle change-t-elle ? Ap.J, 248 : 813-816

[8]

A.JULG. L'hypothèse des grands nombres de Dirac et la création continue. Ap.J. 271 : 9-1O 1983 1er août

[9]

V.CANUTO & S.H. HSIEH : Le rayonnement du corps noir à 3 K, l'hypothèse des grands nombres de Dirac, et la cosmologie covariante à l'échelle. Ap.J., 224 : 3O2-307, 1978 1er septembre

[10]

B.E.J.PAGEL : Sur les limites de la variabilité passée du rapport de masse proton-électron imposées par les décalages vers le rouge des lignes d'absorption des quasars. Mon. Not. astr. Soc. (1977), communication courte, 81P-85P.

[11]

A.M.WOLFE & R.L.BROWN & M.S.ROBERTS. Limites à la variation des grandeurs atomiques fondamentales sur des échelles de temps cosmiques. Physical Review Letters Vol 37, numéro 4, 26 juillet 1976.

[12]

A.D.TUBBS & A.M.WOLFE : Preuves d'uniformité à grande échelle des lois physiques. A.P.J, 236 : L1O5-1O8, 198O 15 mars

[13]

B.E.J.PAGEL. Implications de la spectroscopie des quasars pour la constance des constantes. Phil. Trans. R. Soc. Lond. 3 31O, 245-247 , 1983.

Version originale (anglais)

MODÈLE COSMOLOGIQUE À VITESSE DE LA LUMIÈRE VARIABLE :

INTERPRÉTATION DES DÉCALAGES ROUGES.

Jean-Pierre PETIT.

Observatoire de Marseille

Physics Letters A, Vol.3, n° 18, déc. 1988, p.1733

RÉSUMÉ :

c

1 - INTRODUCTION

bilunique

(1)

(2) m (masse des particules) » R

(3) h (constante de Planck) » R 3/2 » t

(4) G (constante gravitationnelle) » 1/R

(5) R (longueur caractéristique) » t 2/3

(6) V (vitesse d'une particule libre) » R -1/2 » c

(7) r (densité de masse) » 1/R 2

(8) mc 2 = constante

Voici une brève digression sur l'entropie.

  1. TEMPS OU ENTROPIE ?

La formulation relativiste de la fonction de distribution de vitesse est :

(9)

(10)

Calculons maintenant l'entropie par baryon, définie par :

(11)

(12)

Alors :

(13) s = k Log t + H(b)

Dans le modèle, b est invariant de jauge, de sorte que s » Log t.

Définissons maintenant l'entropie par :

(14) s = 3/2 k Log t

Revenons à la métrique de Robertson-Walker

(15)

Nous obtenons :

(16)

  1. LE DÉCALAGE ROUGE ET LA MÉTRIQUE DE ROBERTSON-WALKER :

(17)

(18)

ds 2 = (dx°) 2 - R 2 dz 2 = 0

(19)

(20)

(21)

Équation 21

  1. LE PROBLÈME DE L'ÉLECTROMAGNÉTISME :

(22)

Ei » Rg

  1. LE PHÉNOMÈNE DU DÉCALAGE ROUGE :

Nous pouvons définir le décalage rouge z :

  • Comme le rapport entre les longueurs d'onde :

(23)

Équation 23

(24)

Équation 24

(a)

(b)

(c)

nous obtenons :

(25)

Équation 25

Notons que, pour g = 1, nous retrouvons le modèle classique.

  • Comme le rapport entre les fréquences :

(26)

Équation 26

nous obtenons le même résultat.

  • Comme le rapport entre les énergies.

(27)

Équation 27

même chose. La relation classique suggère le choix g = 1.

  1. LA LOI DE HUBBLE ET LA MÉTRIQUE DE ROBERTSON-WALKER :

Développons la fonction 1/R(t) en série par rapport à

(28)

Équation 28

nous obtenons :

(29)

Équation 29

Dans R'2 et R"2, la prime désigne la dérivation par rapport à t.

En particulier, au premier ordre :

(30)

Équation 30

Ensuite, développons les expressions suivantes :

(31a)

(b)

(c)

En nous référant à l'ordre un :

(32)

Équation 32

Comme première approximation, l'astronome mesure d2 @ R2 z, de sorte que :

(33)

Équation 33

Prenons R = 3/2 c t (voir référence [1]).

(34)

Équation 34

L'âge de l'univers correspond à :

(35)

Équation 35

Une valeur g = 1 donne la valeur du modèle standard.

  1. LE DÉCALAGE ROUGE ET L'ÉVALUATION DE LA DISTANCE :

Revenons à la métrique de Robertson-Walker, qui fournit :

(36)

Équation 36

(37a)

Avec R = a t 2/3, nous avons :

(b)

d'où

(38)

Équation 38

Si z est faible : d2 » 3/2 ct2 z

si z tend vers l'infini : d2 tend vers 3 c t2

Bien sûr, la formule de Mattig donne le même résultat :

(39a)

(b)

(c)

(d)

écrivons :

(e)

(f)

Soit :

(g)

Alors :

(h)

Pour les chemins radiaux :

(i)

(j)

Log (1 + z) = Arg th u

(k)

(l)

(40)

Équation 40

Elles sont similaires pour de faibles valeurs de z.

  1. LE PROBLÈME DES QUASARS :

(41)

Équation 41

  • Changement de distance (elles sont un peu plus proches).

  • Changement de diamètre (dû à la variation de c).

  • Changement de taille de la galaxie.

Étant donné P QSO et P G, le coefficient (57) devient p' = p x avec :

(42)

Équation 42

c'est-à-dire :

(43)

z h x 0 1 1

0,13

1,025

0,606

Le quasar le plus proche

0,2

1,03

0,467

0,5

1,048

0,177

1

1,024

0,0463

1,5

0,985

0,0157

2

0,946

0,0063

2,5

0,912

0,00296

3

0,882

0,00152

3,5

0,856

0,000842

4

0,834

0,0005

Le quasar le plus éloigné

5

0,8

0,000201

6

0,771

0,0001

7

0,75

0,0000485

8

0,731

0,0000275

9

0,71

0,0000162

10

0,7

0,0000102

  1. RELATIONS DE Jauge ASSOCIÉES.

(44)

Équation 44

9.1) Prenons d » constante. Alors :

(45)

Équation 45

Alors :

(46)

Équation 46

ce qui est similaire à une ancienne idée de Dirac [4, 5].

Calculons maintenant le rayon de Bohr :

(47)

Équation 47

Version originale (anglais)

COSMOLOGICAL MODEL WITH VARIABLE LIGHT VELOCITY :

THE INTERPRETATION OF RED SHIFTS.

Jean-Pierre PETIT.

Observatoire de Marseille

Modern Physics Letters A, Vol.3 , n° 18, dec. 1988, p.1733

ABSTRACT

:

c

The model with variable c, G, h presented in reference [1] is extended to electromagnetism. The entropy is found to vary like Log t and, in a space-entropy representation, the metric is conformally flat. A new gauge relation is suggested, based on geometrical considerations, which corresponds to a Rydberg constant varying like R. The Hubble's law still applies. The age of the universe is unchanged while its span is found to be half of the Mattig's value. The complete decoding of the red shift can be done. The distances of the sources are very similar. The large volumic power densities of distant quasars could have been greatly overestimated, while the increase of their absolute magnitude, as derived from the classical theory, could be due to the secular variation of c. Assuming the electron-proton mass ratio to vary like Rwe get a fine structure constant

a

,

a Bohr radius and a ratio electromagnetic force to gravitational force which behave like absolute constants.

1 -

INTRODUCTION

bilunique

Several authors tried to develop models with physical constants in time varying in time [2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9] . None questionned the light velocity c, always considered an absolute constant. If one wants to save the form of the conservation equations, the Einstein's constant

c

= - 8

p

G / c

2

must be considered as an absolute constant. In such conditions if one wants to keep the light velocity c as an absolute c constant and a variable gravitational constant G, one must add a source term to the field equation, see reference [3] . Thus, all these theories imply a constant creation of matter.

In a previous paper [1] we showed that a variable ligth-velocity could lead to a consistent model if both Gand the Planck's constant h followed convenient gauge relations. Thus, the constant creation of matter was no longer necessary. The extension of the Robertson-Walker metric to a variable light velocity configuration and its introduction into the field equation gave a complete set of gauge relations. Let us recall the main features of the model described in [1] :

(1)

(2)

m ( particle's mass )

»

R(3)

h ( Planck'constant )

»

R 3/2

»

t

(4)

G ( Gravity constant )

»

1/R

(5)

R ( Characteristic length )

»

t 2/3

(6)

V ( Velocity of a free particle )

»

R-1/2

»

c

(7)

r ( mass density )

»

1/R 2

(8)

mc

2

= constant

The following is a short digression about entropy.

  1. TIME OR ENTROPY ?

The relativistic formulation of the velocity distribution function is :

(9)

where m is the rest mass, Tthe temperature, n the number of density and K2 a Bessel function.

If

b

= (<v

2

1/2

/c) << 1 then we get the classical Maxwell-Boltzmann velocity distribution function :

(10)

Let us compute the entropy per baryon, as defined by :

(11)

where k is the Botzmann's constant. We have n

»

R -3

, m

»

Rand R

»

t 2/3

,

T = constant ( see reference [ 1] ) , such as :

(12)

Then :

(13) s = k Log t + H(

b )

In the model

b

is gauge invariant such as s

»

Log t.

In the classical cosmology the universe is isentropic. One could consider somewhat paradoxal that such enormous change in time goes with an almost zero entropy variation. In the new model the entropy grows with time. Notice that the BIG BANG singularity corresponds to s = -

¥

.

Let us define now the entropy through :

(14) s = 3/2 k Log t

Let us return to the Robertson-Walker metric

(15)

We get :

(16)

In the representation { entropy, space variables } the metric is

conformally flat

. From a cosmological point of view, the entropy (which on another hand is invariant with respect to the Lorentz transform ) could be a better choice than time.

In addition, if we describe the universe in a phase space ( position plus velocity ) we find that the associated characteristic hypervolume R

3 c 3

varies like t.

  1. THE RED SHIFT AND THE ROBERTSON-WALKER METRIC :

Consider a radiating object, say a nebula N1, which could be considered as a particle. Suppose his light is observed on a nebula N2 placed at the origin of the co-moving coordinates. The nebula N1 is characterized by the value of its time-independent distant marker

z

,

defined by the relation :

(17)

The light emited at time t1 is observed on N2 at a time t2 with t2 > t1 .

The distance between N1 and N2 is R(t) d

z

and is time-dependent but

d z

is not. Light travels on a nul geodesic :

(18)

ds 2

= (dx°)

2 - R 2 d z 2 = o

Consider the light emited by N1 at a corresponding value

x°1 +

Dx°1 of the chronological parameter. It will be received at

x°2 +

Dx°2, where it will be determined through the relation :

(19)

Consider

Dx°1 as the equivalent of the period of some physical phenomenon, the emission of radiation for instance, taking place on N1 , and

Dx° to be short compared to the equivalent of the travel time from N1 to N2 ( in term of chronological parameter x° ). The periodic phenomenon will appear, as seen from N2 , to have a "period"

Dx°2 which, from the above relation, will be such that the increment of the q integral will be zero. This, by elementary calculus, gives :

(20)

Let us introduce the cosmic time t as defined before through dx° = c dt and write R (x°1) = R1 , R(x°2) = R2 , c (x°2) = c2 , c (x°1) = c1 , then we get :

(21)

Equation 21

  1. THE PROBLEM OF ELECTROMAGNETISM :

Now we cannot assert that the energy Ei(t1), emitted by the atom at the time t1 would be identical to the corresponding emission energy Ei(t2) of a similar atom, at time t2, in lab's conditions. The light emission is an electromagnetic process. Everybody knows that the classical field description, applying to a four dimensional space time does not take in charge the electromagnetic phenomenon. To get a complete description of universe gravitation and electromagnetism should be imbedded in a common geometrical framework. Unfortunately it has not been done yet in a satisfactory way so that our work will now loose somewhat its self-consistency. . Suppose, for instance, that the Rydberg constant ( ionization energy of hydrogen ) would simply obey the following hypothetic gauge relationship :

(22)

Ei

»

Rg

( Notice that this is a totally arbitrary assumption ). Let us explore the consequences of it on the red shift decoding. Later we will try to relate it to possible gauge relations.

  1. THE RED SHIFT PHENOMENON :

In the classical description the red shift z is due to the Doppler effect, plus some special relativity additional effect. The indix 1 refers to the emitter and the indix 2 to the receiver. For a given specctroscopic line, call E

1 = h 1 n

1o

the emission energy and E

2 = h 2 n

2o

the corresponding emission energy in the today's lab's conditions, for the same line. The light is emitted by an atom at rest at the frequency

n 1 = n

1o,

corresponding to the wavelength

l 1 = c 1 / n 1 = l

1O

.

n 2

will be the mesured reception frequency, with

l 2 = c 2 / n 2

and

l

2o

= c 2 / n

2o

. The energy of any radiative process will follow the general assumed gauge law (22).

We can define the red shift z :

  • As the ratio between the wavelengths :

(23)

Equation 23

(24)

Equation 24

(a)

(b)

(c)

then we get :

(25)

Equation 25

Notice that, for

g

= 1 we refind the classical model.

  • As the ratio between the frequencies :

(26)

Equation 26

we get the same result.

  • As the ratio between the energies.

(27)

Equation 27

same thing. The classical relation suggests the choice

g

= 1 .

  1. THE HUBBLE'S LAW AND THE ROBERTSON WALKER METRIC :

Let us expand the function 1/R(t) into a series with respect to

(28)

Equation 28

we get :

(29)

Equation 29

In R'

2

and R"

2

the prime denotes differentiation with respect to t.

In particular , at the first order :

(30)

Equation 30

Next, expanding the following expressions :

(31a)

(b)

(c)

Refering to the first order :

(32)

Equation 32

As a first approximation the astronomer measures d

2

@

R 2 z

, such as :

(33)

Equation 33

Which is nothing but the Hubble's red shift law, which still applies in this variable light velocity conditions. From mesurement of d

2

, c

2

and z we can derive the so called Hubble's constant, i.e. the age of universe.

Take R = 3/2 c t ( see reference

[ 1) ).

(34)

Equation 34

The age of universe corresponds to :

(35)

Equation 35

A g

= 1 value gives the standard model value.

  1. THE RED SHIFT AND THE DISTANCE EVALUATION :

Let us return to the Robertson-Walker metric, which provides :

(36)

Equation 36

In the classical approach, take the Einstein-de Sitter model

( k = o ). We get :

(37a)

With R = a t

2/3

we have :

(b)

whence

(38)

Equation 38

If z is weak : d

2

»

3/2 ct 2 z

if z tends to infinite : d

2

tends to 3 c t

2

Of course the Mattig's formula gives the same result :

(39a)

(b)

(c)

Let us return to the Robertson Walker metric, following our model, with k = - 1 :

(d)

write :

(e)

(f)

Let :

(g)

Then :

(h)

For radial pathes :

(i)

(j)

Log ( 1 + z ) = Arg th u

(k)

(l)

When z tends to infinite we refind the horizon (3/2)c

2 t 2

, which is twice smaller than the standard value 3 c

2 t 2

.

Notice this is completely similar to the law giving v

r

/c ( where is the radial velocity ) as a function of z, ine the standard model.

Let us compare the distances, as given by our model and the standard model.

(40)

Equation 40

They are similar for weak z values.

  1. THE QUASARS PROBLEM :

Quasars correspond presently to z values from 0.13 to 4 . The diameters of the quasars are estimated from their fluctuation period

T. We get a maximum diameter c

T.

With respect to the standard approach this model gives larger values, for c was larger in the earlier time.

The volumic power is refered to the size of the galaxies. Call P

QSO

the absolute power emited by a quasar and P

Gthe absolute power emited by a galaxy. The relative power density of the QSO, with respect to a galaxy, is :

(41)

Equation 41

But in our model the galaxies are no longer constant in size. They grow in time. Suppose the quasar is imbedded in a galaxy. The size of this galaxy will grow like ( 1+ z ). Such as our correcting term, with respect to the standard values for power density, will involve three effects :

  • Change for the distance ( they are a little bit closer ).

  • Change for the diameter ( due to the variation of c ).

  • Change of the galaxy's size.

Given P

QSO

and P

Gthe coefficient (57) becomes

p

' =

p x

with :

(42)

Equation 42

i.e :

(43)

z h x 0 1 1

0,13

1.025

0,606

The closest quasar

0,2

1.03

0.467

0.5

1.048

0.177

1

1.024

0.0463

1.5

0.985

0.0157

2

0.946

0.0063

2.5

0.912

0.00296

3

0.882

0.00152

3.5

0.856

0.000842

4

0.834

0.0005

The most distant quasar

5

0.8

0.000201

6

0.771

0.0001

7

0.75

0.0000485

8

0.731

0.0000275

9

0.71

0.0000162

10

0.7

0.0000102

We see that this correction reduces the absolute magnitude of the observed quasar, and that this correction increases with z. Thus, would this model would be good, the classical model would have greatly overestimated the volumic power density of quasars. In addition the observed increase of absolute magnitude of quasars could be due to the secular change in c.

Classically the galaxies' span are related to the Jeans' length, but the model does not provide any avaible information about the sizes of some emitting objects like stars or quasars. It depends on the energy emission process. As we have not defined some possible gauge relation for the fusion coefficients we have no avaible model yet. Anyway the quasars could grow in time, like galaxies and the observations tend to support this hypothesis, that will be examined with more details in the next paper devoted to the detailed interaction of the model and avaible observations. .

  1. ASSOCIATED GAUGE RELATIONS.

The ionization energy of hydrogen obeys : E

i

= 1/2

a 2 m e c 2

, where

a

is the fine structure constant and m

e

the mass of the electron. We have assumed that E

i

»

Rg

with

g

= 1, in order to fit with the classical model, see (25), (33) and (35). Introduce the electron-proton mass ratio

d = m e /m p

. According to the first paper

[ 1 ] m p

»

m n

»

m

»

R. So that mc

2

is an absolute constant. Then :

(44)

Equation 44

The fine structure constant

a

and the electron-proton mass ratio

d

cannot be kept constant together. We shall consider two possibilities ;

9.1) Let us take first

d »

constant. Then :

(45)

Equation 45

Introducing the gauge relations for h and c we get : e

2 / e o

»

R 3/2

and the electromagnetic force F

em

=e 2 /4 p e o R 2

»

R-1/2

.

Then :

(46)

Equation 46

which is similar to an old idea of Dirac

[

4, 5

]

.

Let us compute the Bohr radius :

(47)

Equation 47

9.2) Now we take

a

»

absolute constant. Then m

e

»

R 2

. and

e 2 / e o

»

R. The Compton length of the electron h/m

e

c, the ratio gravitational force to the electromagnetic force and the Bohr radius become absolute constants.

In the references [ 10 ]

to

[ 13 ]

several authors study the possible variability of several quantities :

a

,

a 2 ( g p/ g e) (m e /m p)

, m

e /m p

,where g

p

and g e

are the gyromagnetic ratios of the proton and the electron. Following B.E.G. PAGEL

[ 13 ]

, we have :

Effect

Quantity Approximate 3

s

upper

limit to variation.

Optical doublet splitting.

a

3 %

Comparizon of optical and 21 cm redshifts.

a 2 ( g p/ g e) (m e /m p) 10 -3

Comparizon of hydrogen and metal redshifts.

d = m e /m p

50%

As a consequence we choose the second possibility, with a variable mass ratio. Notice that in both cases we get g

p/ g e

»

1/R.

1O) CONCLUSION

Here we tried to extend the model introduced in reference

[ 1 ]

to electromagnetism. A gauge law was suggested : we assumed the ionisation energy Ei

( Rydberg constant ) to vary like R

g

. Local geometrical considerations recommand the value

g

= 1 , which takes account of the desonization process during the cosmic evolution. The distance of a radiative source, as derived from the Robertson Walker metric, gives results quite similar to the standard model'values, but this new model tends to reduce considerably the estimated density power of distant sources like quasars. In addition the increase of absolute magnitude in z, as derived from the classical model, could be due to the secular variation in c.

With an electron-proton mass ratio

d = m e /m p

which varies like Rwe get a fine structure constant

a

which behaves like an absolute constant.

REFERENCES :

[ 1 ]

J.P.PETIT : An interpretation of cosmological model with variable light velocity. Modern Physics Letters A......

[ 2 ]

E.A. MILNE : Kinematic Relativity Oxford 1948.

[ 3 ]

F.HOYLE & J.V.NARLIKAR : Cosmological models in conformally invariant gravitational theory. Mon. Notices Roy. Astr. Soc. 1972 155 pp 3O5-325.

[ 4 ]

P.A. DIRAC : 1937, Nature,

139,

323 [ 5 ]

P.A. DIRAC : 1973 Proc. Roy. Soc. London ,

A333

, 4O3

[ 6 ]

V.CANUTO & J.LODENQUAI : Dirac cosmology, Ap.J.

211

: 342-356 1977 January 15.

[ 7 ]

T.C.VAN FLANDERN : Is the gravitational constant changing ? Ap.J,

248

: 813-816

[ 8 ]

A.JULG. Dirac's large numbers hypothesis and continuous creation. Ap.J.

271

: 9-1O 1983 August 1

[ 9 ]

V.CANUTO & S.H. HSIEH : The 3 Kblackbody radiation, Dirac's large numbers hypothesis, and scale-covariant cosmology. Ap.J., 224 : 3O2-307, 1978 September 1

[ 10 ]

B.E.J.PAGEL : On the limits to past variability of the proton-electron mass ratio set by quasar absorbtion line redshifts. Mon. Not. astr. Soc. (1977), short communication, 81P-85P.

[ 11 ]

A.M.WOLFE & R.L.BROWN & M.S.ROBERTS. Limits on the variation of fundamental atomic quantities over cosmic time scales. Physical Review Letters Vol 37, number 4, 26 July 1976.

[ 12 ]

A.D.TUBBS & A.M.WOLFE : Evidence for large-scale uniformity of physical laws. A.P.J,

236

: L1O5-1O8, 198O March 15

[ 13 ]

B.E.J.PAGEL. Implication of quasar spectroscopy for constancy of constants. Phil. Trans. R. Soc. Lond. 3 31O, 245-247 , 1983.