modèle cosmologique à vitesse de la lumière variable
Modèle cosmologique de jauge à vitesse de la lumière variable. Comparaison avec les données observationnelles sur les QSO.
Jean-Pierre Petit et Maurice Viton (Laboratoire d'Astronomie Spatiale. Traverse du Siphon. 13012. Marseille)
Modern Physics Letters A Vol. 4, n° 23 (1989) pp. 2201-2210
RÉSUMÉ :
...Après un complément à des articles antérieurs sur l'invariance de jauge de l'opérateur de collision de Boltzmann, nous comparons un ensemble récent et homogène de données sur les QSO radio, incluant les tailles angulaires et les courbures des lobes, avec ce qui est attendu à partir soit de notre nouveau modèle cosmologique de jauge, soit du modèle de Friedmann le plus couramment accepté avec q₀ = 1/2. Il est montré que le nouveau modèle de jauge fournit un ajustement bien meilleur à la distribution des tailles angulaires en fonction du décalage vers le rouge, ainsi qu'à la courbure, grâce à des hypothèses sommaires sur les mécanismes impliqués dans la formation des jets.
- INTRODUCTION
...Dans les références [1] et [2], ci-après papier I et papier II respectivement, nous avons précédemment développé un modèle cosmologique dans lequel toutes les constantes dites de la physique étaient rendues libres, de sorte que nous avons dû introduire de nouvelles lois physiques, des lois de jauge, afin de relier commodément ces constantes :
c (vitesse de la lumière), G (gravitation), h (constante de Planck), mₑ (masse de l'électron), mₚ, mₙ (masse du proton et du neutron). Il a été montré d'abord que la théorie de la relativité générale n'exige pas la constance absolue de G et de c, mais seulement la constance absolue du rapport G/c² (constante d'Einstein de l'équation du champ). Cela a donné la première relation de liaison. L'autre est venue de considérations géométriques : nous avons supposé que les longueurs caractéristiques comme la longueur de Jeans, la longueur de Schwarzschild et la longueur de Compton suivaient la variation du paramètre d'échelle R(t).
En combinant ces nouvelles lois physiques, nous avons obtenu les relations suivantes : (1)
(2)
mₚ = mₙ (masse du nucléon) » R
(3)
h » R³/²
(4)
G » 1/R
(5)
V (vitesse) » R⁻¹/²
(6)
ρ » 1/R²
En outre, nous avons trouvé un unique modèle cosmologique à courbure négative, rempli indifféremment de photons ou de matière ou d'un mélange des deux, avec une pression non nulle, et obéissant à la seule loi : (7a)
...Dans le papier II, nous avons retrouvé la loi de Hubble, due à la variation séculaire de la constante de Planck (qui s'est révélée varier comme t) et non au processus d'expansion. Dans ce modèle à énergie constante, des considérations géométriques ont fait varier certaines énergies caractéristiques comme l'énergie d'ionisation comme R(t), et cela s'est révélé cohérent avec des relations de jauge supplémentaires appliquées à l'électromagnétisme. Ensuite, il est apparu possible de déduire les distances des sources lumineuses à partir des données de décalage vers le rouge. Elles se sont révélées assez proches, pour des valeurs modérées de z, des valeurs classiques déduites d'un modèle de Friedmann avec q₀ = 1/2, puisque le rapport :
(7b)
reste proche de l'unité à moins de 5 pour cent pour z ≤ 2.
- UN COURT COMPLÉMENT SUR L'INVARIANCE DE Jauge
...Dans le papier I, section 5, nous avons montré que certaines équations fondamentales (Vlasov, Schrödinger, Maxwell) étaient invariantes sous les relations de jauge proposées. Montrons que l'opérateur de collision de Boltzmann l'est aussi.
Écrivons cette équation. (8)
...f est la fonction de distribution des vitesses, g est la vitesse relative de deux particules lors d'une rencontre, b est une longueur (paramètre d'impact), e un angle. Introduisons des variables sans dimension, par : (9)
t = t* t ; f = f* x ; V = V* w ; g = V* g ; r = R* z
Y = (Gm/R*) j ; b = R* b
La fonction de distribution des vitesses caractéristique est : (10)
...Suivant les relations de jauge telles qu'elles sont définies dans le papier I, Gm/R* varie comme 1/R*. V* varie comme 1/R¹/². m varie comme R* (mV² est constant). L'énergie kT est constante. En résumé f * » R*⁻³/², et donc : (11)
...Une telle analyse dimensionnelle donne des termes variant respectivement comme 1/t*, V*/R* = 1/R³/², 1/R³/², ce qui implique à nouveau : (12)
R* » t*²/³
et donc l'invariance de l'opérateur de Boltzmann.
- TESTS OBSERVATIONNELS.
...Après cette brève parenthèse, passons à une comparaison entre divers modèles et les données radio sur 134 QSO récemment publiées par Barthel et Miley [3, ci-après BM], dans lesquelles ils montrent que les DSO éloignés ont des tailles angulaires plus petites, des courbures plus importantes et des luminosités plus élevées que celles des objets proches. Notons toutefois que nous n'avons pas l'intention de discuter ici des puissances intrinsèques données, puisque les mécanismes physiques impliqués dans la génération des jets relativistes ne sont pas encore clairement compris.
...La situation semble apparemment plus simple concernant la taille angulaire et la courbure des sources radio, puisque les propriétés géométriques sont principalement en jeu a priori dans les deux cas, bien que nous ne puissions ignorer qu'il puisse y avoir des effets systématiques importants en jeu, et nous renvoyons le lecteur à la discussion exhaustive de BM sur les mécanismes détaillés impliqués. En résumé :
-
l'interaction avec le milieu intergalactique (MIG) peut très efficacement perturber les jets initialement collimatés, entraînant la formation de lobes larges, turbulents, de portée moindre : si l'on admet que de tels effets peuvent modifier significativement la distribution des tailles angulaires à un décalage vers le rouge donné, des mécanismes plus complexes ont été invoqués par BM pour expliquer la courbure plus forte des lobes observée à grand décalage vers le rouge.
-
des effets évolutifs possibles dans tous les mécanismes élémentaires impliqués ci-dessus, y compris des processus de jauge encore non identifiés.
-
un biais observationnel tel que le bien connu de Malmquist, introduisant une sous-estimation des tailles angulaires pour les QSO éloignés.
...Maintenant, supposons dans cet article que ces effets potentiels ne sont pas dominants dans les données, c'est-à-dire que la distribution de la taille angulaire et de la courbure en fonction du décalage vers le rouge peut être considérée comme un bon test pour discriminer entre différents modèles cosmologiques, et montrons que le nouveau modèle de jauge fournit un meilleur ajustement à ces distributions que les modèles classiques.
3a La taille angulaire.
...La taille angulaire des objets extragalactiques a souvent été considérée comme un test puissant pour les modèles cosmologiques. Soit le souscript 1 associé à l'époque d'émission et le souscript 2 à l'époque de réception : puisque la lumière émise par les bords d'une source à l'instant t₁ suit des trajectoires radiales, la taille angulaire f est conservée pour un observateur actuel, de sorte que nous pouvons écrire classiquement, quel que soit le modèle :
(13)
où D(t₁) est le diamètre linéaire de la source et d(t₁) sa distance métrique.
Dans le modèle classique de Friedmann avec q₀ = 1/2 (le fameux modèle d'Einstein-de-Sitter)
D(t₁) = D constant
R(t₁) = R(t₂) / (1 + z)
et d(t₁) = R(t₁) u où :
(14)
et donc un certain paradoxe apparaît puisque la taille angulaire obéit à :
(15)
Cette fonction présente un minimum pour z = 1,25, puis tend à croître linéairement avec z.
Maintenant, avec le nouveau modèle de jauge, nous avons
D(t₁) = D(t₂)/(1+z),
R(t₁) = R(t₂)/(1+z)
et d(t₁) = R(t₁) u aussi
mais avec :
(16)
et la taille angulaire obéit à :
(17)
Quand z tend vers l'infini, f tend vers une constante, un comportement nettement différent et en accord qualitatif avec les données.
(18)
Fig 18 : La plus grande taille angulaire (LAS, en seconde d'arc), sur une échelle logarithmique en fonction du décalage vers le rouge pour les 95 sources étendues aux morphologies "T", "D1" et "D2" (carrés) et les 33 sources compactes aux morphologies "SSC" (astérisques). Les deux courbes représentent les ajustements du modèle de jauge (ligne continue) et du modèle d'Einstein-de-Sitter (ligne pointillée) obtenus pour les sources étendues dans cet article. Trois autres sources radio d'extension très grande sont montrées à titre de comparaison. 4C41.17 étant la galaxie la plus éloignée actuellement connue, 4C74.26 la plus grande source radio associée à un quasar.
...Pour comparer quantitativement la qualité d'ajustement des deux modèles aux données, écrivons f = f₀f(z) où f(z) est une fonction caractéristique prédite ci-dessus par chaque modèle. Des régressions linéaires ont été effectuées entre f(z) et les données de "plus grande taille angulaire" [LAS après BM], soit pour l'échantillon complet de 134 QSO, soit pour un échantillon réduit de 83 QSO dans lequel seuls les objets à lobes bilatéraux ont été sélectionnés, c'est-à-dire ceux aux morphologies "T" ou "D1" définies par BM, excluant ainsi les noyaux à spectre raide ou "SSC" et les sources à lobe unilatéral ou "D2", afin de tester éventuellement des propriétés différentes entre sources compactes et étendues. Les résultats des régressions sont les suivants, tous les coefficients linéaires donnés et leurs barres d'erreur RMS étant exprimés en seconde d'arc :
- avec le modèle d'Einstein-de-Sitter :
F = (28,8 ± 2,9) f(z) - (89,3 ± 20,1)
pour l'échantillon complet, et
F = (31,3 ± 3,3) f(z) - (90,5 ± 20,8)
pour l'échantillon réduit.
- avec le modèle de jauge :
F = (21,5 ± 2,11) f(z) - (19,1 ± 19,6)
pour l'échantillon complet, et :
F = (24,3 ± 2,3) f(z) - (17,3 ± 19,8)
pour l'échantillon réduit.
...Il est clair que le nouveau modèle de jauge fournit un ajustement nettement meilleur aux données, car quelle que soit l'échantillon, le terme constant modéré qu'il implique est marginellement significatif d'un point de vue statistique, et donc la valeur (attendue) nulle est très probable. La situation est tout à fait opposée avec le modèle classique, aussi bien quel que soit l'échantillon, car le terme constant est fortement significatif d'un point de vue statistique et sa valeur grande et négative est inacceptable sur des bases théoriques, sauf si l'on suppose que des effets systématiques très forts, comme ceux soupçonnés ci-dessus, sont en jeu dans les données.
3b. La courbure.
...Montrons également que l'apparence plus courbée, plus déformée des QSO éloignés soulignée par BM peut être curieusement expliquée par le nouveau modèle de jauge, à condition qu'il ne s'agisse pas d'un artefact résultant de divers effets systématiques. Puisque dans le nouveau modèle on suppose que toutes les énergies sont conservées pendant le processus de jauge cosmique, nous pouvons inclure la conservation de l'énergie de rotation du noyau du QSO émettant les jets : (19)
Comme m » R, I » R³ et W » R⁻³/² W » 1/t » (1 + z)³/², en curieuse concordance avec l'ajustement à loi unidimensionnelle inférieure effectué par BM sur l'échantillon réduit (puisque la courbure n'est définie que dans ce dernier cas), à savoir :
(20)
Fig 21 : La courbure (en degrés) sur une échelle logarithmique en fonction du décalage vers le rouge pour les 83 sources étendues aux morphologies "T" et "D1" uniquement, pour lesquelles elle est définie. La courbe continue correspond à l'ajustement du modèle de jauge, indiquant que les vitesses angulaires étaient plus élevées dans le passé, tandis que la ligne pointillée représente l'ajustement en loi puissance de Barthel et Miley (BM).
...Maintenant, proposons une explication sommaire, en nous référant à l'analyse récente de Greyber [5] sur la nature des moteurs centraux dans les QSO responsables de leurs taux de production d'énergie énormes : si nous acceptons le fait (i) que les paquets de plasma sont éjectés à grande vitesse du moteur central, de façon continue ou non, le long de l'axe du dipôle magnétique des QSO, et (ii) que ce dernier n'est généralement pas coïncident avec l'axe de moment cinétique, alors nous sommes confrontés à un modèle similaire à un arroseur rotatif, dans lequel les jets vont se courber en une sorte de spirale d'Archimède, tant que l'interaction avec le MIG reste négligeable. Et même si cette interaction devient significative à une certaine distance du noyau, les jets s'arrêteront de s'élargir là, entraînant une augmentation de la courbure. Puisqu'il n'y a aucune raison pour que la densité du MIG soit sphériquement distribuée autour des QSO, de telles interactions pourraient expliquer les asymétries fréquentes observées dans leurs jets, ainsi que des effets aléatoires sur la courbure globale, comme discuté par BM.
...En conséquence, plus le décalage vers le rouge du QSO est élevé, plus sa vitesse angulaire est grande en raison du processus de jauge cosmique, et donc plus grande est la courbure de ses jets.
- CONCLUSION.
...Nous nous sommes concentrés sur des caractéristiques spécifiques récemment mises en évidence dans la distribution des tailles angulaires et de la courbure en fonction du décalage vers le rouge pour un ensemble homogène de 134 QSO radio. Nous avons trouvé intéressamment que notre modèle de jauge à "constantes variables" fournit un meilleur ajustement à ces distributions que le modèle classique d'Einstein-de-Sitter, à condition que (i) les tendances observées (tailles angulaires plus petites et courbures plus grandes pour les QSO éloignés) soient confirmées par des observations futures, (ii) que ces tendances ne soient pas dominées par divers effets ou artefacts, et (iii) que les hypothèses sommaires faites sur certains mécanismes impliqués soient réelles. En outre, des investigations supplémentaires sur la puissance intrinsèque de ces sources sont nécessaires pour comprendre si le modèle de jauge permet une meilleure compréhension des tendances observées, c'est-à-dire que la luminosité des QSO éloignés est bien plus grande que celle des QSO proches.
- RÉFÉRENCES.
[1] J.P. PETIT : Interprétation du modèle cosmologique à vitesse de la lumière variable. Modern Physics Letters A, Vol. 3, n° 16, novembre 1988
[2] J.P. PETIT : Modèle cosmologique à vitesse de la lumière variable. L'interprétation des décalages vers le rouge. Modern Physics Letters A, Vol. 3, n° 18, décembre 1988.
[3] P.D. BARTHEL & G. K. MILEY. Évolution de la structure radio dans les quasars : une nouvelle sonde des proto-galaxies ? - Nature Vol 333, 26 mai 1988.
[4] M.L. NORMAN, J.O. BURNS et M.E. SULKANEN : Perturbation des jets radio galactiques par les chocs dans le milieu ambiant, Nature 335 (1988) 146.
[5] H.D. GREYBER : L'importance des champs magnétiques intenses dans l'Univers, Comments Astrophys. 13 (1989) 201.

















Version originale (anglais)
cosmological model with variable light velocity
**Gauge cosmological model with variable light velocity. Comparizon with QSO observational data. **
Jean-Pierre Petit and Maurice Viton (Laboratoire d'Astronomie Spatiale. Traverse du Siphon.13012. Marseille)
Modern Physics Letters A Vol.4 , n°23 (1989) pp. 2201-2210
ABSTRACT :
...After a complement to previous papers on the gauge invariance of the Boltzmann collisional operator, we compare a recent homogeneous set of data on radio-QSOs, including angular sizes and bending of lobes, with what is expected from either our new cosmological gauge model or the most commonly accepted Friedman model with qo = 1/2 . It is shown that the new gauge model provides a much better fit to the angular size distribution vs. redshift and similarly to the bending, thanks to crude hypothesis on the mechanisms involved with the formation of jets.
- INTRODUCTION
...In references [1] and [2] , hereafter paper I and paper II respectively, we have previously developped a cosmological model in which all the so called constants of physics were made free, so that we had to introduce new physical laws, gauge laws, in order to link conveniently these constants :
c (velocity of light), G (gravitation), h (Planck's constant), me (electron mass), mp, mn (proton and neutron mass ). It was shown at first that the general relativity theory does not require the absolute constancy of G and c, but only the absolute constancy of the ratio G/c2 (Einstein's constant of the field equation). This brought the first linking relation. The other came from geometric considerations : we assumed that the characteristic lengths like Jeans length, Schwarzschild length and Compton length followed the variation of the scale parameter R(t).
Combining these new physical laws we got the following relations : (1)
(2)
mp = mn ( nucleon's mass ) » R
(3)
h » R3/2
(4)
G » 1/R
(5)
V ( velocity ) » R-1/2
(6)
r » 1/R2
In addition we found a single cosmic model, with negative curvature, indifferently filled by photons or matter or a mixture of the two, with non zero pressure, and obeying the single law : (7a)
...In the paper II we refound the Hubble's law, due to the secular variation of the Planck constant (which was found to vary like t) and not to the expansion process. In this constant energy model, geometrical considerations made some characteristic energies like the ionization energy to vary like R(t), and it was found to be consistent with additional gauge relations applying to electromagnetism. Then it appeared possible to derive the distances of light sources from the red shift data. They were found to be quite close, for moderate z values, to the classical values derived from a Friedman model with qo = 1/2 , since the ratio :
(7b)
remains close to unity within 5 percent for z £ 2 .
- A SHORT COMPLEMENT ABOUT THE GAUGE INVARIANCE
...In the paper I, section 5, we had shown that some fundamental equations (Vlasov, Schrödinger, Maxwell) were invariant under the suggested gauge relations. Let us show that the Boltzmann collision operator is invariant to.
Writing this equation. (8)
...f is the velocity distribution function, g is the relative velocity of two particles in an encounter, b is a length (impact parameter), e an angle. Introduce adimensional variables, through : (9)
t = t* t ; f = f* x ; V = V* w ; g = V* g ; r = R* z
Y = (Gm/R*) j ; b = R* b
The characteristic velocity distribution function is : (10)
...Following the gauge relations as defined in paper I , Gm/R* varies like 1/R*. V* varies like 1/R1/2. m varies like R* (mV2 is constant). The energy k T is constant. To sum up f * » R*-3/2, and hence : (11)
...Such a dimensional analysis gives terms varying respectively like 1/t*, V*/R* = 1/R3/2 , 1/R3/2 , which implies again : (12)
R* » t* 2/3
and hence the invariance of the Boltzmann operator.
- OBSERVATIONAL TESTS.
...After this short parenthesis, let us turn to a comparison of various models with the radio data on 134 QSOs recently published by Barthel and Miley [ 3, hereafter BM] , in which they show that distant DSOs have smaller angular sizes, larger bendings and higher luminosities than those nearby. Note however that we do not intend to discuss the given intrinsic powers here, since the physical mechanisms involved in the generation of relativistic jets are not yet clearly understood.
...The situation is appearently simpler concerning the angular size and bending of radiosources, since geometric properties are mainly concerned a priori in both cases, though we cannot ignore that important systematic effects might be at work and we adress the reader to the related comprehensive discussion of BM on the detailed mechanisms involved. In short :
-
interaction with the intergalactic medium (IGM) can disrupt very efficiently the initially collimated jets, resulting into the formation of large, turbulent lobes (4) of lesser extension : if it is clear that such effects can modify significantly the angular size distribution at a given redshift, more complicated mechanisms have been invoked by BM to explain the stronger bending of lobes observed at large redshifts.
-
possible evolutionary effects in all the elementary mechanisms implicated above, including gauge processes not yet identified.
-
observational bias such as the well-known Malmquist's, introducing an underestimate of angular sizes for distant QSOs.
...Now, let us suppose in this paper that such potential effects are not dominant in the data, i.e. that the distribution of angular size and bending vs. redshifts may be considered as good tests for discriminating between different cosmological models and show that the new gauge model provides better fits to these distributions than do the conventional models.
3a The angular size.
...The angular size of extragalactic objects has often be considered as a powerfull test for cosmological models. So, let the subscript 1 refer to the emission epoch and subscript 2 to the reception epoch : since the light emited by the edges of a source at time t1 follows radial pathes, the angular size f is conserved for a present observer, so that we can write classically, whatever the model :
(13)
where D(t1) is the linear diameter of the source and d(t1) its metric distance.
In the classical Friedman model with qO = 1/2 ( the so called Einstein-de-Sitter's )
D(t1) = D constant
R (t1) = R (t2) / ( 1 + z )
and d(t1) = R (t1) u where :
(14)
and hence some kind of a paradox arises since the angular size obeys :
(15)
This function has a minimum for z = 1.25 , and then it tends to grow linearly with z .
Now, with the new gauge model we have
D(t1) = D(t2)/(1+z) ,
R(t1) = R(t2) / ( 1 + z )
and d(t1) = R (t1) u also
but with :
(16)
and the angular size obeys :
(17)
When z tends to infinity, f tends to a constant, a readily different behaviour and in qualitative agreement with the data.
(18)
Fig 18 : The largest angular size (LAS, in arcsecond), on a logarithmic scale versus redshift for the 95 extended sources with "T", "D1" and "D2" morphologies (squares) and the 33 compact sources with "SSC" morphologiy (asterisks). The two curves represent the fits of the gauge model (continuous line) and the Einstein-De Sitter model (dotted line) derived for extended sources in this paper. Three additional radio-sources of very large extent are shown for comparison. 4C41.17 being the farthest galaxy presently known, 4C74.26 the largest radio-source associated with a quasar.
...In order to compare quantitatively how both models fit the data, let us write f = fof(z) where f(z) is a characteristic function as predicted above by each model. Linear regressions have been performed between f(z) and the "largest angular size" [ LAS after BM ) data, either for their complete sample of 134 QSOs, or for a reduced sample of 83 QSOs in which only two-sided lobes sources were selected, i.e. those with the "T" or "D1" morphologies defined by BM, thus excluding the steep spectrum core or "SSC" and the one-sided lobe or "D2" sources, so as to test for possibly different properties of compact and extended sources. The results of the regressions were as follows, all the given linear coefficients and their rms errors bars being in arc second units :
- with the Einstein-de-Sitter model :
F = ( 28.8 ± 2.9 ) f(z) - ( 89.3 ± 20.1 )
for the complete sample, and
F = ( 31.3 ± 3.3 ) f(z) - ( 90.5 ± 20.8 )
For the reduced sample.
- with the gauge model :
F = ( 21.5 ± 2.11 ) f(z) - ( 19.1 ± 19.6 )
for the complete sample, and :
F = ( 24.3 ± 2.3 ) f(z) - ( 17.3 ± 19.8 )
for the reduced sample.
...It is clear that the new gauge model provides a fairly better fit to the data since whatever the sample, the moderate constant term it implies is marginally significant from a statistical point of view and hence the (expected) zero value is highly probable. The situation is quite opposite with the conventional model, here also whatever the sample, since the constant term is highly significant from a statistical point of view and its large, negative value is unacceptable on theoretical grounds, unless one supposes that very strong systematic effects as those suspected above are at work in the data.
3b. The bending.
...Let us show also that the more bent, distorted appearence of distant QSOs pointed out by BM may be curiously explained by the new gauge model, providing here again that is not an artefact resulting from various systematic effects. Since in the new model it is assumed that all the energies are conserved during the cosmic gauge process, we can include the conservation of the rotational energy of the QSO core emitting the jets : (19)
As m » R , I » R3 and W» R-3/2 W » 1/t » ( 1 + z )3/2, in curious agreement with the one-dimensional lower law fit performed by BM on the reduced sample ( since the bending is only defined in this latter case ), that is :
(20)
Fig 21: The bending (in degree) on a logarithmic scale versus redshift for the 83 extended sources with "T" and "D1" morphologies only, for which it is defined. The continuous curve corresponds to the fit of the gauge model, indicating that angular speeds where higter in the past, while the dotted line represents the power law fit of Barthel and Miley (BM)
...Now let us suggest a crude explanation, refering to the recent analysis of Greyber [5) on the nature of the central engines in QSOs responsible for their tremendous energy production rates : if we accept the figure (i) that the plasma blobs are ejected at high velocities from the central engine, continuously or not, along the magnetic dipole axis of the QSOs and (ii) that this latter is not generally coincident with their angular momentum axis, then we are faced with a model similar to a rotating "garden sprinkler", in which the jets will bend into some kind of a spiral of Archimedes, as long as the interaction with the IGM remains neglectible. And even if this interaction becomes significant at some distance from the nucleus, the jets will stop to expand there, resulting into an increased bending. Since there is no reason why the IGM density would be spherically distributed around QSOs, such interactions could account for the frequently assymetries in their jets together with random effects on the overall bending, as it has been discussed by BM.
...As a consequence, the higher the redshift of the QSO, the higher its angular velocity because of the cosmic gauge process and hence the larger the bending of its jets.
- CONCLUSION.
...We have focussed on specific features recently evidenced in the distribution of angular sizes and bending vs. redshift for an homogeneous set of 134 radio-QSOs. We found interestingly that our gauge model with "variable constants" provides better fits to these distributions than the conventional Einstein-de-Sitter model, providing (i) that the observed trends (smaller angular size and larger bending of distant QSOs) will be confirmed by future observations, (ii) that these trends are not dominated by various effects or artefacts, and (iii) that the crude assumptions wa made on some of the mechanisms involved are real. Also, further investigations on the intrinsic power of these sources are needed to understand if the gauge model provides a better understanding of the observed trends, i.e. that the luminosity of distant QSOs is much greater than for those nearby.
- REFERENCES.
[ 1] J.P.PETIT : Interpretation of cosmological model with variable light velocity. Modern Physics Letters A, Vol.3 n° 16 November 1988
[ 2] J.P.PETIT : Cosmological model with variable light velocity. The interpretation of red shifts. Modern Physics Letters A, Vol.3 , n° 18, December 1988.
[ 3] P.D.BARTHEL & G.KMILEY. Evolution of radio structure in quasars : a new probe of protogalaxies? - Nature Vol 333, 26 may 1988.
[ 4] M.L.NORMAN, J.O. BURNS and M.E. SULKANEN : Disruption of the galactic radio jets by the shocks in the ambient medium, Nature 335 (1988) 146.
[ 5] H.D.GREYBER : The importance of strong magnetic fields in the Universe, Comments Astrophys. 13 ( 1989 ) 201.
















