L'Ange Gardien - Un gilet de sauvetage pour plongeurs en apnée
Gilet de sauvetage pour plongeurs en apnée
Déclenchement automatique après 120 secondes
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L'« Ange Gardien »
Ce dispositif devait être léger : une sangle légère et intelligente.
...La plongée en apnée a quelque chose d'héroïque. Elle n'aurait pas supporté la taille d'un lourd « Mae West ». Les chambres gonflables devaient être dissimulées à l'intérieur des sangles, à l'avant. Un système de fermeture Velcro permettait de les déployer facilement.

Il était essentiel d'éviter tout dispositif électrique, en raison des effets de l'eau de mer. Le plongeur devait pouvoir tester le bon fonctionnement du dispositif par de simples mouvements. Un tel système devait être automatique. En effet, l'« Ange Gardien » devait être un dispositif placé entre les omoplates du plongeur. Lorsqu'il est à la surface, cette position permet au système d'être pratiquement à la pression atmosphérique.

Nous avons opté pour un système de temporisation « fluidique », qui a été construit et testé avec succès. Ce pré-étage a coûté cher, aussi ai-je demandé l'aide d'un ami, Albina du Boisrouvray. Elle avait perdu son fils dans des circonstances tragiques ; il avait à peu près le même âge que le mien. François-Xavier Bagnoud était pilote d'hélicoptère et est devenu pilote privé de Thierry Sabine, fondateur du rallye Paris-Dakar. Lorsqu'il effectuait un survol du désert avec le chanteur Daniel Balavoine à bord, les trois sont décédés dans un accident dont la cause reste un mystère. Accablée par le chagrin, Albina a décidé de consacrer sa vie à la charité en créant une fondation portant le nom de son fils. Elle a immédiatement accepté de financer la construction d'un prototype. Le dispositif dessiné (approximativement à l'échelle 1:1) a été construit et testé avec succès par la société « Disk », dirigée par le dynamique Monsieur Koenig, située à Bourg-lez-Valence (France). Le budget devait couvrir l'ensemble du processus, du pré-étage à l'ajustement du produit final, en collaboration avec un partenaire industriel à trouver. Nous pensions tous que l'aventure pourrait être menée à son terme. Un brevet a été préparé, et il me semblait naturel que je désigne comme agent quelqu'un qui avait traité les affaires de mon fils pendant sa vie. Jean-Christophe était un brillant concepteur d'équipements de plongée. Malheureusement, il s'est avéré que cette femme était une escroc de la pire espèce qui a détourné la majeure partie de l'argent en manipulant habilement les comptes, comme elle le faisait auparavant avec plusieurs organisations dédiées à des actions humanitaires. Cette personne a même réussi à récupérer une somme significative en Italie, prétendant avoir été nommée exécuteur testamentaire. Il existe des gens capables de couper le doigt d'un mort pour récupérer son anneau. Il est bien connu que les activités humanitaires sont l'une des cibles favorites des escrocs, car les gens sont moins méfiants. Avec l'argent qui nous restait, nous aurions pu terminer un prototype et le tester avec succès, mais nous n'avons pu aller plus loin. Nous cherchons donc un partenaire industriel qui pourrait reprendre le projet à son nom. Si la vente de ces dispositifs de sécurité pouvait générer des revenus, je souhaiterais uniquement que la fondation FXB soit remboursée de la somme qu'elle a perdue dans cette affaire.
Les essais portaient sur un système de « baro-temporisation ». Nous l'avons conçu pour limiter les plongées en apnée à deux minutes (120 secondes) ; après cette durée, il devait déclencher automatiquement une capsule de CO2, qui devait gonfler les deux chambres du gilet et ramener ainsi le plongeur à la surface. Le système fonctionnait assez bien et de manière répétée. Mais il est maintenant temps de le décrire. Les dessins ci-dessous correspondent à un prototype dont la taille et le volume équivalent à deux cassettes vidéo VHS collées l'une à l'autre. Bien sûr, le dispositif optimisé aurait une forme différente, plus compacte, et serait constitué de pièces moulées en plastique. Nous avons fabriqué les matrices de fabrication en alliage d'aluminium, uniquement pour prouver la faisabilité.

Au départ (avant la plongée), le système, censé être placé entre les omoplates du plongeur, est au niveau de l'eau. La pression extérieure s'exerce à travers les trous indiqués sur les dessins. Le système est en contact avec l'environnement extérieur par une membrane en caoutchouc similaire à celles des régulateurs de bouteilles de plongée. Cette membrane est liée à une pièce mobile (en rouge) ayant une symétrie de rotation. Le système comporte plusieurs chambres. Appelons B la chambre supérieure et D la chambre inférieure. Dans des conditions normales, sans pression élevée due à la descente du plongeur, la membrane est plate. Le touret, coloré en rouge sur le dessin, est dans la position que vous voyez. Son aiguille n'est pas engagée, et les chambres B et D communiquent entre elles, donc elles ont la même pression.
La couleur jaune représente un remplissage à l'huile. Un deuxième touret, coloré en blanc sur le dessin ci-dessus, est lié à deux membranes en caoutchouc très souples. Ce touret est constitué d'un corps central cylindrique, relié aux deux disques auxquels sont fixées les membranes supérieure et inférieure. Un léger ressort maintient cette deuxième pièce mobile en contact avec la poussée supérieure, à travers la membrane en caoutchouc. Aucun fuite d'huile n'est possible. L'huile peut s'écouler par deux voies :
< - lentement, vers le bas et le long de l'axe, en fonction du jeu de glissement de cet axe dans le trou ;
- rapidement, vers le haut, à travers la valve de non-retour (colorée en brun).
Le dispositif est prêt à fonctionner. Dès que le plongeur est à plus d'un mètre de profondeur, la pression exercée sur la membrane en caoutchouc en contact avec l'eau de mer devient suffisamment forte pour isoler la chambre D : l'aiguille de la pièce mobile gauche entre en contact avec le joint torique.

La couleur de l'environnement est censée indiquer la profondeur. Là, nous sommes à environ un mètre. Si le plongeur descend davantage, de quelques mètres seulement, la pression exercée sur la membrane gauche pousse la pièce mobile gauche vers sa butée. Regardez le dessin ci-dessous :

L'air contenu dans la chambre B sera à une pression légèrement plus élevée (représentée par une coloration rosée) par rapport à l'air contenu dans la chambre D, qui « se souvient » de la valeur de la pression atmosphérique au moment de l'immersion (plus l'équivalent d'un mètre d'eau, soit un dixième de bar). Ainsi, l'air dans la chambre B exercera une pression vers le bas sur la membrane supérieure de la deuxième pièce mobile (colorée en blanc). Elle tendra à descendre, mais devra nécessairement forcer l'huile à s'écouler de la partie supérieure (C) vers la partie inférieure. L'huile s'écoule le long de l'axe, un jeu ayant été légèrement augmenté lors du usinage. C'est la valeur du jeu lui-même qui détermine la durée de temporisation.

Le dessin ci-dessus montre la deuxième pièce mobile en train de descendre. Les petites flèches indiquent le flux d'huile. La conception générale du système détermine le temps nécessaire à ce que le deuxième piston atteigne sa butée inférieure.
Que se passe-t-il si le plongeur remonte à la surface avant que les 120 secondes ne soient écoulées ?

Nous avons dessiné le dispositif après le retour à la surface. Veuillez noter que le compte à rebours continue jusqu'à ce que le plongeur remonte à la surface, ou très près d'elle. Ce n'est qu'à une profondeur inférieure à un mètre que la pièce mobile gauche débloque la communication entre les chambres B et D. Le ressort droit pousse la pièce mobile à revenir à sa position initiale. Ce mouvement est très rapide, car l'huile peut soulever la valve (regardez le dessin).
Mais que se serait-il passé si le plongeur n'avait pas atteint la surface avant l'échéance ?

La pièce mobile droite (colorée en noir) aurait rencontré le déclencheur d'un percuteur (munie d'un puissant ressort). C'est ce système (que nous n'avons pas dessiné) qui frappe la capsule de CO2, ramenant ainsi le plongeur à la surface, face en haut, en gonflant très rapidement les deux chambres. L'excès de CO2 est évacué par un sifflet perforé, censé alerter les personnes alentour et permettre au plongeur de reprendre conscience.
Pour ne pas surcharger le dessin, nous n'avons pas représenté le système de percuteur, ni celui qui teste le bon fonctionnement du dispositif : une goupille de sécurité empêchant tout déclenchement accidentel de la capsule de la bouteille de CO2. Le plongeur, sur son bateau ou sur la plage, procède à l'armement du ressort. Ensuite, en appuyant sur un bouton, il pousse la pièce mobile gauche vers l'intérieur et la maintient en position, simulant une plongée. En faisant cela, il provoque le flux d'huile, la « baro-temporisation ». Avec sa montre, il peut vérifier si le système fonctionne correctement une fois l'échéance atteinte. Il n'a plus qu'à remettre en place le percuteur, retirer la goupille de sécurité et plonger sans s'inquiéter de ce dispositif. Son Ange Gardien veille sur lui et empêche toute plongée durer plus de 120 secondes (mais il peut modifier cette valeur simplement en ajustant la course de la pièce mobile droite avant qu'elle ne déclenche le percuteur).
Le système résiste aux chocs et à la corrosion, car il est en contact avec l'eau de mer uniquement par une membrane en caoutchouc. Un choc ne ferait pas déclencher accidentellement la pièce mobile droite, en raison de la viscosité de l'huile.
Mon fils avait inventé un autre système, tout aussi intéressant. Il pouvait être embarqué sur tous les bateaux. Il était léger et avait la taille d'une mallette. Cette boîte en plastique colorée, facilement visible et équipée d'un drapeau pliable, était une chambre à air qui permettait à quelqu'un de plonger à une profondeur limitée par la longueur du narguilé (20 mètres). Ce système permettait au capitaine d'un yacht ou d'un bateau à moteur de plonger pour dégager un ancrage coincé entre deux rochers, récupérer un objet ou simplement permettre aux membres d'équipage de regarder sous la mer.
Vous pourriez penser que c'est un aqualung. Oui et non.

Comme la chambre à air reste à la surface (les bouteilles de plongée en alliage léger peuvent flotter), d'autres personnes sur le bateau peuvent surveiller le plongeur. Il fonctionne en « semi-apnée ». Techniquement, il s'agit simplement d'un narguilé, mais psychologiquement, il permet à chacun de rêver d'être le héros du « Grand Bleu ». La sangle est équipée du baro-temporisateur, qui commence automatiquement le compte à rebours dès que le plongeur cesse de respirer. Le dispositif sera donc réglé pour des délais plus courts, par exemple 60 secondes.
Une minute sans respirer : la capsule frappée ramène le plongeur à la surface. Mais dès qu'il « aspire » à son narguilé, le compte à rebours est réinitialisé.
J'ai une pensée émue pour mon ami Yves Girault, décédé, avec qui j'ai conduit pour ma première tentative. Il connaissait très bien mon fils, et m'a aidé à concevoir et ajuster ce dispositif de sauvetage.
Réactions
1er mai 2000 : Benjamin Rottier, 20 ans, m'a écrit pour suggérer une amélioration de ce système de sauvetage. Je n'avais pas pensé à cela. Nous pourrions simplement ajouter, par exemple sur l'une des sangles, du côté avant, une poignée (similaire à celles qui ouvrent les parachutes). Elle serait reliée au système de percuteur par un câble plastifié glissant dans un conduit. En tirant dessus, vous déclenchez immédiatement la capsule de CO2 et gonflez ainsi les chambres de sauvetage. Cela pourrait se produire dans de nombreuses situations :
- un plongeur en profondeur qui se sent mal (froid, impression d'avoir surestimé ses capacités...) ;
- mais cela permettrait à un plongeur moins expérimenté de descendre vers un autre plongeur inconscient, qui se trouve à une profondeur telle qu'il serait très difficile de le récupérer. Les parents pourraient tenter quelque chose pour sauver un de leurs enfants qui vient de couler. Beaucoup de gens savent pagayer ou se plonger, mais pas atteindre une profondeur de 5 ou 6 mètres. Que faire quand l'un de vos proches est à 15 ou 20 mètres de profondeur, et que vous devez agir très vite ? Il est bien plus rapide de tirer sur cette sangle et de se précipiter sur les lieux de l'accident, où quelqu'un vient de couler, que de faire venir un bateau directement au-dessus pour tenter de le récupérer avec une corde. En cas de syncope, les minutes sont cruciales. Le cerveau ne peut supporter une privation d'oxygène plus de 5 minutes. C'est trop court pour larguer l'ancre et démarrer le moteur. Avec ce système, vous n'avez qu'à plonger vers le plongeur inconscient, le saisir et tirer sur la poignée : le gilet de sauvetage vous ramènera ensemble à la surface.
Il ne s'agit pas seulement des personnes qui ont un malaise qui pourraient avoir besoin d'aide : tirer sur une telle sangle et nager vers quelqu'un en difficulté vous assure d'avoir, en cas de besoin, une bouée, sans avoir à la traîner.
En réalité, le danger ne concerne pas seulement les plongeurs. Chaque année, de nombreuses personnes meurent noyées à cause d'une hydrocution ou d'une fatigue lorsqu'il y a un courant. Les nageurs n'aimeraient pas avoir un « Mae West » peu esthétique sur le dos, accompagné d'une bouteille de CO2 qui tinte sur leur abdomen. Pour ajuster l'Ange Gardien, nous serions très attentifs à la conception, à l'aspect « James Bond » : boucle en bronze élégante, fermeture à couteau, design hydrodynamique, couleurs amusantes. Et pourquoi pas, des gadgets utiles : sifflet, petite lumière clignotante...
Les sangles habituellement utilisées sur les bateaux sont peu esthétiques et difficilement ajustables. Il n'est pas raisonnable d'embarquer à bord d'un yacht ou d'un voilier des personnes qui ne savent pas nager. Sur chaque bateau, il faut trouver des gilets de sauvetage. Mais très souvent, sauf en cas de mauvais temps, les gens n'ont pas envie de porter ces appareils encombrants. Une sangle, oui, mais un gilet de sauvetage, hmm. Les gens ont généralement ces gilets à bord principalement pour ne pas violer la loi en cas de contrôle de police, ou parce qu'ils pensent qu'ils pourraient être utiles si le bateau coule. Combien de bons nageurs sont morts noyés en tombant à l'eau, en journée ou en soirée ?
Personne ne semble avoir imaginé que la conception de ces dispositifs pourrait être un facteur d'amélioration de la sécurité. En effet, il existe une continuité entre le système de sauvetage pour un plongeur en syncope et la sangle ordinaire d'un membre d'équipage sur un bateau. Si un fabricant s'intéresse à ce problème, de nombreuses pièces pourraient être communes aux deux dispositifs. En conséquence, il y aurait une expansion du marché et une économie de production.
Lorsque vous êtes à bord d'un yacht, les règles de sécurité devraient vous obliger à porter une sangle et à vous attacher à la rambarde. Dans ces cas, un instant de distraction peut être fatal. À quoi sert la sangle d'un membre d'équipage qui n'est pas attaché à ce moment-là, et que le gréement va jeter à l'eau ? Lors de l'accident, Tabarly n'avait pas de sangle.
Après l'accident, plusieurs scénarios sont possibles :
- les personnes tombées à l'eau peuvent déclencher le gonflement des chambres en tirant sur la poignée ;
- mais ce gonflement pourrait être automatique, par exemple par la moindre pression élevée sur une capsule manométrique dissimulée dans la boucle de la ceinture ;
- comme ce gilet est pratique et esthétique, cela pourrait inciter les gens à le porter systématiquement. Quelqu'un portant une sangle équipée de chambres gonflables n'hésiterait pas à plonger pour aider un ami tombé à l'eau, sachant qu'il pourra le sauver et qu'il ne sera pas une autre source d'inquiétude pour le capitaine ;
- le gilet pourrait avoir deux positions : « sécurité voilier » et « sécurité plongée ». En mode « sécurité voilier », aucun bain n'est autorisé ; en mode « sécurité plongée », aucune plongée ne peut dépasser 120 secondes.
Autre remarque de Benjamin Rottier :
Tous les avions qui volent au-dessus de la mer doivent être équipés de gilets de sauvetage pour les pilotes, les membres d'équipage et les passagers.
Et Benjamin, qui possède son permis de pilote, ajoute :
Imaginons la situation : un avion privé, avec quatre personnes à bord, au-dessus de la mer, en panne moteur. Tout le monde (sauf le pilote !) panique, essaie de mettre son gros gilet orange, se contorsionne dans la cabine étroite. Le pilote lâche les commandes pour mettre son gilet. Lorsque l'avion s'écrase, il faut évacuer. Ce ne sera pas facile, chargé de ces gros gilets.
La situation peut être bien pire. Certaines pistes donnent sur la mer. Une panne moteur au décollage mettra l'avion en situation d'accident beaucoup plus rapidement. De plus, un atterrissage en mer n'est pas si facile. S'il y a la moindre houle, il est certain qu'il se renversera. Pour une telle utilisation, l'Ange Gardien, dans sa version aéronautique, aurait des chambres gonflables dissimulées sur le devant des sangles et une petite bouteille de CO2 située sur la poitrine. Elle pourrait être déclenchée de deux façons :
- manuellement ;
- ou automatiquement, lorsque une petite capsule manométrique, située à l'avant de l'abdomen, est soumise à une pression élevée.
Ce deuxième système, automatique, pourrait sauver des vies si les passagers sont projetés hors de l'avion lors de l'accident. Dans les deux cas, ce dispositif peu encombrant pourrait être porté pendant le vol par les passagers et les pilotes.
Vous noterez que de tels dispositifs pourra
Version originale (anglais)
The Guardian Angel - A lifejacket for apnea divers
Lifejacket for Apnea divers
Automatic triggering after 120 seconds
home_fr.htm
../../gilet.htm
gilet.htm
The 'Guardian Angel'
This device had to be leightweight: a light and smart harness.
...Apnea diving has something heroic about it. It would not put up with the size of a heavy "Mae West". The inflatable bladders had to be hidden inside the straps, at the front. A Velcro fastening let them unfold easily.

It was essential to avoid electric devices, because of the effects of seawater. The diver had to be able to test the device was working by simple movements. Such a system should be automatic. Indeed, the 'Guardian Angel' should be a device put between the diver's shoulder blades. When he is on the surface, this position would let the system be virtually at atmospheric pressure.

We opted for a "fluidics" temporization system, that was built and tested successfully. This pre-study cost a lot, so I asked a friend, Albina du Boisrouvray, for help. She had lost her son too, in tragic circumstances; he was nearly the same age as mine. François-Xavier Bagnoud was an helicopter pilot and he became the private pilot of Thierry Sabine, who founded the Paris-Dakar rally. As he was checking out the desert with the singer Daniel Balavoine as passenger, all three died in a crash the cause of which remains a mystery. Grief-stricken, Albina decided to devote her life to charity through a foundation she gave her son's name to. She agreed straight away to finance the built of a prototype. The device drawn (approximately on a 1:1 scale) was so built and tested successfully by the 'Disk' Company, managed by the dynamic Mr Koenig and located at Bourg lez Valence (France). The budget was to cover all the process from the pre-study to the adjusting of the final product, in collaboration with an industrial partner, that was to be found. We all expected that the venture could be seen through to completion. A patent was prepared and I thought it was natural that I should take as agent someone who had dealed with my son's business affairs while he was alive. Jean-Christophe was a brilliant designer of diving equipments. Sadly, it turned out that this woman was a crook of the worst sort who embezzled the most of the money by juggling skilfully the books, as she used to do in the past with several organizations intended for humanitarian activities. This person even foung means to recover a sizable sum, in Italy, claiming she had been appointed as an executor. There are people who could cut a dead person's finger to get back his ring. It's well known that humanitarian activities are one of the favorite targets for crooks, because people are less suspicious. With the sum this person left, we could finish a prototype and test it successfully, but we couldn't go any further. Therefore, we're searching for an industrial partner who may take over the project in his own name. If the sale of those safety devices could bring in some money, I only would like FXB foundation to be compensated for the sum they lost in this affair.
The trials were about a "baro-temporizer"-working system. We designed it to limit to two minutes (120 seconds) apnea divings; after this period of time, it had to strike automatically a CO2 cap, that should blow up the two bladders of the jacket and so bring the diver back on the surface. The system was working quite well and repetitively. But now, it's time to describe it. The drawings below match a prototype having the size and the volume of two VHS video tapes sticked one on the other. Of course, the optimized device would have a different shape, more compact, and would be made up of moulded plastic parts. We had built the prototype manufacturing plates in aluminium alloy, just to prove the feasibility.

Initially (before the dive), the system, that is supposed to be located between the diver's scapulas, is at water level. The external pressure is exerted through the holes shown on the drawings. The system is on contact with the external environment by a rubber membrane similar to those of diving bottles' regulators. This membrane is interdependent with a mobile part (red-colored) that has the rotation symmetry. The system comprises several chambers. We'll call B the upper chamber and D the lower one. In normal circumstances, without high pressure due to the diver's descent, the membrane is flat. The turret, there colored in red, is in the position you can see on the drawing. Its awl isn't engaged and the B chamber communicate with the D one, so they've got the same pressure.
The yellow color figures an oil filling. A second turret, white-colored on the drawing above, is interdependent with two very soft rubber membranes. This turret is made up of a cylindrical central body, interdependent with the two disks on which the upper and the lower membranes are sticked. A light spring keeps this second mobile part in contact with the upper thrust, through the rubber membrane. No oil leak is possible. The oil can flow out by two ways:
< - slowly, toward the bottom and along the axle, as a function of the sliding play of this axle in the hole;
- quickly, toward the top, through the check valve (brown-colored).
The device is ready to work. As soon as the diver is deeper than one meter, the pressure exerted on the rubber membrane in contact with sea water become strong enough to cause the isolation of the D chamber: the awl of the left mobile part comes into contact with the toric seal.

The color of the environment is supposed to show the depth. There, we're about at one meter. If the diver goes deeper, only a few more meters, the pressure exerted on the left membrane pushes the left mobile part to its thrust. Look at the drawing below:

The air contained in the B chamber will be at a slight high pressure (figured by the pinkish coloration) comparatively to the air contained in the D chamber, that "remembers" the value of the atmospheric pressure at the time of the immersion (plus the equivalent of one meter of water, i.e. a tenth of a bar). Thus, the air in the B chamber will press down the upper membrane of the second mobile part (white-colored). It will tend to go down, but it will necessarily have to force some oil out, from the upper part (C) where it is to the lower one. The oil is flowing out along the axle, some play having been loosened during the machining. It's the value of the play itself that dictates the time of temporization.

The drawing above shows the second mobile part going down. The small arrows show the oil flow. The general design of the system determines the time it will take for the second piston to reach its lower thrust.
If the diver goes back to the surface before the 120 seconds are up, what's happen ?

We've drawn the device after the return to the surface. Please note that the countdown goes on until the diver goes back to the surface, or very close to it. That's only at a depth of less than one meter that the left mobile part unblocks the communication between the B and D chambers. The right spring tends the mobile part to go back to its original position. This movement is very quick, because the oil can lift the valve up (look at the drawing).
But what would have happened if the diver had not reached the surface before the deadline?

The right mobile part (black-colored) would have met the trigger of a striker (manned with a powerful spring). That's this system (that we did not draw) that strikes a CO2 cap, which brings the diver back to the surface, face upside, by inflating the two bladders very quickly. The excess of CO2 is vented through a piercing whistle, that is supposed to warn people and make the diver regain conciousness.
In order not to overload the drawing, we have showed neither the striking system, nor the one that tests the working of the device: a security pin avoiding any accidental strike of the CO2 bottle's cap. The diver, on his boat or on the beach, proceeds to the armament of the spring. Then, pressing on a button, he drives the red left mobile part in and holds it in position, simulating a dive. Doing this, he causes the oil flow, the "baro-temporization". With his watch, he can check if the system works well once the deadline is reached. Now he has just to re-man the striker, to take the security pin off and to go diving without worrying about this device. His Guardian Angel watches over him and prevents any dive longer than 120 seconds (but he might change this value, just by adjusting the stroke of the right mobile part before it triggers the striker).
The system stands up to shocks and corrosion as it is in contact with the sea water only by a rubber membrane. A shock would not lead the right mobile part to trigger the stike accidentally, because of the viscosity of the oil.
My son invented antoher system, that was interesting too. It could be boarded on every boat. It was light and it had the size of an attaché case. This plastic colored box, easily visible and equiped with an foldable flag, was an air chest that allowed someone to dive at a depth limited by the length of the narghile (20 meters). This system could allow the captain of a yacht or a motorboat dive to free an anchor jammed between two rocks or to take something back, or let the crew members have a look under the sea.
You may think it's an aqualung. Yes an no.

As the air chest stays on the surface (diving bottles made in light alloys can float), other people on a boat can watch over the diver. It's working in "semi-apnea". Technically, it's just called an narghile, but psychologically, it allows everyone to dream he's the hero of "The Big Blue". The harness is equiped with the baro-temporizer, that starts automatically to countdown as the diver stops breathing. The device will so be set for shorter deadlines, e.g. 60 seconds.
One minute without breathing: the striked cap brings the diver back to the surface. But as soon as he "sucks" on his narghile, the countdown is reset.
I've got a moving thought for my friend Yves Girault, now dead, with whom I drove for my nearly first time. He knew my son very well, and he helped me in the conception and the adjusting of this rescue device.
Reactions
May, 1st 2000: Benjamin Rottier, 20, wrote to me to suggest an improvement for this rescue system. I hadn't thought of this. We just could add on the harness, e.g. on one of the straps, on the front side, a handle (similar to those opening parachutes). It would be linked to the striking system by a plasticized cable sliding in a duct. By pulling on it, you'll strike immediately the CO2 cap and so blow up the rescue bladders. This could happen in many cases:
- a diver in depth feeling ill at ease (cold, impression that he has overestimated his performances...);
- but this could allow a not so good apnea diver to dive towards another lifeless apneist, who is at such a depth that reach and rescue him would be very difficult. Parents could try something to rescue one of their child who've just sunk. Many people are able to paddle or to immerse themselves, but not to reach a depth of 5 or 6 meters. What to do when one of your nearest and dearest is 15 or 20 meters deep, and you have to act very quickly ? It's much faster to pull on this harness and rush to the place of the accident, where someone has just sunk, than to bring a boat straight above to try to pick him up with a rope. In case of syncope, minutes are very important. The brain can not stand up to a lack of oxygen more than 5 minutes. It's too short to drop anchor and start a motor. With this system, you've just to dive towards the lifeless diver, to grab him and to pull on the handle: the lifejacket will bring you together to the surface.
There's not only people having a fainting fit who could need some help: pull on such a harness and swim towards someone in trouble let you be sure you'll have in case of need a buoy, you don't have to tow.
In fact, the hazard does not concern only divers. Every year, many people drown because they've got an hydrocution or they're tired out when there's a current. Swimmers would not like to go away with an unaesthetic Mae West on their back along with a CO2 bottle rattling on their abdomen. For adjusting the Guardian Angel, we'd be very careful of the design, the "James Bond" aspect: nice bronze buckle, knife fastening, hydrodynamic design, funny colors. And, why not, helpful gadgets: whistle, small flashing light...
Harnesses usually used on boats are uneasthetic and aren't easily adjustable. It's not reasonable to board on a yacht or a sailboat people who don't know how to swim. On every boat, you must find lifejackets. But very often, unless when there's heavy weather, people don't wear those cumbersome devices. A harness, yes but a lifejacket, hmm. People have got those jackets aboard the most often in order not to be breaking the law in case of a police check, or because they think it would be useful if the boat sinks. How many good swimmers have died drowning falling overboard, by day or by night?
Nobody seems to have imagined that the design of those devices could be a factor to increase safety. Indeed, there's a continuity between the rescue system for a syncopated diver and the ordinary harness of a crew member on a boat. If a manufacturer takes an interest in this problem, many parts could be common to the two devices. As a consequence, there would be a market expansion and economy, when producing.
When you're aboard a yacht, the safety rules should make you wear a harness and hook yourself on to the handrail. In those cases, an instant of carelessness may be fatal. What's the good of the harness of a crew member who is not hooked at this time, and that the boom will throw overboard? When such a blow threw Tabarly into the sea, he wasn't wearing any harness.
After the accident, several scenarios are possible:
- the people who have fallen into the sea can trigger the inflation of the bladders by pulling on the handle;
- but this inflation could be made automatic, e.g. by the least high pressure on a manometric capsule hidden in the belt's buckle;
- as this lifejacket is handy and aesthetic, this could lead people into wearing it systematically. Someone wearing a harness provided with inflatable bladders wouldn't hesitate to dive to help a friend fallen overboard, knowing he'll be able to rescue him and he won't be one more worry for the skipper;
- the jacket could have two positions: 'yachting-safety' and 'diving-safety'. When on the yachting-safety, no bathing is allowed; when on the diving-safety, no diving more than 120 seconds.
Another remark of Benjamin Rottier:
Every aircraft that flies over the sea has to be provided with lifejackets for pilots, crew members and passengers.
And Benjamin, who has his pilot licence, adds:
Let's imagine the situation: a private aircraft, with 4 persons on board upon the sea, with an engine failure. Everyone (but the pilot!) gets in a panic, tries to pull up his big orange jacket, contorting himself in the narrow cabin. The pilot lets go of the controls to put on his lifejacket. When the aircraft crashes, it must be evacuated. It won't be easy, loaded down with those big jackets.
The situation can be much worse. Some runways face the sea. An engine failure when the aircraft is taking off will put it in a crash situation much more quickly. Moreover, a sea landing is not so easy. If there's the least swell, it's sure that it will overturn. For such a use, the guardian angel, in its aeronautic version, would have inflatable bladders hidden on the front side of the braces and a small bottle of CO2 located on the chest. It could be triggered in two ways:
- manually;
- or automatically, when a little manometric capsule, located in the front of the abdomen, is on small high pressure.
This second system, automatic, may save lives if the passengers are ejected when the aircraft crashes. In both cases, this uncumbersome device could be worn during the flight by the passengers and the pilots.
You'll note that such devices could possibly replace the systems used on airliners. The actual lifejackets can be used only if the aircraft has made a perfect sea landing, gear up, on a smooth sea. You might imagine that the passengers will pull their jackets up, as the aircraft loses altitude and then will reach the exits in order and with discipline, guided by hostesses. But in reality, other situations can happen: the cabin may be broken, the passengers may be thrown away into the sea, unconcious or unable to blow up their jackets. In thoses cases, an automatic triggering of the inflation, by a barometric capsule, could be very useful.