26 mars
2011 :
Un lecteur,
depuis le CEA, me transmet un rapport (quotidien) de l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN), en français.
Il précise : « ceci est l'information réelle sur l'état du site de Fukushima ».
Ce rapport semble moins optimiste que celui donné par un ingénieur français vivant sur place, qui commente les informations fournies par les services officiels japonais.
Rapport de l'IRSN du 25 mars 2011
Extrait :
IRSN
Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire
Note d'information
Situation des centrales nucléaires au Japon après le grand séisme survenu le 11 mars 2011
Position du point au 25 mars à 08h00
État des réacteurs
L'IRSN reste très préoccupé par la situation actuelle des réacteurs n°1, 2 et 3
( risque de défaillance de certains matériaux en raison de la présence de quantités massives de sel dans les cuves et les enceintes, absence d'un système durable capable d'évacuer la puissance résiduelle... ). Cette fragilité devrait durer des semaines ou des mois, compte tenu de la difficulté.
L'IRSN examine
des scénarios d'aggravation possible de la situation,
notamment des scénarios envisageables en cas de rupture de la cuve du réacteur n°3.
Il sera difficile de démontrer la réalité
de tel scénario, mais l'impact en termes de rejets radioactifs dans l'environnement est pris en considération.
Réacteur n°1
Le débit d'injection d'eau de mer dans la cuve a été ajusté (10 m³/h) pour contrôler la température au-dessus du cœur. Ce débit doit permettre l'évacuation de la puissance résiduelle. La pression mesurée dans l'enceinte de confinement a été stabilisée. Il ne devrait pas être nécessaire de dépressuriser cette cuve dans un avenir très proche.
Réacteur n°2
L'injection d'eau de mer dans la cuve est maintenue pour assurer le refroidissement du cœur, qui reste partiellement hors d'eau. L'enceinte de confinement pourrait être endommagée. La situation n'a pas évolué et les opérations de dépressurisation de la cuve de confinement ne sont pas nécessaires pour le moment. La salle de contrôle devrait être ravitaillée aujourd'hui.
Réacteur n°3
L'injection d'eau de mer dans la cuve serait maintenue afin d'assurer le refroidissement du cœur, qui reste toutefois partiellement déshydraté.
L'enceinte de confinement semble ne plus être étanche selon les indicateurs de pression ; cette perte d'étanchéité serait à l'origine de rejets radioactifs continus et non filtrés dans l'environnement.
La libération de fumée détectée le 23 mars s'est arrêtée. L'IRSN analyse les causes potentielles de défaillance du confinement du réacteur n°3.
Une hypothèse examinée par l'IRSN concerne la possibilité d'une rupture de la cuve suivie d'une interaction entre le corium (mélange de combustible et de métal fondu) et le béton au fond de l'enceinte de confinement.
L'impact en termes de rejets dans l'environnement est en cours d'examen.
Trois opérateurs ont été contaminés le 24 mars dans le bâtiment des turbines du réacteur n°3.
Les travaux d'audit des matériaux ont été arrêtés. Ces travaux visent à restaurer l'alimentation du réacteur en eau douce.
Réacteur n°4
Le cœur de ce réacteur ne contient pas de combustible.
Réacteurs n°5 et n°6
Les réacteurs sont correctement refroidis (cœur et assemblages dans le bassin de refroidissement).
Il est indiqué que la préoccupation des ingénieurs japonais est que le sel contenu dans l'eau de refroidissement de la mer obstrue les vannes électromagnétiques, qui ne sont contrôlables qu'à distance. Un dysfonctionnement de ce type pourrait avoir de graves conséquences et leur souci est de revenir à un refroidissement à l'eau douce.
Alors, quelle est la solution ?
J'ai une information de première main,
à communiquer sur la Z-machine, que j'ai recueillie lors de deux congrès internationaux, à Vilnius en 2008 et à Jeju, Corée, en octobre 2010, et en proximité directe de Malcolm Haines lui-même. Nexus a accepté de publier cet article d'information, qui paraîtra dans le prochain numéro.
Ces informations vont multiplier conjointement espoirs et craintes liés à cette nouvelle technologie de températures ultraélevées. Sans gâcher le charme du sujet (l'article sera rapidement rédigé) :
Les Américains ont atteint 3,7 milliards de degrés en 2005 dans la Z-machine de Sandia. Optant pour des applications militaires en priorité (bombe à fusion pure), ils ont dissimulé tout ce qui pouvait l'être. Avec ZR, l'intensité électrique est passée de 17 à 26 millions d'ampères et les performances de la machine sont désormais tenues secrètes.
20 mars
2011 :
Est-il important de faire une série sur cet accident japonais ? Il y a tant de catastrophes sur Terre que nous sommes saturés. Ce que l'on peut dire, c'est que cette catastrophe est due à une autre folie humaine : construire des centrales nucléaires à bas coût (ce qui est le cas de toutes les centrales nucléaires japonaises) dans un pays régulièrement dévasté par les tsunamis. Sinon, construire des centrales nucléaires moins chères et en tirer profit.
Ne pas tenir compte des recommandations des spécialistes de la sismologie qui demandaient à renforcer la sécurité contre les séismes.
Imprudence.
Les Japonais nous étonnent par leurs progrès spectaculaires en robotique. Au Japon, les robots savent monter à vélo, parler, sourire. Ils construisent des robots humanoïdes
qui ont du style, ils seront probablement vendus, comme des chiens domestiques artificiels ou des escortes électroniques, aux habitants des villes souffrant de solitude. Cela me rappelle un chapitre de
Les Chroniques martiennes
de Ray Bradbury, que je recommande vivement de lire ou de relire.
Mais, au Japon, personne n'a investi dans des robots de sécurité capables de grimper sur les décombres, mais surtout construits avec un blindage en plomb permettant de résister à un flux intense de rayonnements. Le Japon a dû les faire venir de pays étrangers.
Nous avons vu l'un de ces responsables de cette gestion criminelle, « submergé par l'émotion », verser des larmes de crocodile (mais qui n'accepterait pas de s'asseoir à côté des opérateurs de machines qui s'approchent dangereusement des réacteurs pour tenter de les refroidir ?). Au Japon, les responsables politiques ou économiques, qui ont ruiné des centaines de milliers de personnes dignes, apparaissent périodiquement devant les médias pour s'excuser publiquement. Le responsable d'une catastrophe nucléaire verse quelques larmes. Cela remplace le suicide traditionnel japonais, le seppuku, un suicide au couteau froid.
Cette vidéo montre le traitement des déchets provenant du fonctionnement d'un réacteur à eau bouillante, ces déchets étant manipulés à distance et stockés dans un bassin d'eau, cette eau jouant le rôle d'un écran absorbant les radiations.
Vous devez comprendre une chose. Dans l'industrie nucléaire, les déchets issus de la production d'électricité, fortement radioactifs et dangereux à manipuler, sont simplement stockés
très près du réacteur,
dans des bassins d'eau ordinaire. L'eau suffit à bloquer différentes radiations. Ensuite, ces déchets seront acheminés vers des « centres de retraitement », comme à La Hague, afin d'extraire le combustible futur pour... les réacteurs à neutrons rapides. Ces déchets ne sont
pas du tout passifs
et constituent un matériau aussi dangereux que le contenu du réacteur lui-même.


Le bassin de stockage des éléments usés
Ce bassin est situé à proximité immédiate du réacteur, pour des raisons de manipulation aisée.
Un zoom sur ces « structures » regroupant les « crayons » :

60 « crayons » par « assemblage » dans les réacteurs japonais
Un peu plus de zoom, nous pouvons voir les détails sur ces « crayons »,
qui constituent ces « structures ». Ce sont des tubes en zirconium (appelés aussi « gines »), remplis de « pastilles de combustible » : oxydes d'uranium ou, dans le cas du « MOX », un mélange d'oxyde d'uranium et d'oxyde de plutonium. Si l'eau dans laquelle ces structures sont immergées s'évapore, la chaleur résiduelle générée par ces structures, stockée en rangs compacts, est suffisante pour endommager rapidement les tubes en zirconium et permettre aux pastilles de s'échapper et de s'accumuler au fond du bassin. À moins qu'un phénomène explosif ne dissémine ces produits autour du réacteur.
Voici la source de ce qui suit :
http://allthingsnuclear.org/tagged/Japan_nuclear

La cuve (ici, ouverte) et le « bassin » sont reliés par des portes, des verrous agissant
Périodiquement « le réacteur est arrêté ». Les barres de contrôle sont relevées, ce qui réduit l'activité du réacteur à son minimum, qui n'est pas nul, car les produits de fission continuent à évoluer, à se décomposer tout en dégageant de la chaleur (60 mégawatts, le dixième du régime nominal de fonctionnement). Le verrou isolant le haut du réacteur du bassin de stockage est ouvert. L'eau envahit tout l'espace disponible. La manipulation des structures se fait désormais sous l'eau, à l'aide du grue et du bras télescopique, soit pour retirer les structures « usées » soit pour les remplacer par des structures « neuves ». En tout état de cause, à moins qu'une industrie de retraitement comme celle de La Hague ne prenne le relais, les structures « usées » seront stockées dans un bassin proche, où elles continueront à chauffer l'eau du « bassin de stockage des éléments consommés et en transit pour l'approvisionnement en nouveaux éléments ».

Manipulation et assemblage, sous un couvert d'eau, écran de radiation
Voici une photo montrant une telle manipulation, prise dans une centrale nucléaire aux États-Unis, à la centrale de Brown Ferry en Alabama.

Transfert d'un assemblage usé vers le bassin de stockage
Le nom de « couloir à bétail » a été choisi en raison de la ressemblance entre ces passerelles et les chemins qui conduisent le bétail à l'endroit où il sera abattu.
Cette photo est prise par l'opérateur de la grue. Sous ses pieds : l'eau qui le protège des radiations.

À quelques mètres plus bas, on distingue clairement le halo bleu correspondant à l'effet de radiation émis par les éléments de combustible « usés ». On voit bien qu'ils ne sont pas du tout passifs !
Voici une autre photographie d'un bassin de stockage pour réacteur américain (Alabama), vide, avant utilisation.
Il y a quelques décennies, j'ai visité un réacteur expérimental

Pégase
installé à
Cadarache.
En regardant à travers cette eau claire, nous avons vu « tout l'intérieur du réacteur », entouré d'un halo bleu,
situé dix mètres plus bas.
C'était comme voir la mort en face, le poison nucléaire tout proche. La vitesse des particules émises n'était pas supérieure à celle de la lumière dans le vide, mais supérieure à cette vitesse
dans l'eau, qui est de plus de 200 000 km/s. Le rapport 200 000 / 300 000 = 1,5 correspond à l'indice de réfraction de l'eau. Les particules étaient donc émises à « vitesse supersonique » par rapport à la vitesse de la lumière dans cet environnement, et nous avons clairement vu des choses ressemblant à des « ondes de choc », ce qui correspond à ce que nous appelons la
radiation Cherenkov.
Dans un milieu autre que le vide, le temps de propagation de la lumière est étendu en raison du temps d'absorption-émission des photons par les atomes et les molécules. Mais entre deux atomes, les photons se déplacent à 300 000 km/s.
Pégase
(35 mégawatts thermiques), réacteur de recherche et d'essais, mis en service à
Cadarache en 1963, il s'agit d'une pile atomique où sont testés les combustibles pour piles à gaz.
Le bassin du réacteur de Pégase a été converti en 1980 pour stocker 2 703 conteneurs contenant 64 kg de plutonium.
Voici les sources de ce qui suit :
http://www3.nhk.or.jp/news/genpatsu-fukushima
http://allthingsnuclear.org/tagged/Japan_nuclear


Chaque élément joint (voir ci-dessus) pèse 170 kg et contient 60 « crayons ». Le bassin de stockage du réacteur n°3 contenait autant de barres « usées » hautement toxiques que... son cœur.
Ci-dessous, une photo diffusée par la NHK du Japon, indiquant qu'arrosage (à l'eau de mer) doit être effectué à une hauteur de 22 mètres.

L'arrosage des réacteurs japonais nécessite de jeter (eau de mer) à une hauteur de 22 m (source : télévision japonaise NHK)


Grue d'arrosage, montée sur un véhicule mobile
Test de cette grue d'arrosage
22 mars 2011 :
Comme le rapporte un lecteur, il semblerait s'agir d'un bétonnière à distance, comme l'indique cette photo qu'il m'a envoyée (et je le remercie) :

À gauche, on voit le camion-citerne de béton avec son malaxeur en rotation.
Bien sûr, on peut utiliser une telle perche pour faire tomber de l'eau à une hauteur de 22 m, là où le refroidissement serait le plus efficace. Si elle était utilisée pour inonder le réacteur sous du béton, ce serait clairement plus grave. Cela signifierait que le refroidissement du cœur du réacteur, ou d'un de ses cœurs, pourrait être détruit.
Attendez...
Nous ne pouvons espérer qu'au Japon, la situation ne soit pas aussi critique qu'elle en a l'air, en parlant de nucléaire (modulo le fait que le nombre de victimes de ce tsunami s'élève à 20 000 à ce jour).
Le fait demeure que ces événements nous rappellent brutalement les risques du nucléaire.
Version originale (anglais)
March 26
2011:
A reader,
from CEA, sends me a (daily) report of the Institute of Nuclear and Radiological
Protection, in French (IRSN)
,
he
precises
''this is the real information about site status of Fukushima''.
This report seems less optimistic that the one
given by a French engineer living on site, and commenting information given by
official Japanese services.
The report of IRSN of March 25th 2011
Extract:
IRSN
Institute
of
Nuclear
and Radiological Protection
Information note
Situation of nuclear plants in
Japan after major earthquake occurred March 11 2011
Point position on March 25 at
08h00
State of reactors
IRSN remains heavily preoccupied
by the actual situation of reactors no 1,2 and
3
( failure
risk of some material because of the presence of massive quantities of salt in
tanks and enclosures, lack of a sustainable system able to evacuate residual
power...). That precariousness should last for weeks or months considering the
difficulty.
IRSN examines
scenarios of possible aggravation of the situation
, notably
conceivable
scenarios in case of
breaking tank of the reactor no 3
. It will be difficult to demonstrate the
reality
of
such
a scenario but impact in term of radioactive rejects in environment is under
consideration.
Reactor no 1
The injection rate of sea water
in the tank has been adjusted (10 m3/h) for controlling temperature above the
core. This rate must permit evacuation of residual power. Pressure measured in
the containment enclosure has been stabilized. It shouldn't be necessary to depressurize
this tank in a very short-term.
Reactor no 2
The injection of sea water in the
tank is maintained for assuring cooling of the core, which stays partially out
of water. The containment enclosure could be damaged. The situation has not
evolved and depressurization operations of tank containment are not necessary
at the moment. The control room should be replenished this day.
Reactor no 3
The injection of sea water in the
tank would be maintained in order to ensure core cooling which stays, however, partially
dewatered.
The containment enclosure seems
to be no more waterproof according to pressure indicators; this loss of seal
would be at the origin of ''continuous'' and unfiltered radioactive discharges in
the environment.
The release of smoke detected in
March 23 has stopped. IRSN analyzes potentials causes of failure of containment
of reactor no 3.
One hypothesis examined
by IRSN concerns the eventuality of a rupture of the tank followed by an interaction
between corium (mixture of fuel and molten metal) and concrete at the bottom of
the containment enclosure.
The impact in terms of rejects in
environment is being examined.
Three
operators have been contaminated March 24 in the turbine building of the
reactor no 3.
Audit works of materials have been stopped. These works aim
to restore a reactor feed in freshwater.
Reactor no 4
The core of this reactor does not
contain fuel.
Reactor no 5 and 6
Reactors are correctly cooled
(core and assembly in cooling pool).
It says that the concern of Japanese engineers
is that salt provided by the cooling sea water blocks solenoid valves, which
are only
controllable
from
afar. A malfunction of this kind could have serious
consequences and their concern is to revert back to a freshwater cooling.
So, what is the solution?
Ihave hot news, which are information of first
hand,
to communicate about
Z-machine, since Ihave collected them in two congress internationals, Vilnius
in 2008 and
Jeju
, Korea, October 2010, and close to
Malcom
Haines him-self. Nexus accepted to publish this news
article, which will be released in the next issue.
Those
information will multiply jointly hopes and fears linked to this new technology
of ultra-high temperatures. Without spoiling the charm of this subject (this
news article will be quickly written):
Americans
have
achieved
3,7
billions of degrees in 2005 in Z-machine of Sandia. Opting
for military applications in priority (pure fusion bomb), they misinform
anything goes. With ZR, the electrical intensity increased from 17 to 26 million
amps and performances of the machine are now kept secret.
March 20
2011:
Is it
important to make a serial with this Japanese's accident? There are so many
disasters on Earth that we are saturated. What we can say is that this disaster
is due to another human's bloody thing: building nuclear plants on costs (what
is the case for all Japanese's nuclear plants) in a country periodically
devastated by tsunamis. Otherwise, building cheaper nuclear plants and to make benefit.
Not
paying
attention to recommendations of
seismology specialist who were asking
to upgrade security against earthquakes.
Improvidence.
Japanese astound us with their spectacular
progress in robotic. In Japan, robots know how to ride a bicycle, to talk, to
smile. They build humanoid robots
who
have style, they
will probably be sold, as artificial servant dogs, or electronic escort girls,
to city dwellers suffering from loneliness. It remembers me a chapter of
The Martian Chronicles
of Ray
Bradburry
, that
Ihighly recommend to read or to reread.
But, in Japan, no
one have invested in security robots, able to climb upon rubble, but above all build
with a lead shielded electronic able to resist against the intense radiation
flux. Japan needed to bring them from foreign countries.
We have seen one of
these people responsible of this criminal bad management, ''overwhelmed by the
emotion'', to shed crocodile tears (but who wouldn't accept to sit nearby machine's
operators who dangerously approach reactors to tempt to cool down them). In
Japan, political responsible or economic
actors, who have ruined hundred of
thousand decent people come periodically in front of media for public
apologizes. The responsible of a nuclear disaster shed few tears. This replaces
the traditional Seppuku, a cold steel suicide.
This video shows arrangement of wastes coming
from the running of a boiled water nuclear reactor, those wastes are
manipulated from a distance and stored in a water pool, this water playing role
of a radiations absorbing shield.
You must understand one thing. In nuclear
industry, the results of activities of electricity production, highly
radioactive and dangerous to manipulate wastes, are simply stored
very close to the reactor,
in ordinary
water pools. Water is enough to block different radiations. Afterwards, those wastes
will be routed to ''reprocessing centers'', like in La Hague, to extract the
future fuel for...Fast Breeder reactors. Those wastes are
not at all passive
and constitute a material as dangerous as the
contents of the reactor itself.


The stock ''pool'' of used elements
This pool is situated in the immediate
neighborhood of the reactor, for reasons of easy manipulations.
A zoom shot on those ''structures'' regrouping
''pencils'':

60 ''pencils'' per ''assembly'' in Japanese's reactors
Zooming a little more, we can see details on
those ''pencils'',
who
constitute those
''structures''. These are zirconium tubes (al
so
called "gines")
, filled with ''fuel pellets'': uranium oxides
or, in the case of the ''MOX'', a mixture of uranium oxide and plutonium oxide.
If water, in which those structures are immersed, is evaporated, waste heat
generated by those structures, stored in compact ranks, is enough to quickly
damage zirconium tubes and allow pellets to escape and gather on the bottom of
the pool. Unless an explosive phenomenon disperses these products around the
reactor.
Here is the source of what follows:
http://allthingsnuclear.org/tagged/Japan_nuclear

The tank (here,
opened) and the ''pool'' are linked by doors, locks acting
Periodically ''the reactor is stopped''. The
control bars are raised, which reduces the activity of the reactor at its
minimum, which is not zero, because products of fission continue evolving,
decomposing while releasing heat (60 megawatts, the tenth of the rated
operating regime). The lock insulating the top of the reactor with the stock
pool is open. Water invades all available space. Handling of the structures is
now operated under water, using the crane and the telescopic arm, either for
removing ''worn'' structures or replacing them by ''new'' structures. Anyway,
unless a reprocessing industry, like La Hague, take over, the ''worn''
structures will be stocked in a proximity pool, where they continuing to warm
water of the ''storage pool of elements consumed and transit for supply of new
elements''.

Handling and assembly, under a blanket of water, radiation shielding
Here is a photo showing such a manipulation,
taken in a reactor set up in the United States, in Brown Ferry's nuclear power
station in Alabama.

Transfer of
an
used assembly to the storage
basin
The ''cattle chute'' name has been chosen
because of the resemblance between those bridges and ways which conduct cattle
to the place where they will be slaughtered.
This photo is taken by the operator of the crane.
Under his feet: the water which protects him from radiations.

At a few meters
below, we clearly distinguish the blue glow which corresponds to the effect of
radiation emitted by ''used'' fuel elements. We can see that it is clearly not
passive!!
Here another photograph of a storage basin for American reactor
(Alabama), empty, before usage.
Few decades ago Ivisited an experimental pool
reactor

Pgase
installed in
Cadarache
.
Looking through that water, clear, we saw ''all innards of the reactor'',
surrounded by a blue glow,
located
ten meters lower.
It was like seeing death in front, the nuclear poison close. Speed of particles
emitted was not higher than the speed of light, in the void, but higher than
that speed
in water
, which is more
than 200,000 km/s. The ratio 200,000/300,000 = 1,5 corresponds to the
water's
index
of refraction. Particles were then emitted at ''supersonic speed'' towards
speed of light in this environment and we saw clearly things that looked like
'' shockwaves '', this corresponds to what we call ''
Cherenkov radiation
''. In an environment other than void, time of
propagation of light is expanded because of the absorption-emission time of
photons by atoms and molecules. But between two atoms, photons go at 300,000
km/s.
Pgase
(35 megawatts thermal), nuclear reactor of research and tests,
divergence at
Cadarache
in 1963, it is
a
atomic pile where tests are made on fuels for gas cooled piles.
The pool of
Pgase's
reactor
has been converted in 1980 to store 2,703 containers containing 64 kg of
plutonium.
Here are sources of what follows:
http://www3.nhk.or.jp/news/genpatsu-fukushima
http://allthingsnuclear.org/tagged/Japan_nuclear


Each joint element (see above) weighs 170 kg
and contains 60 ''pencils''. The storage pool of the reactor no 3 contained as
much as high toxic ''used'' bars than... his core.
Below is a picture broadcasted by the NHK of
Japan, which indicates that watering (by sea water) must be done at a height of
22

m.
Watering of Japanese's reactors needs to throw (sea) water at a height
of 22 m (source: Japanese TV NHK)


Watering crane, mounted on a moving vehicle
Test of this watering crane
March 22 2011:
as reported by a reader, it seems to
be a remote beam dump concrete, as indicates this picture that he sent to me
(and Ithank him):

Seen on the left the concrete truck carrier with
its concrete mixer rotating.
Of course, we can use a pole like this to drop
down water at a height of 22 m, where cooling can be the most effective. If it used
for flooding the reactor under concrete, it would be clearly more serious. This
would signify that body cooling of the reactors, or one of them could be
destroyed.
Wait...
We can only hope, for Japanese, that the situation
is not so critical that it appears, speaking of nuclear (modulo the fact is
that victims of this tsunami amount to 20,000 at this day).
The fact remains that those events make us
brutally realize again the risks of nuclear power.