2022-10-13 : LES MENSONGES DE
PFIZER
Comme le lien ci-dessous a été rendu inopérant j'ai copié le
texte de l'article;
Covid : Pfizer avoue avoir mis sur le marché son
vaccin sans éléments sur la transmission du virus
12 oct.
2022, 20:16
Ted S.
Warren Source: AP _
Les
déclarations des représentants de Pfizer au sujet des
tests des vaccins contre le Covid-19 ont suscité la
controverse (illustration). Suivez RT France sur
Telegram logoTelegram Le laboratoire suscite à nouveau
la controverse pour avoir indiqué que son vaccin n'avait
pas été testé quant à sa capacité à prévenir la
transmission de la maladie avant d'être mis sur le
marché, et pour son manque de transparence sur les
contrats.
Les
polémiques autour de l'entreprise pharmaceutique Pfizer
rebondissent après des auditions menées par la
commission spéciale du Parlement européen sur le
Covid-19, aussi appelée commission Covi, qui a
auditionné le 10 octobre les représentants de plusieurs
laboratoires sur leur rôle dans la gestion de la
pandémie. Lire aussi Le PDG de Pfizer, Albert Bourla, le
19 novembre 2021, en Grèce (image d'illustration). Le
PDG de Pfizer annonce avoir contracté le Covid-19 malgré
«quatre doses» de son vaccin L'une des déclarations de
Janine Small, présidente des marchés internationaux
développés chez Pfizer qui représentait la firme en
l'absence – critiquée par plusieurs élus, d'après
l'extrait publié par le Parlement européen – de son PDG
Albert Bourla, a particulièrement attiré l'attention.
«Le vaccin Pfizer contre le Covid a-t-il été testé quant
à sa capacité à prévenir la transmission du virus avant
son arrivée sur le marché ?», l'a interrogée
l'eurodéputé conservateur néerlandais Rob Roos. «Non», a
répondu Janine Small, expliquant que les équipes de
Pfizer devaient alors «avancer à la vitesse de la
science pour comprendre ce qui se passait sur le marché»
et que l'urgence de la situation nécessitait de prendre
«des risques».
"Vaccinez-vous pour les autres" a toujours été un
mensonge Selon Rob Roos, cette déclaration invalide les
discours tenus précédemment par le laboratoire : son PDG
Albert Bourla avait en effet affirmé à plusieurs
reprises que la vaccination était nécessaire non pas
seulement pour se protéger soi-même, mais aussi pour
«protéger les autres», en particulier les personnes
âgées et fragiles. Un postulat qui a notamment guidé les
politiques de vaccination menées en Europe, puis
justifié l'instauration du pass sanitaire, adopté par
les Pays-Bas comme par la France. «"Vaccinez-vous pour
les autres" a toujours été un mensonge», a affirmé l'élu
néerlandais en commentant cet extrait vidéo, rappelant
les discours tenus par le Premier ministre de son pays
Mark Rutte, selon qui le refus de se faire vacciner
était «anti-social».
Plusieurs
personnalités politiques françaises opposées aux pass
sanitaire et vaccinal ont vivement réagi à la
déclaration du responsable de Pfizer. Dans une vidéo
publiée sur Twitter depuis les rangs de l'Assemblée
nationale, le député de l'Essonne Nicolas Dupont-Aignan
a jugé qu'il s'agissait d'un véritable «coup de
tonnerre», démontrant que le slogan gouvernemental «tous
vaccinés, tous protégés» était un «mensonge», relayé par
le président français Emmanuel Macron lui-même. Immense
mensonge «Plus d'un an après, on s'aperçoit que ce que
j'avais dit [...] était vrai, qu'on nous a menti, qu'un
immense mensonge [...] des Etats et des industries
pharmaceutiques a été organisé pour vous culpabiliser de
ne pas vous vacciner», a-t-il dénoncé, avant de réclamer
la réintégration et l'indemnisation des soignants non
vaccinés, interdits d'exercer leur profession en raison
de leur refus de recevoir une injection. De la même
manière, le leader des Patriotes Florian Philippot a
qualifié les propos des représentants de Pfizer
d'«énorme révélation» justifiant «la réintégration de
tous les personnels suspendus» le plus vite possible.
«Le scandale n’a que trop duré !», a-t-il ajouté.
L'avocat
Fabrice Di Vizio, qui porte les recours d'une série de
soignants suspendus, a fait part de son intention «de
saisir de nouveau le juge» pour demander leur
réintégration, jugeant cependant que ces déclarations
«n’apportent rien de nouveau». Plutôt pessimiste sur les
chances de succès de tels recours «car tout ceci est
politique», il s'est néanmoins réjoui du «crédit»
apporté par Janine Small à ses propos selon desquels «le
sujet n’était pas le vaccin mais le pass et le contrôle
social». La capacité des vaccins développés par Pfizer
et par les autres laboratoires à réduire la transmission
du virus a fait l'objet de nombreuses discussions depuis
le lancement des campagnes de vaccination et la mise en
place de dispositifs tels que le pass sanitaire et le
pass vaccinal. En novembre 2021, l'Organisation mondiale
de la santé avait indiqué que «les vaccins sauvent des
vies, mais ils n'empêchent pas totalement la
transmission du Covid-19», estimant alors que l'arrivée
du variant Delta avait réduit à un seuil de 40%
l'efficacité des vaccins contre la transmission de la
maladie, contre 60% précédemment. L'Institut Pasteur
estimait pour sa part, à l'automne 2021, que les
vaccinés infectés avaient 50% moins de risques de
transmettre le virus que les non vaccinés. Très
efficaces contre les formes graves de la maladie d'après
une série d'études, les vaccins contre le Covid le
seraient en revanche moins pour empêcher la propagation
du virus, particulièrement depuis l'arrivée d'une série
de variants, dont Omicron, encore plus transmissible que
son prédécesseur Delta.
Echanges de
SMS entre Ursula von der Leyen et le patron de Pfizer :
le bras de fer continue L'autre volet des échanges avec
la représentante de Pfizer a porté sur la transparence
des contrats passés avec l'Union européenne. Comme le
souligne le média Euractiv, «tous les groupes politiques
au Parlement européen exigent que les contrats soient
connus de tous», plusieurs questions ayant porté sur la
teneur des échanges de SMS entre Ursula von der Leyen et
le PDG de Pfizer. Lire aussi Le vaccin contre le Covid
de Pfizer (image d'illustration). Pfizer veut vendre 54
milliards de dollars de vaccins et pilules anti-Covid en
2022 «Nous saluons la prouesse scientifique [...] de
l'entreprise Pfizer dans la course au Covid-19, mais
cette prouesse ne peut justifier le manque de
transparence dans la négociation des contrats», a ainsi
lancé l'eurodéputée Renew Europe Véronique
Trillet-Lenoir. Si Janine Small a maintenu que Pfizer
avait fait preuve «d’une grande transparence» et que
tous les contrats étaient «disponibles pour les
eurodéputés», plusieurs élus ont fait remarquer que
certaines parties étaient illisibles.
Véronique
Trillet-Lenoir a ainsi déploré auprès d'Euractiv que les
élus n'aient «jamais réussi à connaître les sites de
production, jamais réussi à avoir des calendriers de
livraison», ce à quoi Janine Small a répondu que les
informations en question étaient «confidentielles» pour
des raisons de «concurrence». Le contrat a suivi la
procédure habituelle Plusieurs eurodéputés sont revenus
à la charge à propos des SMS échangés par la présidente
de la Commission et le PDG de Pfizer, dont leéléments
sur la transmission du virus contenu n'a jamais été
rendu public malgré des demandes répétées, y compris de
la part de la médiatrice de l'Union européenne Emily
O'Reilly. Ted S. Warren Source: AP _
Véronique
Trillet-Lenoir a ainsi déploré auprès d'Euractiv que les
élus n'aient «jamais réussi à connaître les sites de
production, jamais réussi à avoir des calendriers de
livraison», ce à quoi Janine Small a répondu que les
informations en question étaient «confidentielles» pour
des raisons de «concurrence». Le contrat a suivi la
procédure habituelle Plusieurs eurodéputés sont revenus
à la charge à propos des SMS échangés par la présidente
de la Commission et le PDG de Pfizer, dont leéléments
sur la transmission du virus contenu n'a jamais été
rendu public malgré des demandes répétées, y compris de
la part de la médiatrice de l'Union européenne Emily
O'Reilly. Sur ce sujet, Janine Small a affirmé devant
les élus qu’aucun contrat d'achat de vaccins n’avait été
négocié par SMS. «Chacun comprend que pendant la
pandémie nous avons tous télétravaillé», a-t-elle
souligné, ajoutant que le PDG de Pfizer avait donné son
numéro à de multiples reprises durant cette période pour
«échanger à travers le monde». De surcroît, la
représentante du laboratoire a fait valoir qu'il n'était
pas possible de mener des négociations commerciales
aussi complexes par messagerie, assurant que «le contrat
a suivi la procédureéléments sur la transmission du
virus habituelle».
.. «Chacun
comprend que pendant la pandémie nous avons tous
télétravaillé», a-t-elle souligné, ajoutant que le PDG
de Pfizer avait donné son numéro à de multiples reprises
durant cette période pour «échanger à travers le monde».
De surcroît, la représentante du laboratoire a fait
valoir qu'il n'était pas possible de mener des
négociations commerciales aussi complexes par
messagerie, assurant que «le contrat a suivi la
procédureéléments sur la transmission du virus
habituelle».
Pays-Bas :
le gouvernement envisagerait déjà d'aller jusqu'à six
doses de vaccin contre le Covid Suite au mécontentement
suscité par l'absence du PDG de Pfizer lors de
l'audition, la commission Covi a décidé de renvoyer une
invitation à Albert Bourla pour qu'il vienne apporter de
plus amples explications, les eurodéputés étant restés
sur leur faim. «La firme et son PDG ne sont pas
au-dessus du contrôle parlementaire», a ainsi averti
l'eurodéputée écologiste Michèle Rivasi, menaçant de
priver l'entreprise d'accès au Parlement en lui retirant
son statut de lobby. La commission se réunit à nouveau
dès le 13 octobre, avec à l'ordre du jour un rapport
spécial de la Cour des comptes européenne consacré à
l'acquisition de vaccins contre le Covid-19. Dans ce
document, l'institution regrette de n'avoir reçu, malgré
ses demandes, «aucune information sur les négociations
préliminaires pour le plus important contrat de l'UE»,
puisqu'il dominera le portefeuille de vaccins de l'Union
jusqu'à la fin de 2023. «Il s'agit du seul contrat pour
lequel l'équipe conjointe de négociation n'a pas
participé» aux discussions préliminaires, relève la
Cour. Selon l'eurodéputée du Rassemblement national
Virginie Joron, il y a là matière à signaler une
«suspicion de corruption passive» commise par Ursula von
der Leyen. C’est le New York Times qui, fin avril 2021,
avait évoqué des échanges «de textos et d’appels» entre
le chef de l’exécutif européen et le patron du groupe
pharmaceutique «pendant un mois». «Cette diplomatie
personnelle a joué un grand rôle dans l’accord» qui
venait alors d’être finalisé et portant sur 1,8 milliard
de doses de vaccins Pfizer, affirmait alors le quotidien
américain. Un journaliste du siteéléments sur la
transmission du virus allemand Netzpolitik.org avait
ensuite demandé au secrétariat général de la Commission
européenne que lui soient transmis les «SMS et autres
documents» ayant menés à la signature de ce contrat de
plusieurs milliards d’euros, en vertu du règlement
n°1049/2001, qui garantit à n’importe quel citoyen de
l’UE un accès «le plus large possible» aux documents des
instances décisionnelles européennes. Le secrétariat
d’Ursula von der Leyen avait accepté de lui fournir un
e-mail, une lettre et un communiqué de presse, mais
aucun SMS, arguant que ceux-ci ne constituent pas des
documents de travail de l’UE. Ce refus avait conduit le
média allemand à saisir la médiatrice européenne, et le
dossier embarrasse toujours Bruxelles. Lire aussi «SMS
Gate» Von der Leyen – Pfizer : des eurodéputés
n’entendent pas en rester-là
En savoir plus sur RT France : https://francais.rt.com/international/101690-covid-pfizer-avoue-avoir-mis-sur-marche-vaccin-sans-elements-transmission-virus
Covid : Pfizer avoue avoir mis sur le marché
son vaccin sans éléments sur la transmission du virus 12
oct. 2022, 20:16 Covid : Pfizer avoue avoir mis sur le
marché son vaccin sans éléments sur la transmission du
virus © Ted S. Warren Source: AP Les déclarations des
représentants de Pfizer au sujet des tests des vaccins
contre le Covid-19 ont suscité la controverse
(illustration). Suivez RT France sur Telegram
logoTelegram Le laboratoire suscite à nouveau la
controverse pour avoir indiqué que son vaccin n'avait
pas été testé quant à sa capacité à prévenir la
transmission de la maladie avant d'être mis sur le
marché, et pour son manque de transparence sur les
contrats. Les polémiques autour de l'entreprise
pharmaceutique Pfizer rebondissent après des auditions
menées par la commission spéciale du Parlement européen
sur le Covid-19, aussi appelée commission Covi, qui a
auditionné le 10 octobre les représentants de plusieurs
laboratoires sur leur rôle dans la gestion de la
pandémie. Lire aussi Le PDG de Pfizer, Albert Bourla, le
19 novembre 2021, en Grèce (image d'illustration). Le
PDG de Pfizer annonce avoir contracté le Covid-19 malgré
«quatre doses» de son vaccin L'une des déclarations de
Janine Small, présidente des marchés internationaux
développés chez Pfizer qui représentait la firme en
l'absence – critiquée par plusieurs élus, d'après
l'extrait publié par le Parlement européen – de son PDG
Albert Bourla, a particulièrement attiré l'attention.
«Le vaccin Pfizer contre le Covid a-t-il été testé quant
à sa capacité à prévenir la transmission du virus avant
son arrivée sur le marché ?», l'a interrogée
l'eurodéputé conservateur néerlandais Rob Roos. «Non», a
répondu Janine Small, expliquant que les équipes de
Pfizer devaient alors «avancer à la vitesse de la
science pour comprendre ce qui se passait sur le marché»
et que l'urgence de la situation nécessitait de prendre
«des risques». "Vaccinez-vous pour les autres" a
toujours été un mensonge Selon Rob Roos, cette
déclaration invalide les discours tenus précédemment par
le laboratoire : son PDG Albert Bourla avait en effet
affirmé à plusieurs reprises que la vaccination était
nécessaire non pas seulement pour se protéger soi-même,
mais aussi pour «protéger les autres», en particulier
les personnes âgées et fragiles. Un postulat qui a
notamment guidé les politiques de vaccination menées en
Europe, puis justifié l'instauration du pass sanitaire,
adopté par les Pays-Bas comme par la France.
«"Vaccinez-vous pour les autres" a toujours été un
mensonge», a affirmé l'élu néerlandais en commentant cet
extrait vidéo, rappelant les discours tenus par le
Premier ministre de son pays Mark Rutte, selon qui le
refus de se faire vacciner était «anti-social».
Plusieurs personnalités politiques françaises opposées
aux pass sanitaire et vaccinal ont vivement réagi à la
déclaration du responsable de Pfizer. Dans une vidéo
publiée sur Twitter depuis les rangs de l'Assemblée
nationale, le député de l'Essonne Nicolas Dupont-Aignan
a jugé qu'il s'agissait d'un véritable «coup de
tonnerre», démontrant que le slogan gouvernemental «tous
vaccinés, tous protégés» était un «mensonge», relayé par
le président français Emmanuel Macron lui-même. Immense
mensonge «Plus d'un an après, on s'aperçoit que ce que
j'avais dit [...] était vrai, qu'on nous a menti, qu'un
immense mensonge [...] des Etats et des industries
pharmaceutiques a été organisé pour vous culpabiliser de
ne pas vous vacciner», a-t-il dénoncé, avant de réclamer
la réintégration et l'indemnisation des soignants non
vaccinés, interdits d'exercer leur profession en raison
de leur refus de recevoir une injection. De la même
manière, le leader des Patriotes Florian Philippot a
qualifié les propos des représentants de Pfizer
d'«énorme révélation» justifiant «la réintégration de
tous les personnels suspendus» le plus vite possible.
«Le scandale n’a que trop duré !», a-t-il ajouté.
L'avocat Fabrice Di Vizio, qui porte les recours d'une
série de soignants suspendus, a fait part de son
intention «de saisir de nouveau le juge» pour demander
leur réintégration, jugeant cependant que ces
déclarations «n’apportent rien de nouveau». Plutôt
pessimiste sur les chances de succès de tels recours
«car tout ceci est politique», il s'est néanmoins réjoui
du «crédit» apporté par Janine Small à ses propos selon
desquels «le sujet n’était pas le vaccin mais le pass et
le contrôle social». La capacité des vaccins développés
par Pfizer et par les autres laboratoires à réduire la
transmission du virus a fait l'objet de nombreuses
discussions depuis le lancement des campagnes de
vaccination et la mise en place de dispositifs tels que
le pass sanitaire et le pass vaccinal. En novembre 2021,
l'Organisation mondiale de la santé avait indiqué que
«les vaccins sauvent des vies, mais ils n'empêchent pas
totalement la transmission du Covid-19», estimant alors
que l'arrivée du variant Delta avait réduit à un seuil
de 40% l'efficacité des vaccins contre la transmission
de la maladie, contre 60% précédemment. L'Institut
Pasteur estimait pour sa part, à l'automne 2021, que les
vaccinés infectés avaient 50% moins de risques de
transmettre le virus que les non vaccinés. Très
efficaces contre les formes graves de la maladie d'après
une série d'études, les vaccins contre le Covid le
seraient en revanche moins pour empêcher la propagation
du virus, particulièrement depuis l'arrivée d'une série
de variants, dont Omicron, encore plus transmissible que
son prédécesseur Delta. Echanges de SMS entre Ursula von
der Leyen et le patron de Pfizer : le bras de fer
continue L'autre volet des échanges avec la
représentante de Pfizer a porté sur la transparence des
contrats passés avec l'Union européenne. Comme le
souligne le média Euractiv, «tous les groupes politiques
au Parlement européen exigent que les contrats soient
connus de tous», plusieurs questions ayant porté sur la
teneur des échanges de SMS entre Ursula von der Leyen et
le PDG de Pfizer. Lire aussi Le vaccin contre le Covid
de Pfizer (image d'illustration). Pfizer veut vendre 54
milliards de dollars de vaccins et pilules anti-Covid en
2022 «Nous saluons la prouesse scientifique [...] de
l'entreprise Pfizer dans la course au Covid-19, mais
cette prouesse ne peut justifier le manque de
transparence dans la négociation des contrats», a ainsi
lancé l'eurodéputée Renew Europe Véronique
Trillet-Lenoir. Si Janine Small a maintenu que Pfizer
avait fait preuve «d’une grande transparence» et que
tous les contrats étaient «disponibles pour les
eurodéputés», plusieurs élus ont fait remarquer que
certaines parties étaient illisibles. Véronique
Trillet-Lenoir a ainsi déploré auprès d'Euractiv que les
élus n'aient «jamais réussi à connaître les sites de
production, jamais réussi à avoir des calendriers de
livraison», ce à quoi Janine Small a répondu que les
informations en question étaient «confidentielles» pour
des raisons de «concurrence». Le contrat a suivi la
procédure habituelle Plusieurs eurodéputés sont revenus
à la charge à propos des SMS échangés par la présidente
de la Commission et le PDG de Pfizer, dont le contenu
n'a jamais été rendu public malgré des demandes
répétées, y compris de la part de la médiatrice de
l'Union européenne Emily O'Reilly. Sur ce sujet, Janine
Small a affirmé devant les élus qu’aucun contrat d'achat
de vaccins n’avait été négocié par SMS. «Chacun comprend
que pendant la pandémie nous avons tous télétravaillé»,
a-t-elle souligné, ajoutant que le PDG de Pfizer avait
donné son numéro à de multiples reprises durant cette
période pour «échanger à travers le monde». De surcroît,
la représentante du laboratoire a fait valoir qu'il
n'était pas possible de mener des négociations
commerciales aussi complexes par messagerie, assurant
que «le contrat a suivi la procédure habituelle». Lire
aussi Le ministre de la Santé néerlandais, Hugo de
Jonge, applaudissant une soignante recevant une première
dose de vaccin en janvier 2021 (image d'illustration).
Pays-Bas : le gouvernement envisagerait déjà d'aller
jusqu'à six doses de vaccin contre le Covid Suite au
mécontentement suscité par l'absence du PDG de Pfizer
lors de l'audition, la commission Covi a décidé de
renvoyer une invitation à Albert Bourla pour qu'il
vienne apporter de plus amples explications, les
eurodéputés étant restés sur leur faim. «La firme et son
PDG ne sont pas au-dessus du contrôle parlementaire», a
ainsi averti l'eurodéputée écologiste Michèle Rivasi,
menaçant de priver l'entreprise d'accès au Parlement en
lui retirant son statut de lobby. La commission se
réunit à nouveau dès le 13 octobre, avec à l'ordre du
jour un rapport spécial de la Cour des comptes
européenne consacré à l'acquisition de vaccins contre le
Covid-19. Dans ce document, l'institution regrette de
n'avoir reçu, malgré ses demandes, «aucune information
sur les négociations préliminaires pour le plus
important contrat de l'UE», puisqu'il dominera le
portefeuille de vaccins de l'Union jusqu'à la fin de
2023. «Il s'agit du seul contrat pour lequel l'équipe
conjointe de négociation n'a pas participé» aux
discussions préliminaires, relève la Cour. Selon
l'eurodéputée du Rassemblement national Virginie Joron,
il y a là matière à signaler une «suspicion de
corruption passive» commise par Ursula von der Leyen.
C’est le New York Times qui, fin avril 2021, avait
évoqué des échanges «de textos et d’appels» entre le
chef de l’exécutif européen et le patron du groupe
pharmaceutique «pendant un mois». «Cette diplomatie
personnelle a joué un grand rôle dans l’accord» qui
venait alors d’être finalisé et portant sur 1,8 milliard
de doses de vaccins Pfizer, affirmait alors le quotidien
américain. Un journaliste du site allemand
Netzpolitik.org avait ensuite demandé au secrétariat
général de la Commission européenne que lui soient
transmis les «SMS et autres documents» ayant menés à la
signature de ce contrat de plusieurs milliards d’euros,
en vertu du règlement n°1049/2001, qui garantit à
n’importe quel citoyen de l’UE un accès «le plus large
possible» aux documents des instances décisionnelles
européennes. Le secrétariat d’Ursula von der Leyen avait
accepté de lui fournir un e-mail, une lettre et un
communiqué de presse, mais aucun SMS, arguant que
ceux-ci ne constituent pas des documents de travail de
l’UE. Ce refus avait conduit le média allemand à saisir
la médiatrice européenne, et le dossier embarrasse
toujours Bruxelles. Lire aussi «SMS Gate» Von der Leyen
– Pfizer : des eurodéputés n’entendent pas en rester-là
En savoir plus sur RT France : https://francais.rt.com/international/101690-covid-pfizer-avoue-avoir-mis-sur-marche-vaccin-sans-elements-transmission-virus
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A-P