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Le dernier discours de Kennedyn dix jours avant son assassinat

histoire Kennedy

En résumé (grâce à un LLM libre auto-hébergé)

  • Le discours de Kennedy du 27 avril 1961 est analysé en lien avec son assassinat cinq mois plus tard. Il aborde des thèmes économiques et monétaires.
  • Kennedy a signé un ordre exécutif mettant fin au privilège de la Federal Reserve Bank, ce qui pourrait expliquer son assassinat.
  • L'article souligne le rôle des médias dans la censure de l'information et compare la guerre du Vietnam à des conflits contemporains.

Le dernier discours de Kennedy dix jours avant son assassinat

Comment imaginer qu’il ne se soit pas fait assasiner après avoir proféré de tels propos ?

Mise en ligne le 18 septembre 2009

****[Son discours du 27 avril 1961](../VIDEOS/Discours Kennedy.wmv)


Le discours de Kennedy devant la presse

mis en ligne le 12 mai 2008

kennedy_societes_secreteshttp://www.dailymotion.com/video/x48czq_jfk-10-jours-avant-conspiration-dis_politics

****La vidéo, sous-titrée en français

Ces paroles doivent nous faire réfléchir. Je dirais : comment avons-nous pu les ignorer aussi longtemps ? Combien d’Américains connaissent le contenu de ce discours ? Kennedy ne serait-il pas traité de nos jours de « conspirationniste », en particulier par notre gentille presse française, si neutre, si objective, si… compétente ?

Comment imaginer une seule seconde que ces images, avec un sous-titrage ou un doublage, puissent être présentées à une heure de grande audience aux téléspectateurs français, que la traduction française de ce discours puisse être reproduite dans un journal de grande audience ?

Plus que jamais, l’information ne passe plus par les médias officiels. C’est ailleurs qu’il faut la rechercher.

Lien entre l’assassinat de Kennedy et sa politique monétaire :

Nous avons entrepris une exploration des grands thèmes de l’économie, toujours dans le but d’éclairer les gens sur le système dans lequel ils sont immergés et dont ils ignorent les rouages. Il faut que les lecteurs apprennent la signification des mots « inflation », « balance des paiements », « dévaluation », « endettement », etc…

Les grands désordres actuels, guerres, famines, trouvent leur explication dans la façon dont le système économique s’est structuré au fil d’accords politico-financiers et monétaires, depuis le début du siècle. Cette exploration de ces thèmes se fait après lecture d’un certain nombre de dossiers en ligne (Wikipédia français et surtout anglophone) et avec l’aide de lecteurs. Comme eux, souvent, nous découvrons des pans de cette jungle nommée « économie ». Parfois avec effarement. Notre tâche sera de tenter d’expliquer le mieux possible ce que nous aurons ou croirons avoir compris, en retouchant grâce aux remarques de lecteurs d’éventuelles erreurs, liées à mon rythme de travail et de production. Par exemple, dans la présente page, il était dit que Kennedy avait été assassiné 10 jours après ce discours, ce qui est faux et a été retouché immédiatement, sur rappel de lecteurs.

Le discours date du 27 avril 1961 et l’assassinat de Kennedy du 26 novembre 1963. Ce qui est certain, c’est que le 4 juin 1963, Kennedy signa l’executive order n° 11110, qui mettait fin au privilège de la Federal Reserve Bank américaine (privée !) de pouvoir battre monnaie. Ce faisant, il mettait en jeu une réforme monétaire essentielle, et il y eut émission de billets, de dollars « gouvernementaux ». Il fut assassiné cinq mois plus tard, et l’on peut s’étonner de cette coïncidence. Il est également avéré que son assassinat eut plusieurs conséquences :

- Son successeur, Johnson, (j’avais écrit : « lança la guerre du Vietnam »). Précisions ci-dessous ().

  • Son premier soin fut de suspendre cette réforme monétaire présidentielle.
  • L’État d’Israël put développer un programme d’équipement de l’arme nucléaire, ce à quoi Kennedy avait toujours été farouchement opposé.*

(*) Johnson n’a pas lancé la guerre du Viêt Nam. Voir l’historique de ce conflit. Il a annulé l’ordre de commencement de retrait des « conseillers américains » installés dans le sud du pays depuis le départ des Français, après leur capitulation au terme des 55 jours du siège de Diên Biên Phu. Eisenhower tente de faire s’exercer l’influence américaine dans le Sud Vietnam, dans le but de faire barrage au communisme, en sabordant les élections prévues par les accords de paix en 1955. Le Sud Vietnam est alors le siège d’intrigues incessantes, avec assassinat de dirigeants, prise de pouvoir par une junte, corruption. Peu avant son assassinat, Kennedy avait décidé un désengagement au Vietnam, que son successeur Johnson, son vice-président devenu président, annula. Celui-ci fabrique (le fait est maintenant avéré) l’« incident du golfe du Tonkin », où des unités de la marine américaine prétendent avoir fait l’objet d’attaques de la part des Nord-Vietnamiens. À l’époque, la CIA (qui devra le reconnaître dans un procès) pratique, conjointement avec des Sud-Vietnamiens infiltrés, des assassinats au Nord Vietnam, portant, si ma mémoire est bonne, à une dizaine de milliers de civils (...). Sous Johnson, l’Amérique croît en sa supériorité technologique et entame une guerre sous forme de bombardements en tapis, massifs, de dépôt de napalm et de défoliant (le tristement célèbre agent Orange, fabriqué par la firme Monsanto). Le corps expéditionnaire américain ne pourra éviter les engagements au sol, l’enlisement. Le successeur de Johnson, le président Nixon, sera l’artisan de ce désengagement, qui se terminera par la prise de Saïgon, en 1975.

Dans cet épisode de l’histoire américaine, les médias jouèrent un rôle déterminant. Des correspondants de guerre témoignèrent du caractère impitoyable et insoluble du conflit, et la pression populaire eut raison de cette guerre, exigeant le rapatriement des soldats, qui, à cette époque, étaient des appelés, incorporés par tirage au sort.

La situation en Irak et en Afghanistan est aujourd’hui mieux contrôlée par les autorités américaines et les médias tenus en laisse. On ne trouve plus, comme du temps de la guerre du Viêt Nam, la photo du rapatriement des corps. Le contingent américain est composé d’engagés volontaires, issus de classes défavorisées, de « chair à canons ». Ceux-ci ne peuvent plus poser comme objecteurs de conscience une fois arrivés sur le terrain.

La guerre aussi se « privatise » (sociétés louant leurs mercenaires, comme la société Blackwater). Les médias américains sont le vecteur d’un intense bourrage de crâne. On tente de faire passer dans l’esprit des gens que, grâce à la high-tech, les soldats américains n’auront plus à s’exposer, leur rôle devenant de contrôler à distance des robots et des drones.

Il faudra revenir, encore et encore, sur ce lien étroit entre l’économie et la géopolitique, qui est sans doute la clé (pas sans doute : sûrement !) de nombreux événements depuis le début du siècle. On voit apparaître de plus en plus d’articles et de documents vidéos consacrés à ce thème. Il faudra les analyser, rechercher les faits, essayer de démêler si possible le vrai du faux. Des histoires brossées sur un fond de « conspirationnisme », avec de nombreuses anecdotes, moquées par la « grande presse », sont liées à des événements tout à fait réels, qu’il faut mettre en lumière et décoder.

Le monde de la finance n’est pas si opaque qu’on pourrait le penser. Comme le monde scientifique, il s’abrite derrière l’écran de fumée de mots incompréhensibles pour l’homme de la rue, comme « subprimes », « taux directeur », « taux d’escompte », « krach ». Les encyclopédies mises en ligne permettent aujourd’hui à tout à chacun d’explorer rapidement des savoirs restés jusqu’ici enfermés dans le sanctuaire de bibliothèques spécialisées, et cela constitue une fantastique révolution. Ce que le jeu Inflatron a mis un peu en lumière, c’est l’instabilité foncière des systèmes économiques et monétaires, dans les deux directions : celle de l’émergence de profits colossaux chez les uns et celle de l’effondrement de revenus chez d’autres. L’analyse des accords passés, en particulier depuis la fin de la seconde guerre mondiale, évoque des mécanismes stabilisateurs aux conséquences à la fois positives et négatives.


Paroles de J.F. Kennedy devant des représentants de la presse américaine :

Je voudrais vous parler de notre responsabilité commune face à un danger qui nous concerne tous. Les événements des dernières semaines nous ont amenés à percevoir cet enjeu. Mais les dimensions du problème sont apparues de manière imminente à l’horizon des prochaines années. Quels que soient nos espoirs pour le futur, s’agissant de réduire une menace ou de vivre avec elle, il est impossible d’éviter l’actuel défi qui concerne notre sécurité et notre survie, un défi qui se présente de manière inhabituelle dans toutes les sphères de l’activité humaine.

La question de la survie de notre société fait apparaître deux nécessités, qui concernent à la fois le Président et la presse, deux gageures qui peuvent sembler contradictoires mais qui peuvent être conjugées et remplies si nous nous unissons face à ce péril national. Je me réfère ici à l’importance d’informer largement le public et à la nécessité de refuser la politique officielle du secret.

Le simple mot de « secret » est inacceptable dans une société libre et ouverte. Nous sommes, en tant que peuple, intrinsèquement et historiquement opposés aux sociétés secrètes, aux serments secrets, aux réunions secrètes. Nous avons décidé il y a longtemps que les dangers de la dissimulation excessive et injustifiée de faits pertinents dépassent de loin les dangers que l’on cite pour les justifier. Même aujourd’hui, il est peu justifié de résister à la menace d’une société fermée (totalitaire ?) tout en imitant ses restrictions arbitraires. Même aujourd’hui, il est peu justifié d’assurer la survie de notre nation si nos traditions ne survivent pas avec elle. Et il y a un danger très grave qu’un besoin annoncé de sécurité accrue soit l’opportunité que saisiront ceux soucieux d’étendre sa portée aux limites extrêmes de la dissimulation et de la censure officielle. Voilà ce que je n’ai pas l’intention de laisser faire, dans la mesure où j’en ai le contrôle. Et aucun officiel de mon administration, quelque soit son rang, civil ou militaire, ne devrait interpréter mes paroles ici ce soir comme une justification pour censurer la presse, étouffer la dissidence, cacher nos erreurs ou taire au public et à la presse les faits qu’ils méritent de savoir.

Mais je demande à tout publiciste, tout éditeur, tout journaliste dans ce pays de réexaminer ses propres principes moraux et de reconnaître la nature du péril qui menace notre pays. En temps de guerre, le gouvernement et la presse ont traditionnellement mis en commun leurs efforts, reposant largement sur l’auto-discipline, pour empêcher la divulgation d’informations non-autorisées à l’ennemi. En temps de danger « clair et présent », les tribunaux ont maintenu que même les droits privilégiés du premier amendement doivent céder devant le besoin commun de sécurité nationale.

Aujourd’hui, aucune guerre n’a été déclarée, et aussi féroce le combat puisse-t-il être, elle pourrait bien ne jamais se déclarer à la façon habituelle. Notre mode de vie est attaqué. Ceux qui se veulent nos ennemis progressent partout dans le monde. La survie de nos amis est menacée. Et pourtant, aucune guerre n’a été déclarée, aucune frontière n’a été franchie par des troupes en marche, aucun missile n’a été tiré.

Si la presse attend une déclaration de guerre avant d’imposer l’auto-discipline qui s’impose dans ces conditions, alors je ne peux que dire qu’aucune guerre n’a jamais autant menacé notre sécurité. Si vous attendez une situation de « danger clair et actuel », alors je ne peux que dire que le danger n’a jamais été aussi clair et sa présence plus imminente.

Cela requiert un changement de perspective, un changement de tactique, un changement de missions, par le gouvernement, par le peuple, par tout homme d’affaires ou chef d’entreprise et par tout journaliste. Car nous sommes confrontés dans le monde à une conspiration monolithique et implacable qui repose essentiellement sur des moyens secrets pour étendre sa sphère d’influence (de l’infiltration plutôt que de l’invasion, de la subversion plutôt que des élections, de l’intimidation plutôt que du choix libre, des guérillas de nuit plutôt que des armées en plein jour).

C’est un système qui a mobilisé de vastes ressources humaines et matérielles dans la construction d’une machinerie très efficace et au maillage très serré qui combine opérations militaires, diplomatiques, de renseignement, économiques, scientifiques et politiques.

Ses plans sont dissimulés, non publiés. Ses erreurs sont cachées, non affichées. Ses dissidents sont réduits au silence, non complimentés. Aucune dépense n’est mise en question, aucune rumeur n’est imprimée, aucun secret révélé. Il conduit la guerre froide, bref, avec une discipline de temps de guerre, aucune démocratie ne pourrait jamais espérer ou désirer bien se porter.

Cependant, toute démocratie reconnaît les restrictions nécessaires liées à la sécurité nationale (et la question demeure de savoir si ces restrictions doivent être plus strictement observées si nous devons faire face à ce genre d’attaque et d’incontestable invasion). À vrai dire, c’est un fait que les ennemis de cette nation se sont ouvertement vantés d’acquérir dans nos journaux les informations qu’ils auraient dû obtenir dans le cas contraire, en engageant des agents, par le vol, la corruption et l’espionnage ; que les détails des plans secrets de cette nation pour contrer les opérations secrètes de l’ennemi ont été mis à la portée de chaque lecteur de journal, ami autant qu’ennemi ; que les effectifs, la puissance, l’emplacement et la nature de nos forces et armes, et nos plans et stratégie pour leur utilisation ont tous été précisés dans la presse et autres médias à un degré suffisant pour satisfaire n’importe quelle puissance étrangère ; et que dans au moins un cas, la publication de détails concernant un mécanisme secret par lequel les satellites étaient suivis, a demandé son altération au prix de beaucoup de temps et d’argent.

Les journaux qui ont imprimé ces histoires étaient loyaux, patriotiques, responsables et de bonne volonté. Si nous avions été engagés dans une guerre ouverte, ils n’auraient sans aucun doute pas publié ces faits. Mais en l’absence de guerre ouverte, ils ne reconnaissaient que les contrôles du journalisme et non ceux de la sécurité nationale. Et la question que je pose ce soir est de savoir si des contrôles additionnels ne devraient pas être adoptés maintenant.

À vous seuls d’y répondre. Aucun officiel ne devrait le faire à votre place. Aucun plan gouvernemental ne devrait imposer ses restrictions contre votre volonté. Mais je manquerais à mon devoir envers la nation, considérant toutes les responsabilités que nous assumons maintenant et tous les moyens dont nous disposons pour remplir ces responsabilités, si je n’attirais pas votre attention sur ce problème et ne conseillais vivement sa considération réfléchie.

En de nombreuses occasions auparavant, j’ai dit (et vos journaux ont constamment dit) que nous sommes en des temps qui font appel au sens du sacrifice et à l’auto-discipline de chaque citoyen. Ils demandent que chaque citoyen mette en balance ses droits et son confort avec ses obligations au bien commun. Je ne peux pas croire maintenant que ces citoyens qui travaillent dans le journalisme se considèrent non concernés par cet appel.

Je n’ai pas l’intention de mettre en place un nouveau bureau de l’information sur la guerre pour canaliser le flot des nouvelles. Je ne suggère pas de quelconques nouvelles formes de censure ou quelconque nouveau type de classification pour le secret. Je n’ai pas de réponse évidente au dilemme que j’ai soulevé, et ne chercherais pas à l’imposer si j’en avais une. Mais je demande aux membres de la profession journalistique et de l’industrie dans ce pays de réexaminer leurs propres responsabilités, de considérer le degré et la nature du danger présent, et de respecter le devoir d’auto-restriction que ce danger nous impose à tous.

Tout journal maintenant se demande, par rapport à chaque histoire : « S’agit-il de nouvelles informations ? ». Tout ce que je suggère est que vous ajoutiez la question : « Est-ce dans l’intérêt de la sécurité nationale ? ». Et j’espère que tout groupe en Amérique (associations, hommes d’affaires et officiels à tous niveaux) posera la même question des efforts à accomplir, et soumettra leurs actions aux mêmes justes contrôles.

Et si la presse américaine considérait et recommandait la mise en place volontaire de nouveaux éléments spécifiques dans les rouages du gouvernement, je peux vous assurer que nous coopérerons de tout cœur et prendrons en considération ces recommandations.

Peut-être n’y aura-t-il pas de recommandations. Peut-être n’y a-t-il pas de réponse au dilemme auquel se trouve confrontée une société libre et ouverte dans une guerre froide et secrète. En temps de paix, toute discussion sur ce sujet, et toute action qui en résulte, sont à la fois douloureuses et inédites. Mais nous vivons un temps de paix et de péril tel qu’on n’en connut pas de précédent dans l’histoire.

C’est la nature sans précédent de ce défi qui aussi exige de vous de répondre à une deuxième obligation, une obligation que je partage, et c’est celle d’informer et d’alerter le peuple américain, de s’assurer qu’il possède tous les éléments d’information nécessaires et qu’il les comprenne également (les périls, les perspectives, les objectifs, de notre programme et les choix qui se présentent à nous). Aucun président ne devrait craindre que le public ne scrute son programme. Car cet examen approfondi permet la compréhension. Et la compréhension autorise le soutien ou l’opposition. Les deux sont nécessaires. Je ne demande pas à vos journaux de soutenir l’administration, mais je demande votre aide dans la tâche énorme d’informer et d’alerter le peuple américain. Car j’ai toute confiance en la réponse et le dévouement de nos citoyens dès qu’ils sont pleinement informés.

Non seulement je ne pourrais pas réprimer la controverse entre vos lecteurs, mais je dis qu’elle est la bienvenue. Cette administration a l’intention d’être franche concernant ses erreurs, car comme un homme sage a dit un jour : « une erreur ne devient une faute que lorsqu’on refuse de la corriger ». Nous avons l’intention de prendre la pleine responsabilité de nos erreurs. Et nous attendons de vous que vous les pointiez du do

Speech by J.K. Kennedy before representatives of the American press:

I would like to speak to you about our common responsibility in the face of a danger that concerns us all. The events of recent weeks have brought this issue into focus. But the dimensions of the problem have become imminent on the horizon of the coming years. Whatever our hopes for the future, whether we seek to reduce the threat or live with it, it is impossible to avoid the current challenge that affects our security and survival, a challenge that presents itself in an unprecedented way across all spheres of human activity.

The question of the survival of our society brings forth two necessities, which concern both the President and the press, two demands that may seem contradictory but can be reconciled and fulfilled if we unite in the face of this national peril. I refer here to the importance of widely informing the public and the necessity of rejecting the official policy of secrecy.

The mere word "secrecy" is unacceptable in a free and open society. And as a people, we are intrinsically and historically opposed to secret societies, secret oaths, secret meetings. We decided long ago that the dangers of excessive and unjustified concealment of relevant facts far outweigh the dangers cited to justify them. Even today, it is little justified to resist the threat of a closed society (totalitarian?) while imitating its arbitrary restrictions. Even today, it is little justified to ensure the survival of our nation if our traditions do not survive with it. And there is a very serious danger that a proclaimed need for increased security will be seized upon by those eager to extend its reach to the extreme limits of concealment and official censorship. This is something I have no intention of allowing, to the extent that I have control over it. And no official in my administration, regardless of rank, civilian or military, should interpret my words tonight as justification for censoring the press, silencing dissent, hiding our mistakes, or withholding from the public and the press the facts they deserve to know.

But I ask every publisher, every editor, every journalist in this country to re-examine their own moral principles and recognize the nature of the peril threatening our nation. In wartime, government and press have traditionally combined their efforts, largely relying on self-discipline, to prevent the unauthorized disclosure of information to the enemy. In times of "clear and present danger," courts have maintained that even the privileged rights of the First Amendment must yield to the common need for national security.

Today, no war has been declared, and however fierce the struggle may be, it may never be declared in the usual manner. Our way of life is under attack. Those who would be our enemies are advancing everywhere in the world. The survival of our friends is threatened. And yet, no war has been declared, no border has been crossed by marching troops, no missile has been fired.

If the press waits for a declaration of war before imposing the self-discipline required under these conditions, then I can only say that no war has ever posed such a threat to our security. If you wait for a situation of "clear and present danger," then I can only say that the danger has never been clearer and its presence more imminent.

This requires a change in perspective, a change in tactics, a change in mission—by government, by the people, by every businessman or corporate leader, and by every journalist. For we are confronted in the world by a monolithic and relentless conspiracy that fundamentally relies on secret means to expand its sphere of influence (infiltration rather than invasion, subversion rather than elections, intimidation rather than free choice, night-time guerrillas rather than armies in broad daylight).

It is a system that has mobilized vast human and material resources in building a highly effective and tightly woven machine combining military, diplomatic, intelligence, economic, scientific, and political operations.

Its plans are concealed, not published. Its errors are hidden, not exposed. Its dissidents are silenced, not praised. No expenditure is questioned, no rumor is printed, no secret is revealed. It wages the Cold War, in short, with the discipline of wartime—no democracy could ever hope to or desire to match.

Yet every democracy recognizes the necessary restrictions related to national security (and the question remains whether these restrictions should be observed more strictly if we are to face this kind of attack and undeniable invasion). Indeed, it is a fact that the enemies of this nation have openly boasted of obtaining information in our newspapers that they would otherwise have had to acquire through agents, theft, corruption, and espionage; that the details of this nation’s secret plans to counter the enemy’s covert operations have been made accessible to every newspaper reader, friend as well as foe; that the strength, power, location, and nature of our forces and weapons, and our plans and strategies for their use, have all been detailed in the press and other media to a degree sufficient to satisfy any foreign power; and that in at least one case, the publication of details concerning a secret mechanism by which satellites were tracked required significant time and expense to alter.

The newspapers that published these stories were loyal, patriotic, responsible, and well-intentioned. If we had been engaged in an open war, they would undoubtedly not have published these facts. But in the absence of open war, they recognized only the controls of journalism, not those of national security. And the question I pose tonight is whether additional controls should not now be adopted.

You alone must answer that. No official should do it for you. No government plan should impose its restrictions against your will. But I would fail in my duty to the nation, considering all the responsibilities we now bear and all the means at our disposal to fulfill them, if I did not draw your attention to this issue and strongly urge its thoughtful consideration.

On many occasions before, I have said (and your newspapers have constantly reported) that we are living in times that call for the sense of sacrifice and self-discipline of every citizen. They demand that every citizen weigh their rights and comfort against their obligations to the common good. I cannot believe that those citizens working in journalism now consider themselves exempt from this call.

I have no intention of establishing a new wartime information office to channel the flow of news. I do not suggest any new forms of censorship or any new types of classification for secrets. I have no obvious answer to the dilemma I have raised, and would not seek to impose one if I had it. But I ask members of the journalistic profession and industry in this country to re-examine their own responsibilities, to consider the degree and nature of the danger at hand, and to honor the duty of self-restraint that this danger imposes on all of us.

Every newspaper now asks, in regard to each story: "Is this new information?" All I suggest is that you add the question: "Is it in the interest of national security?" And I hope that every group in America (associations, businessmen, and officials at all levels) will pose the same question about the efforts they undertake and subject their actions to the same just controls.

And if the American press were to consider and recommend the voluntary implementation of specific new elements within the machinery of government, I can assure you that we would wholeheartedly cooperate and take these recommendations into account.

Perhaps there will be no recommendations. Perhaps there is no answer to the dilemma faced by a free and open society in a secret and cold war. In peacetime, any discussion on this subject, and any action that results, are both painful and unprecedented. But we live in a time of peace and peril unlike any in history.

It is the unprecedented nature of this challenge that also demands of you a second obligation, an obligation I share. And that is to inform and alert the American people, to ensure they possess all necessary information and understand it as well (the dangers, the prospects, the goals of our program, and the choices before us). No president should fear that the public scrutinizes his program. For this close examination enables understanding. And understanding permits support or opposition. Both are necessary. I do not ask your newspapers to support the administration, but I ask for your help in the enormous task of informing and alerting the American people. For I have full confidence in the response and dedication of our citizens once they are fully informed.

Not only could I not suppress controversy among your readers, but I say it is welcome. This administration intends to be frank about its mistakes, for as a wise man once said: "An error becomes a fault only when one refuses to correct it." We intend to take full responsibility for our mistakes. And we expect you to point them out when we fail to uphold this commitment.

Without debate, without criticism, no administration and no nation can succeed, and no republic can survive. This is why the Athenian lawmaker Solon decreed that it was a crime for a citizen to avoid controversy. And this is why our press is protected by the First Amendment (the only business in America specifically protected by the Constitution), not primarily to amuse or entertain, not to exaggerate the trivial and sentimental, not simply to "give the public what it wants," but to inform, stimulate, reflect, report dangers and opportunities, reveal our crises and choices, to lead, shape, educate, and sometimes even provoke public anger.

This means broader coverage and analysis of international news (for it is no longer distant and foreign, but within reach and local). It means greater attention to improved understanding as well as better transmission. And it means, finally, that government at all levels must fulfill its obligation to provide you with the most complete information possible, outside the narrowest limits of national security (and we intend to do so). It was at the very beginning of the 17th century that Francis Bacon observed three recent inventions already transforming the world: the compass (compass?), gunpowder, and the printing press. Now the bond between nations, first established by the compass, has made us all citizens of the world—the hopes and fears of one becoming the hopes and fears of all. While efforts continue to live together in this one world, the evolution of gunpowder to its ultimate limits has warned humanity about the terrible consequences of a breakdown.

It is therefore from the printing press (the memory of human actions, the guardian of their consciences, the messenger of their news) that we expect strength and assistance, that we may have confidence that, with your help, humanity will become what it was meant to be: free and independent.

J.F. Kennedy

**The English text **


Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs :

Je tiens à vous exprimer toute ma reconnaissance pour votre aimable invitation à être présent ce soir.

Vous portez actuellement des responsabilités lourdes, et un article que j'ai lu il y a quelque temps m'a rappelé à quel point les fardeaux des événements actuels pèsent particulièrement sur votre profession.

Vous vous souvenez peut-être que, en 1851, le New York Herald Tribune, sous la direction et la publication de Horace Greeley, avait pour correspondant à Londres un journaliste obscur du nom de Karl Marx.

On nous dit que ce correspondant étranger, complètement fauché, avec une famille malade et mal nourrie, sollicitait constamment Greeley et le rédacteur en chef Charles Dana afin d'obtenir une augmentation de son généreux salaire de 5 dollars par livraison, salaire qu'il et Engels, sans reconnaissance, qualifiaient de « vilain escroquerie bourgeoise minable ». Mais lorsque toutes ses demandes financières furent rejetées, Marx chercha d'autres moyens de subsistance et de renommée, et finit par rompre ses liens avec le Tribune pour consacrer entièrement ses talents à la cause qui devait léguer au monde les germes du léningisme, du stalinisme, de la révolution et de la guerre froide.

Si seulement ce journal new-yorkais capitaliste l'avait traité avec plus de bienveillance ; si seulement Marx était resté correspondant étranger, l'histoire aurait pu être différente. Et j'espère que tous les éditeurs garderont cette leçon à l'esprit la prochaine fois qu'ils recevront une supplique de pauvreté pour une petite augmentation du budget de frais de déplacement d'un journaliste anonyme.

J'ai choisi pour titre de mes propos ce soir : « Le Président et la presse ». Certains pourraient suggérer que cela s'exprimerait plus naturellement par « Le Président contre la presse ». Mais ce ne sont pas mes sentiments ce soir.

Il est vrai, cependant, qu'au moment où un diplomate bien connu d'un autre pays a récemment exigé que notre Département d'État réfute certaines attaques de journaux contre son collègue, il était inutile pour nous de répondre que cette Administration n'était pas responsable de la presse, car la presse avait déjà clairement fait savoir qu'elle n'était pas responsable de cette Administration.

Néanmoins, mon propos ce soir n'est pas de lancer l'attaque habituelle contre la presse dite « unipartite ». Au contraire, ces derniers mois, j'ai rarement entendu des plaintes sur un biais politique dans la presse, sauf de la part de quelques républicains. Et ce n'est pas non plus mon intention de discuter ou de défendre la télédiffusion des conférences de presse présidentielles. Je pense qu'il est très bénéfique que quelque 20 millions d'Américains assistent régulièrement à ces conférences pour observer, si je puis dire, les qualités pénétrantes, intelligentes et courtoises démontrées par vos correspondants de Washington.

Enfin, ces propos ne visent pas à examiner le degré approprié de vie privée que la presse devrait accorder à tout Président et à sa famille.

Si, au cours des derniers mois, vos journalistes et photographes de la Maison Blanche ont assisté régulièrement aux services religieux, cela ne leur a certainement pas fait de mal.

D'un autre côté, je comprends que votre personnel et vos photographes des agences de presse puissent se plaindre du fait qu'ils ne bénéficient plus des mêmes privilèges verts sur les terrains de golf locaux qu'auparavant.

Il est vrai que mon prédécesseur n'avait pas, comme moi, d'objection à la publication de photos de son habileté au golf. Mais, d'un autre côté, il n'avait jamais non plus assommé un agent du Secret Service.

Mon sujet ce soir est plus sérieux, et concerne à la fois les éditeurs et les rédacteurs.

Je veux parler de nos responsabilités communes face à un danger commun. Les événements des dernières semaines ont pu aider certains à mieux comprendre ce défi ; mais la portée de sa menace s'est imposée à l'horizon depuis de nombreuses années. Quels que soient nos espoirs pour l'avenir — réduire cette menace ou y vivre — il n'est pas possible d'échapper à la gravité ni à l'ampleur de ce défi pour notre survie et notre sécurité — un défi qui nous confronte de manière inhabituelle dans tous les domaines de l'activité humaine.

Ce défi mortel impose à notre société deux exigences directement liées à la presse et au Président — deux exigences qui peuvent sembler presque contradictoires en ton, mais qui doivent être conciliées et remplies si nous voulons surmonter cette menace nationale. Je veux parler, premièrement, de la nécessité d'une information publique bien plus grande ; et deuxièmement, de la nécessité d'une plus grande secretivité officielle.

I Le simple mot « secret » est répugnant dans une société libre et ouverte ; et nous, en tant que peuple, sommes par nature et par histoire opposés aux sociétés secrètes, aux serments secrets et aux procédures secrètes. Nous avons décidé depuis longtemps que les dangers d'une dissimulation excessive et injustifiée de faits pertinents dépassaient largement les dangers invoqués pour la justifier. Même aujourd'hui, il y a peu de valeur à combattre la menace d'une société fermée en imitant ses restrictions arbitraires. Même aujourd'hui, il y a peu de valeur à assurer la survie de notre nation si nos traditions ne survivent pas avec elle. Et il existe un risque grave que la nécessité annoncée d'une sécurité accrue soit saisie par ceux qui souhaitent étendre son sens jusqu'aux limites extrêmes de la censure officielle et de la dissimulation. Je ne permettrai pas cela dans la mesure où cela dépend de moi. Et aucun fonctionnaire de mon Administration, qu'il soit haut ou bas placé, civil ou militaire, ne devrait interpréter mes propos ce soir comme une excuse pour censurer les informations, étouffer la dissidence, couvrir nos erreurs ou cacher à la presse et au public les faits qu'ils méritent de connaître.

Mais je demande à chaque éditeur, chaque rédacteur et chaque journaliste du pays de réexaminer ses propres standards, et de reconnaître la nature du péril qui menace notre pays. En temps de guerre, le gouvernement et la presse ont coutume de s'unir dans une démarche fondée surtout sur l'autodiscipline, afin d'éviter toute divulgation non autorisée à l'ennemi. En temps de « danger clair et immédiat », la justice a jugé que même les droits privilégiés de la Première Amendement devaient céder devant le besoin public de sécurité nationale.

Aujourd'hui, aucune guerre n'a été déclarée — et même si le combat est féroce, il pourrait jamais être déclaré de façon traditionnelle. Notre mode de vie est attaqué. Ceux qui s'opposent à nous s'étendent à travers le monde. La survie de nos alliés est en danger. Et pourtant, aucune guerre n'a été déclarée, aucune frontière n'a été franchie par des troupes en marche, aucun missile n'a été tiré.

Si la presse attend une déclaration de guerre avant d'imposer l'autodiscipline des conditions de combat, alors je ne peux que dire qu'aucune guerre n'a jamais représenté une menace plus grande pour notre sécurité. Si vous attendez une déclaration de « danger clair et immédiat », alors je ne peux que dire que le danger n'a jamais été plus clair et sa présence jamais plus immédiate.

Il faut une transformation d'attitude, une modification de tactique, un changement de mission — du gouvernement, du peuple, de chaque homme d'affaires ou dirigeant syndical, et de chaque journal. Car nous sommes confrontés dans le monde entier à une conspiration monolithique et impitoyable qui s'appuie principalement sur des moyens clandestins pour étendre son influence — sur l'infiltration plutôt que l'invasion, sur la subversion plutôt que les élections, sur l'intimidation plutôt que le choix libre, sur des guérilleros la nuit plutôt que des armées le jour. C'est un système qui a mobilisé d'immenses ressources humaines et matérielles pour construire une machine étroitement organisée, hautement efficace, combinant opérations militaires, diplomatiques, d'espionnage, économiques, scientifiques et politiques.

Ses préparatifs sont cachés, non publiés. Ses erreurs sont enterrées, non annoncées en première page. Ses dissidents sont muselés, non applaudis. Aucun dépense n'est remise en question, aucune rumeur n'est publiée, aucun secret n'est révélé. En somme, il mène la guerre froide avec une discipline de guerre que toute démocratie n'aurait jamais souhaité ni espéré égaler.

Néanmoins, chaque démocratie reconnaît les restrictions nécessaires à la sécurité nationale — et la question demeure de savoir si ces restrictions doivent être plus strictement observées si nous voulons contrer ce type d'attaque tout comme une invasion directe.

Car les faits sont que les ennemis de notre pays se sont ouvertement vantés d'avoir acquis par nos journaux des informations qu'ils auraient autrement payées à des agents pour les obtenir par le vol, la corruption ou l'espionnage ; que les détails des préparatifs secrets de notre pays pour contrer les opérations secrètes de l'ennemi étaient accessibles à tout lecteur de journal, ami ou ennemi ; que la taille, la puissance, l'emplacement et la nature de nos forces et de nos armes, ainsi que nos plans et notre stratégie pour leur utilisation, ont tous été précisément décrits dans la presse et les autres médias à un point suffisant pour satisfaire n'importe quelle puissance étrangère ; et qu'au moins dans un cas, la publication de détails concernant un mécanisme secret permettant de suivre des satellites a obligé à modifier ce système, au prix de temps et d'argent considérables.

Les journaux qui ont publié ces articles étaient loyaux, patriotes, responsables et bien intentionnés. Si nous avions été en guerre ouverte, ils n'auraient certainement pas publié ces éléments. Mais en l'absence de guerre ouverte, ils ont reconnu uniquement les critères du journalisme et non ceux de la sécurité nationale. Et ma question ce soir est de savoir si de nouveaux critères ne devraient pas désormais être adoptés.

La réponse dépend uniquement de vous. Aucun fonctionnaire public ne devrait y répondre pour vous. Aucun plan gouvernemental ne devrait imposer ses restrictions contre votre volonté. Mais je manquerais à mon devoir envers la nation, en examinant toutes les responsabilités que nous portons actuellement et tous les moyens à notre disposition pour les assumer, si je ne vous soumettais pas ce problème, et ne l'invitais pas à une réflexion attentive.

À de nombreuses reprises, j'ai dit — et vos journaux ont constamment répété — que ces temps appellent à chaque citoyen un sens du sacrifice et de l'autodiscipline. Ils appellent chaque citoyen à peser ses droits et ses confort contre ses obligations envers le bien commun. Je ne peux pas croire que les citoyens qui travaillent dans le secteur des journaux se considèrent exemptés de cet appel.

Je n'ai aucune intention de créer un nouveau Bureau d'information de guerre pour contrôler le flux d'informations. Je ne suggère aucune nouvelle forme de censure ni aucun nouveau type de classification de sécurité. Je n'ai pas de réponse facile au dilemme que j'ai posé, et je n'essaierais pas de l'imposer même si j'en avais une. Mais je demande aux membres du métier journalistique et de l'industrie dans ce pays de réexaminer leurs propres responsabilités, de considérer le degré et la nature du danger actuel, et d'écouter le devoir d'autodiscipline que ce danger impose à chacun de nous.

Chaque journal se pose actuellement la question, pour chaque article : « Est-ce de l'information ? » Tout ce que je suggère, c'est que vous ajoutiez la question : « Est-ce dans l'intérêt de la sécurité nationale ? » Et j'espère que chaque groupe en Amérique — syndicats, hommes d'affaires et responsables publics à tous les niveaux — posera la même question à ses propres efforts, et soumettra ses actions aux mêmes exigences.

Et si la presse américaine considère et recommande l'adoption volontaire de mesures ou de mécanismes spécifiques, je peux vous assurer que nous coopérerons pleinement avec ces recommandations.

Peut-être n'y aura-t-il aucune recommandation. Peut-être n'y a-t-il pas de réponse au dilemme auquel une société libre et ouverte est confrontée dans une guerre froide et secrète. En temps de paix, toute discussion sur ce sujet, et toute action qui en découle, sont douloureuses et sans précédent. Mais c'est un temps de paix et de péril qui n'a pas d'équivalent dans l'histoire.

II C'est la nature exceptionnelle de ce défi qui donne aussi lieu à votre deuxième obligation — une obligation que je partage. Et c'est notre devoir d'informer et d'alerter le peuple américain — de nous assurer qu'il possède tous les faits dont il a besoin, et qu'il les comprend aussi bien — les périls, les perspectives, les objectifs de notre programme et les choix qui s'offrent à nous.

Aucun Président ne devrait craindre le regard public porté sur son programme. Car c'est de ce regard que naît la compréhension ; et de cette compréhension naît le soutien ou l'opposition. Et les deux sont nécessaires. Je ne demande pas à vos journaux de soutenir l'Administration, mais je demande votre aide dans la tâche immense d'informer et d'alerter le peuple américain. Car j'ai une confiance totale dans la réaction et l'engagement de nos citoyens dès lors qu'ils sont pleinement informés.

Je ne pourrais pas étouffer la controverse parmi vos lecteurs — je la souhaite. Cette Administration entend être franche sur ses erreurs ; car comme l'a dit un sage : « Une erreur ne devient pas une faute tant qu'on refuse de la corriger. » Nous entendons assumer entièrement la responsabilité de nos erreurs ; et nous attendons que vous les signaliez lorsque nous les commettons.

Sans débat, sans critique, aucune Administration et aucun pays ne peut réussir — et aucune république ne peut survivre. C'est pourquoi le législateur athénien Solon a décrété qu'il était criminel pour tout citoyen de fuir la controverse. Et c'est pourquoi notre presse a été protégée par la Première Amendement — la seule activité en Amérique spécifiquement protégée par la Constitution — non pas principalement pour amuser et divertir, non pas pour souligner le trivial et le sentiment, non pas simplement « donner au public ce qu'il veut » — mais pour informer, éveiller, refléter, décrire nos dangers et nos opportunités, indiquer nos crises et nos choix, guider, façonner, éduquer et parfois même irriter l'opinion publique.

Cela signifie une couverture et une analyse accrues des actualités internationales — car elles ne sont plus lointaines et étrangères, mais proches et locales. Cela signifie une attention accrue à une meilleure compréhension des actualités ainsi qu'à une meilleure transmission. Et cela signifie enfin que le gouvernement à tous les niveaux doit remplir son obligation de vous fournir l'information la plus complète possible, en dehors des limites les plus étroites de la sécurité nationale — et nous entendons le faire.

III C'est au début du XVIIe siècle que Francis Bacon a évoqué trois inventions récentes déjà en train de transformer le monde : la boussole, la poudre à canon et l'imprimerie. Aujourd'hui, les liens entre les nations, d'abord tissés par la boussole, nous ont tous rendus citoyens du monde ; les espoirs et les menaces d'un deviennent les espoirs et les menaces de tous. Dans les efforts de ce monde unique pour vivre ensemble, l'évolution de la poudre à canon jusqu'à son aboutissement ultime a averti l'humanité des terribles conséquences de l'échec.

Et c'est à l'imprimerie — à l'enregistreur des actes de l'homme, le gardien de sa conscience, le messager de ses nouvelles — que nous nous tournons pour trouver force et aide, confiants que, grâce à votre aide, l'homme sera ce qu'il était né d'être : libre et indépendant.

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs :

Je vous remercie très sincèrement de votre généreuse invitation à être parmi vous ce soir.

Vous portez actuellement des responsabilités lourdes, et un article que j'ai lu il y a quelque temps m'a rappelé à quel point les fardeaux des événements actuels pèsent particulièrement sur votre profession.

Vous vous souvenez peut-être que, en 1851, le New York Herald Tribune, sous la direction et la publication de Horace Greeley, avait pour correspondant à Londres un journaliste obscur du nom de Karl Marx.

On nous dit que ce correspondant étranger, complètement sans le sou, avec une famille malade et mal nourrie, sollicitait sans cesse Greeley et le rédacteur en chef Charles Dana afin d'obtenir une augmentation de son généreux salaire de 5 dollars par livraison, salaire qu'il et Engels, sans reconnaissance, qualifiaient de « pire escroquerie petite-bourgeoise ». Mais lorsque toutes ses demandes financières furent rejetées, Marx chercha d'autres moyens de subsistance et de renommée, et finit par rompre ses liens avec le Tribune pour consacrer entièrement ses talents à la cause qui devait léguer au monde les germes du léninisme, du stalinisme, de la révolution et de la guerre froide.

Si seulement ce journal capitaliste de New York l'avait traité plus gentiment ; si seulement Marx était resté correspondant étranger, l'histoire aurait pu être différente. Et j'espère que tous les éditeurs garderont à l'esprit cette leçon la prochaine fois qu'ils recevront une supplique de pauvreté demandant une petite augmentation du budget de déplacement d'un journaliste anonyme.

J'ai choisi pour titre de mes propos ce soir : « Le Président et la presse ». Certains pourraient suggérer que cela aurait mieux sonné ainsi : « Le Président contre la presse ». Mais ce ne sont pas mes sentiments ce soir.

Il est vrai, cependant, qu'au moment où un diplomate bien connu d'un autre pays a récemment exigé que notre Département d'État réfute certaines attaques de journaux contre son collègue, il était inutile pour nous de répondre que cette Administration n'était pas responsable de la presse, car la presse avait déjà clairement fait savoir qu'elle n'était pas responsable de cette Administration.

Toutefois, mon propos ce soir n'est pas de lancer l'attaque habituelle contre la presse dite « d'un seul parti ». Au contraire, ces derniers mois, je n'ai rarement entendu des plaintes sur un biais politique dans la presse, sauf de la part de quelques républicains. Et ce n'est pas non plus mon intention de discuter ou de défendre la télédiffusion des conférences de presse présidentielles. Je pense qu'il est très bénéfique que quelque 20 millions d'Américains assistent régulièrement à ces conférences pour observer, si je puis dire, les qualités incisives, intelligentes et courtoises démontrées par vos correspondants à Washington.

Enfin, ces propos ne visent pas à examiner le degré approprié de confidentialité que la presse devrait accorder à tout Président et à sa famille.

Si, au cours des derniers mois, vos journalistes et photographes de la Maison Blanche ont assisté régulièrement aux services religieux, cela ne leur a certainement fait aucun mal.

D'un autre côté, je sais que votre personnel et les photographes des agences de presse pourraient se plaindre de ne plus bénéficier des mêmes privilèges verts sur les terrains de golf locaux qu'auparavant.

Il est vrai que mon prédécesseur n'a pas objecté comme je le fais à la publication de photos de son habileté au golf en action. Mais, d'un autre côté, il n'a jamais non plus assommé un agent du Service Secret.

Mon sujet ce soir est plus sérieux, et concerne aussi bien les éditeurs que les rédacteurs en chef.

Je voudrais parler de nos responsabilités communes face à un danger commun. Les événements des dernières semaines ont pu aider certains à mieux comprendre ce défi ; mais les dimensions de sa menace se sont imposées à l'horizon depuis de nombreuses années. Quels que soient nos espoirs pour l'avenir — réduire cette menace ou vivre avec elle — il est impossible d'échapper à la gravité et à l'ampleur de ce défi pour notre survie et notre sécurité — un défi qui nous confronte de manière inhabituelle dans tous les domaines de l'activité humaine.

Ce défi mortel impose à notre société deux exigences directement liées à la presse et au Président — deux exigences qui peuvent sembler presque contradictoires en ton, mais qui doivent être conciliées et remplies si nous voulons surmonter cette menace nationale. Je veux parler, premièrement, de la nécessité d'une bien plus grande information du public ; et, deuxièmement, de la nécessité d'une bien plus grande discrétion officielle.

I Le mot même de « secret » est répugnant dans une société libre et ouverte ; et nous, en tant que peuple, sommes historiquement et fondamentalement opposés aux sociétés secrètes, aux serments secrets et aux procédures secrètes. Nous avons décidé depuis longtemps que les dangers d'une dissimulation excessive et injustifiée de faits pertinents l'emportaient largement sur les dangers invoqués pour justifier cette dissimulation. Même aujourd'hui, il y a peu de valeur à opposer la menace d'une société fermée en imitant ses restrictions arbitraires. Même aujourd'hui, il y a peu de valeur à assurer la survie de notre nation si nos traditions ne survivent pas avec elle. Et il existe un risque grave que la nécessité annoncée d'une sécurité accrue soit saisie par ceux qui souhaitent étendre son sens jusqu'aux limites maximales de la censure officielle et de la dissimulation. Je ne permettrai pas cela dans la mesure de mon pouvoir. Et aucun fonctionnaire de mon Administration, quelle que soit sa hiérarchie, civile ou militaire, ne devrait interpréter mes propos ce soir comme une excuse pour censurer les nouvelles, étouffer la dissidence, couvrir nos erreurs ou cacher à la presse et au public les faits qu'ils méritent de connaître.

Mais je demande à chaque éditeur, chaque rédacteur en chef et chaque journaliste du pays de réexaminer ses propres normes et de reconnaître la nature du péril qui menace notre pays. En temps de guerre, le gouvernement et la presse ont traditionnellement collaboré, principalement par une discipline personnelle, pour empêcher les divulgations non autorisées à l'ennemi. En temps de « danger clair et immédiat », la justice a jugé que même les droits privilégiés de la Première Amendement devaient céder à la nécessité de sécurité nationale.

Aujourd'hui, aucune guerre n'a été déclarée — et même si le combat est féroce, il pourrait jamais être déclaré de façon traditionnelle. Notre mode de vie est attaqué. Ceux qui se sont faits nos ennemis s'étendent à travers le monde. La survie de nos alliés est en danger. Et pourtant, aucune guerre n'a été déclarée, aucune frontière n'a été franchie par des troupes en marche, aucun missile n'a été tiré.

Si la presse attend une déclaration de guerre avant d'imposer la discipline de combat, je ne peux que dire qu'aucune guerre n'a jamais représenté une menace plus grande pour notre sécurité. Si vous attendez un jugement de « danger clair et immédiat », je ne peux que dire que le danger n'a jamais été aussi clair et sa présence aussi immédiate.

Il faut un changement d'attitude, un changement de tactique, un changement de mission — du gouvernement, du peuple, de chaque homme d'affaires ou dirigeant syndical, et de chaque journal. Car nous sommes confrontés dans le monde entier à une conspiration monolithique et impitoyable qui s'appuie principalement sur des moyens clandestins pour étendre son influence — infiltration plutôt qu'invasion, subversion plutôt que élections, intimidation plutôt que choix libre, guérillas la nuit plutôt que armées de jour. C'est un système qui a mobilisé d'immenses ressources humaines et matérielles pour construire une machine étroitement organisée, hautement efficace, qui combine opérations militaires, diplomatiques, d'espionnage, économiques, scientifiques et politiques.

Ses préparatifs sont cachés, non publiés. Ses erreurs sont enterrées, non titrées. Ses dissidents sont réduits au silence, non célébrés. Aucun dépense n'est remise en question, aucune rumeur n'est imprimée, aucun secret n'est révélé. En somme, il mène la guerre froide avec une discipline de guerre que nul démocratie ne souhaiterait ni ne pourrait jamais égaler.

Toutefois, chaque démocratie reconnaît les contraintes nécessaires à la sécurité nationale — et la question demeure : ces contraintes doivent-elles être plus strictement observées si nous voulons contrer ce type d'attaque tout autant que l'invasion ouverte ?

Car les faits sont que les ennemis de notre pays se sont ouvertement vantés d'avoir acquis par nos journaux des informations qu'ils auraient autrement payées à des agents pour les voler, corrompre ou espionner ; que les détails des préparatifs secrets de notre pays pour contrer les opérations secrètes de l'ennemi ont été accessibles à tout lecteur de journal, ami ou ennemi ; que la taille, la puissance, l'emplacement et la nature de nos forces et de nos armes, ainsi que nos plans et stratégie pour leur utilisation, ont tous été précisément décrits dans la presse et les autres médias à un degré suffisant pour satisfaire toute puissance étrangère ; et qu'au moins dans un cas, la publication de détails concernant un mécanisme secret permettant de suivre des satellites a nécessité leur modification, au prix de temps et d'argent considérables.

Les journaux qui ont publié ces histoires étaient loyaux, patriotes, responsables et d'intentions nobles. Si nous étions en guerre ouverte, ils n'auraient certainement pas publié ces éléments. Mais en l'absence de guerre ouverte, ils ont reconnu uniquement les critères du journalisme, et non les critères de la sécurité nationale. Et ma question ce soir est de savoir si de nouveaux critères ne devraient pas maintenant être adoptés.

La réponse à cette question vous appartient seul. Aucun fonctionnaire public ne devrait y répondre pour vous. Aucun plan gouvernemental ne devrait imposer ses contraintes contre votre volonté. Mais je manquerais à mon devoir envers la nation, en considérant toutes les responsabilités que nous portons actuellement et tous les moyens à notre disposition pour les assumer, si je ne vous soumettais pas ce problème et ne l'encourageais pas à une réflexion attentive.

À de nombreuses reprises, j'ai dit — et vos journaux ont constamment dit — que ces sont des temps qui appellent à chaque citoyen un sens du sacrifice et de la discipline. Ils appellent chaque citoyen à peser ses droits et ses confort contre ses obligations envers le bien commun. Je ne peux pas croire que les citoyens qui exercent la profession journalistique se considèrent exemptés de cet appel.

Je n'ai aucune intention d'établir un nouveau Bureau d'information de guerre pour contrôler le flux des nouvelles. Je ne suggère aucune nouvelle forme de censure ni aucun nouveau type de classification de sécurité. Je n'ai pas de réponse facile au dilemme que j'ai posé, et je n'essaierais pas de l'imposer même si j'en avais une. Mais je demande aux membres de la profession journalistique et de l'industrie dans ce pays de réexaminer leurs propres responsabilités, de considérer le degré et la nature du danger actuel, et d'observer le devoir de retenue que ce danger impose à chacun de nous.

Chaque journal se demande actuellement, à propos de chaque article : « Est-ce de l'actualité ? » Tout ce que je suggère, c'est que vous ajoutiez la question : « Est-ce dans l'intérêt de la sécurité nationale ? » Et j'espère que chaque groupe en Amérique — syndicats, hommes d'affaires et responsables publics à tous les niveaux — posera la même question à ses propres actions, et soumettra ses gestes à des critères aussi exigeants.

Et si la presse américaine considère et recommande l'adoption volontaire de mesures ou de mécanismes spécifiques, je peux vous assurer que nous coopérerons pleinement à ces recommandations.

Peut-être n'y aura-t-il aucune recommandation. Peut-être n'y a-t-il pas de solution au dilemme auquel une société libre et ouverte est confrontée dans une guerre froide et secrète. En temps de paix, toute discussion sur ce sujet, et toute action qui en découle, sont douloureuses et sans précédent. Mais c'est une époque de paix et de péril qui n'a pas d'équivalent dans l'histoire.

II C'est la nature inédite de ce défi qui donne aussi naissance à votre deuxième obligation — une obligation que je partage. Et c'est notre obligation d'informer et d'alerter le peuple américain — de nous assurer qu'ils possèdent tous les faits dont ils ont besoin, et qu'ils les comprennent aussi bien — les périls, les perspectives, les objectifs de notre programme et les choix qui s'offrent à nous.

Aucun Président ne devrait craindre l'examen public de son programme. Car c'est de cet examen que naît la compréhension ; et de cette compréhension naît le soutien ou l'opposition. Et les deux sont nécessaires. Je ne demande pas à vos journaux de soutenir l'Administration, mais je demande votre aide dans la tâche immense d'informer et d'alerter le peuple américain. Car j'ai une confiance totale dans la réaction et l'engagement de nos citoyens dès qu'ils sont pleinement informés.

Je ne pourrais pas étouffer la controverse parmi vos lecteurs — je la souhaite. Cette Administration entend être honnête sur ses erreurs ; car comme l'a dit un jour un homme sage : « Une erreur ne devient pas une faute tant qu'on refuse de la corriger. » Nous entendons assumer toute la responsabilité de nos erreurs ; et nous attendons que vous les signaliez quand nous les commettons.

Sans débat, sans critique, aucune administration et aucun pays ne peut réussir — et aucune république ne peut survivre. C'est pourquoi le législateur athénien Solon a décrété crime pour tout citoyen de fuir la controverse. Et c'est pourquoi notre presse a été protégée par la Première Amendement — la seule entreprise en Amérique spécifiquement protégée par la Constitution — non pas principalement pour amuser et divertir, non pas pour souligner le trivial et le sentimental, non pas simplement « donner au public ce qu'il veut » — mais pour informer, éveiller, refléter, décrire nos dangers et nos opportunités, indiquer nos crises et nos choix, guider, façonner, éduquer, et parfois même irriter l'opinion publique.

Cela signifie une couverture et une analyse accrues des actualités internationales — car elles ne sont plus lointaines et étrangères, mais proches et locales. Cela signifie une attention accrue à une meilleure compréhension des nouvelles, ainsi qu'à une transmission améliorée. Et cela signifie enfin que le gouvernement à tous les niveaux doit remplir son obligation de vous fournir l'information la plus complète possible, en dehors des limites les plus étroites de la sécurité nationale — et nous entendons le faire.

III C'est au début du XVIIe siècle que Francis Bacon a fait remarquer trois inventions récentes déjà en train de transformer le monde : la boussole, la poudre à canon et l'imprimerie. Aujourd'hui, les liens entre les nations, d'abord forgés par la boussole, nous ont tous rendus citoyens du monde ; les espoirs et les menaces d'un deviennent les espoirs et les menaces de tous. Dans les efforts de ce monde unique pour vivre ensemble, l'évolution de la poudre à canon jusqu'à son point extrême a averti l'humanité des terribles conséquences de l'échec.

Et c'est donc à l'imprimerie — à l'enregistreur des actes de l'homme, le gardien de sa conscience, le messager de ses nouvelles — que nous nous tournons pour trouver force et aide, confiants que, grâce à votre aide, l'homme deviendra ce qu'il était né d'être : libre et indépendant.

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs :

Je vous suis infiniment reconnaissant de m’avoir aimablement invité ici ce soir.

Vous supportez aujourd’hui de lourdes responsabilités, et un article que j’ai lu il y a quelque temps m’a rappelé à quel point les épreuves actuelles pèsent particulièrement lourdement sur votre profession.

Vous vous souvenez peut-être qu’en 1851, le New York Herald Tribune, sous la direction et la propriété de Horace Greeley, employait comme correspondant à Londres un journaliste obscur du nom de Karl Marx.

On nous dit que le correspondant étranger Marx, dans la misère totale, avec une famille malade et mal nourrie, sollicitait sans cesse Greeley et le rédacteur en chef Charles Dana d’augmenter son généreux salaire de cinq dollars par versement, salaire que lui et Engels dénigraient sans gratitude en le qualifiant de « misérable escroquerie bourgeoise ». Mais, lorsque toutes ses demandes financières furent rejetées, Marx chercha d’autres moyens de subsistance et de renommée, mettant fin finalement à son lien avec le Tribune et consacrant entièrement ses talents à la cause qui allait offrir au monde les graines du léninisme, du stalinisme, de la révolution et de la guerre froide.

Si seulement ce journal new-yorkais capitaliste l’avait traité avec plus de bienveillance ; si Marx avait seulement conservé son poste de correspondant étranger, l’histoire aurait pu prendre une autre tournure. J’espère donc que tous les éditeurs auront à l’esprit cette leçon la prochaine fois qu’un journaliste obscur leur demandera une modeste augmentation de sa note de frais.

J’ai choisi comme titre de mes propos ce soir : « Le Président et la Presse ». Certains pourraient suggérer qu’un intitulé plus naturel serait « Le Président contre la Presse ». Mais ce n’est pas ainsi que je ressens les choses ce soir.

Il est vrai que, récemment, lorsqu’un diplomate éminent d’un autre pays a exigé que notre Département d’État condamne certains articles critiques portant sur son collègue, il n’était pas nécessaire de répondre que cette administration n’était pas responsable de la presse, puisque la presse avait déjà clairement indiqué qu’elle n’était pas non plus responsable de cette administration.

Néanmoins, mon objectif ce soir n’est pas de livrer l’attaque habituelle contre la prétendue presse partisane. Au contraire, ces derniers mois, j’ai rarement entendu des critiques concernant un biais politique dans la presse, sauf de la part de quelques républicains. Ce n’est pas non plus mon intention ce soir d’examiner ou de défendre la diffusion télévisée des conférences de presse du Président. Je pense qu’il est hautement bénéfique que quelque 20 millions d’Américains assistent régulièrement à ces conférences, afin d’observer, si je puis dire, les qualités pénétrantes, intelligentes et courtoises de vos correspondants à Washington.

Ni, enfin, ces propos ne visent à évaluer le juste degré de vie privée que la presse devrait accorder à tout Président et à sa famille.

Si vos correspondants et photographes à la Maison Blanche ont assisté ces derniers mois régulièrement aux services religieux, cela ne leur a certainement pas porté préjudice.

En revanche, je sais que vos photographes de service et d’agences de presse pourraient se plaindre de ne plus jouir des mêmes privilèges verts sur les terrains de golf locaux qu’autrefois.

Il est vrai que mon prédécesseur ne s’opposait pas, comme je le fais, à la publication de photos montrant son talent au golf. Mais, d’un autre côté, il n’avait jamais non plus assommé un agent du Service secret.

Mon sujet ce soir est plus sérieux, et concerne à la fois les éditeurs et les rédacteurs en chef.

Je souhaite parler de nos responsabilités communes face à un danger partagé. Les événements des dernières semaines peuvent avoir aidé certains à mieux percevoir ce défi, mais les dimensions de cette menace se profilent depuis de nombreuses années à l’horizon. Quels que soient nos espoirs quant à l’avenir – réduire cette menace ou vivre avec –, il est impossible d’échapper ni à la gravité ni à l’ampleur totale de ce défi pour notre survie et notre sécurité – un défi qui se présente à nous, de façon inédite, dans chaque sphère de l’activité humaine.

Ce défi mortel impose à notre société deux exigences qui nous concernent directement, tant à la presse qu’au Président : deux exigences qui peuvent sembler presque contradictoires en apparence, mais qui doivent être conciliées et remplies si nous voulons faire face à ce péril national. Je fais d’abord référence à la nécessité d’une diffusion publique d’informations bien plus étendue, puis à celle d’un secret officiel bien plus strict.

I Le mot même « secret » est répugnant dans une société libre et ouverte ; nous sommes, en tant que peuple, intrinsèquement et historiquement opposés aux sociétés secrètes, aux serments secrets et aux procédures secrètes. Nous avions déjà conclu, il y a longtemps, que les dangers d’un trop-plein de dissimulation injustifiée des faits pertinents l’emportaient largement sur les dangers invoqués pour justifier une telle opacité. Même aujourd’hui, il est peu utile de lutter contre la menace d’une société close en imitant ses restrictions arbitraires. Même aujourd’hui, il est peu utile d’assurer la survie de notre nation si nos traditions ne survivent pas avec elle. Or, il existe un danger très grave qu’un besoin déclaré d’accroître la sécurité soit exploité par ceux qui souhaitent élargir son sens jusqu’aux limites mêmes de la censure officielle et de la dissimulation. Je n’ai pas l’intention, dans la mesure où je le peux, de permettre cela. Aucun fonctionnaire de mon administration, quels que soient son rang – élevé ou modeste – et sa qualité – civile ou militaire –, ne doit interpréter mes propos d’aujourd’hui comme une autorisation à censurer les informations, à étouffer les dissentiments, à dissimuler nos erreurs ou à cacher au public et à la presse les faits qu’ils méritent de connaître.

Mais je demande à chaque éditeur, à chaque rédacteur en chef et à chaque journaliste de la nation de revoir ses propres normes, et de reconnaître la nature du péril qui nous menace. En temps de guerre, le gouvernement et la presse s’unissent généralement dans un effort fondé essentiellement sur l’autodiscipline, afin d’empêcher les divulgations non autorisées à l’ennemi. En cas de « danger manifeste et présent », les tribunaux ont jugé que même les droits garantis par la première amendment devaient céder devant le besoin du public en matière de sécurité nationale.

Aujourd’hui, aucune guerre n’a été déclarée – et quelle que soit la virulence de la lutte en cours, elle ne pourra jamais être déclarée formellement à l’ancienne. Notre mode de vie est attaqué. Ceux qui se sont fait nos ennemis progressent à travers le monde. La survie de nos alliés est en danger. Et pourtant, aucune guerre n’a été déclarée, aucune frontière n’a été franchie par des troupes en marche, aucun missile n’a été tiré.

Si la presse attend une déclaration de guerre avant d’adopter l’autodiscipline imposée par les conditions de combat, je ne peux que dire qu’aucune guerre n’a jamais représenté une menace plus grande pour notre sécurité. Si vous attendez une constatation de « danger manifeste et présent », je ne peux que dire que ce danger n’a jamais été plus évident, ni plus imminent.

Cela exige un changement de vision, de tactique et de mission – de la part du gouvernement, du peuple, de chaque chef d’entreprise ou leader syndical, et de chaque journal. Car nous sommes confrontés dans le monde entier à une conspiration monolithique et implacable qui s’appuie essentiellement sur des moyens clandestins pour élargir sa sphère d’influence – sur l’infiltration plutôt que sur l’invasion, sur la subversion plutôt que sur les élections, sur l’intimidation plutôt que sur le libre choix, sur les guérilleros la nuit plutôt que sur les armées le jour. C’est un système qui a conscripté d’immenses ressources humaines et matérielles afin de construire une machine étroitement unie et hautement efficace, combinant des opérations militaires, diplomatiques, de renseignement, économiques, scientifiques et politiques.

Ses préparatifs sont dissimulés, non publiés. Ses erreurs sont enterrées, non mises en avant. Ses dissidents sont tus, non loués. Aucune dépense n’est remise en question, aucun ragot n’est publié, aucun secret n’est révélé. En résumé, il mène la guerre froide avec une discipline de guerre qu’aucune démocratie n’espérerait ni ne souhaiterait jamais égaler.

Néanmoins, chaque démocratie reconnaît les contraintes nécessaires imposées par la sécurité nationale – la question demeure donc de savoir si ces contraintes doivent être encore plus strictes si nous voulons faire face à ce type d’attaque autant qu’à une invasion ouverte.

Car les faits sont que les ennemis de cette nation se sont ouvertement vantés d’obtenir, grâce à nos journaux, des informations qu’ils auraient autrement dû payer à des agents pour les voler, les corrompre ou les espionner ; que les détails des préparatifs clandestins de cette nation pour contrer les opérations secrètes de l’ennemi ont été accessibles à chaque lecteur de presse, amis comme ennemis ; que la taille, la force, la localisation et la nature de nos forces et armements, ainsi que nos plans et notre stratégie d’emploi, ont tous été exposés dans la presse et autres médias d’information à un point suffisamment précis pour satisfaire n’importe quelle puissance étrangère ; et que, dans au moins un cas, la publication de détails concernant un mécanisme secret permettant de suivre les satellites a rendu nécessaire leur modification, au prix d’un temps et d’argent considérables.

Les journaux ayant publié ces articles étaient loyaux, patriotes, responsables et bien intentionnés. Si nous avions été en guerre ouverte, ils n’auraient certainement pas publié ces éléments. Mais, en l’absence de guerre ouverte, ils ne prenaient en compte que les critères du journalisme, et non ceux de la sécurité nationale. Et ma question ce soir est de savoir si de nouveaux critères ne devraient pas être adoptés.

La réponse à cette question vous revient exclusivement. Aucun fonctionnaire public ne devrait la trancher à votre place. Aucun plan gouvernemental ne devrait imposer ses contraintes contre votre gré. Mais je faudrais à ma nation si je ne soumettais pas ce problème à votre attention et ne vous en exhortais pas la réflexion sérieuse, en considérant toutes les responsabilités que nous assumons aujourd’hui et tous les moyens à notre disposition pour les remplir.

À de nombreuses reprises antérieures, j’ai dit – et vos journaux l’ont constamment répété – que nous vivons une époque qui appelle à chaque citoyen le sens du sacrifice et de l’autodiscipline. Elle l’invite à peser ses droits et ses confortables avantages contre ses obligations envers l’intérêt général. Je ne peux croire aujourd’hui que les citoyens œuvrant dans le domaine du journalisme se considèrent comme exemptés de cet appel.

Je n’ai aucune intention de créer un nouveau Bureau d’Information en temps de guerre pour contrôler le flux des informations. Je ne propose aucune nouvelle forme de censure ni aucune nouvelle catégorie de classification sécuritaire. Je n’ai pas de réponse simple au dilemme que je viens d’évoquer, et je ne chercherais pas à l’imposer même si j’en avais une. Mais je demande aux membres de la profession et de l’industrie journalistique dans ce pays de revoir leurs propres responsabilités, d’envisager l’ampleur et la nature du danger actuel, et de tenir compte du devoir d’autodiscipline que ce danger impose à chacun de nous.

Chaque journal se pose désormais, pour chaque article, la question suivante : « Est-ce une information ? » Tout ce que je suggère, c’est que vous ajoutiez la question suivante : « Est-ce dans l’intérêt de la sécurité nationale ? » Et j’espère que tous les groupes d’Amérique – syndicats, chefs d’entreprise, responsables publics à tous les niveaux – se poseront la même question concernant leurs propres actions, et soumettront leurs décisions aux mêmes exigences rigoureuses.

Et si la presse américaine envisageait et recommandait la mise en œuvre volontaire de mesures ou mécanismes nouveaux précisément définis, je peux vous assurer que nous coopérerons pleinement à ces recommandations.

Peut-être n’y aura-t-il aucune recommandation. Peut-être n’existe-t-il aucune solution au dilemme auquel fait face une société libre et ouverte dans le cadre d’une guerre froide et secrète. En temps de paix, toute discussion sur ce sujet, et toute action qui en résulterait, sont à la fois douloureuses et sans précédent. Mais nous vivons justement une époque de paix et de péril, sans précédent dans l’histoire.

II C’est précisément la nature inédite de ce défi qui soulève notre deuxième obligation – une obligation que je partage. Il s’agit de notre responsabilité d’informer et d’alerter le peuple américain – de veiller à ce qu’il dispose de tous les faits nécessaires et qu’il les comprenne correctement – les périls, les perspectives, les objectifs de notre programme et les choix que nous avons à faire.

Aucun Président ne devrait craindre l’analyse publique de son programme. Car c’est à travers cette analyse que naît la compréhension ; et c’est à partir de cette compréhension que naissent le soutien ou l’opposition. Et les deux sont nécessaires. Je ne demande pas à vos journaux de soutenir l’administration, mais je sollicite votre aide dans l’énorme tâche d’informer et d’alerter le peuple américain. Car j’ai une confiance totale dans la réaction et la dévotion de nos concitoyens chaque fois qu’ils sont pleinement informés.

Je ne pourrais pas étouffer les controverses parmi vos lecteurs – je les accueille même avec plaisir. Cette administration entend être franche concernant ses erreurs ; car, comme le disait un homme sage : « Une erreur ne devient une faute que si vous refusez de la corriger. » Nous assumons pleinement la responsabilité de nos erreurs ; et nous comptons sur vous pour nous les signaler quand nous les commettons.

Sans débat, sans critique, aucune administration, aucun pays ne peut réussir – et aucune république ne peut survivre. C’est pourquoi le législateur athénien Solon avait décrété qu’il était criminel pour tout citoyen d’éviter le débat. C’est pourquoi notre presse a été protégée par la première amendment – la seule activité en Amérique expressément protégée par la Constitution – non pas principalement pour amuser et divertir, ni pour souligner le futile et le sentimental, ni simplement « donner au public ce qu’il veut », mais pour informer, éveiller, réfléchir, exposer nos dangers et nos opportunités, indiquer nos crises et nos choix, guider, façonner, éduquer et parfois même susciter la colère de l’opinion publique.

Cela implique une couverture et une analyse plus étendues des nouvelles internationales – car elles ne sont plus lointaines et étrangères, mais proches et locales. Cela implique une attention accrue à une meilleure compréhension des informations, autant que leur simple transmission. Et cela implique enfin que le gouvernement, à tous les niveaux, s’acquitte de son devoir en fournissant aux journalistes la plus large information possible, à l’exception des seuls cas strictement nécessaires à la sécurité nationale – et nous comptons bien le faire.

III Ce fut au début du XVIIᵉ siècle que Francis Bacon a souligné trois inventions récentes déjà en train de transformer le monde : la boussole, la poudre à canon et l’imprimerie. Or, les liens entre les nations, d’abord établis par la boussole, ont fait de nous tous des citoyens du monde, où les espoirs et les menaces d’un pays deviennent les espoirs et les menaces de tous. Face à l’effort de ce monde unique pour vivre ensemble, l’évolution de la poudre à canon jusqu’à sa limite ultime a averti l’humanité des conséquences terribles d’un échec.

C’est donc à l’imprimerie – à l’outil d’enregistrement des actes de l’homme, au gardien de sa conscience, au messager de ses nouvelles – que nous nous tournons pour trouver force et aide, en toute confiance, car avec votre aide, l’homme sera ce pour quoi il est né : libre et indépendant.

Extraits des discours de J.F. Kennedy


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Version originale (anglais)

Le dernier discours de Kennedyn dix jours avant son assassinat

Comment imaginer qu'il ne se soit pas fait assasiner après avoir proféré de tels propos ?

Mis en ligne le 18 septembre 2009

****[Son discours du 27 avril 1961](../VIDEOS/Discours Kennedy.wmv)


Le discours de Kenney devant la presse

mis en ligne le 12 mai 2008

kennedy_societes_secreteshttp://www.dailymotion.com/video/x48czq_jfk-10-jours-avant-conspiration-dis_politics

****La vidéo, sous-titrée en français

Ces paroles doivent nous faire réfléchir. Je dirais : comment avons-nous pu les ignorer aussi longtemps ? Combien d'Américains connaissent le contenu de ce discours ? Kennedy ne serait-il pas traité de nos jours de " conspirationniste ", en particulier par notre gentille presse français, si neutre, si objective, si ... compétente ?

Comment imaginer une seule seconde que ces images avec un sous-titrage ou un doublage puisse être présentée à une heure de grande audience aux téléspectateurs français, que la traduction française de ce discours puisse être reproduiute dans un journal de grande audience ?

*Plus que jamais l'information ne passe plus pas les médias officiels. C'est ailleurs qu'il faut la rechercher. *

Lien entre l'assassinat de Kennedy et sa politique monétaire :

Nous avons entrepris une exploration des grands thèmes de l'économie, toujours dans le but d'éclairer les gens sur le système dans lequel ils sont immergés et dont ils ignorent les rouages. Il faut que les lecteurs apprennent la signification des mots " inflation " , " balance des paiements" , " dévaluation " , " endettement ", etc...

Les grands désordres actuels, guerres, famines, trouvent leur explication dans la façon dont le système économique s'est structuré au fil d'accord politico-financiers et monétaires, depuis le début du siècle. Cette exploration de ces thèmes se fait après lecture d'un certain nombre de dossiers en ligne ( Wikipedia français et surtout anglophone ) et avec l'aide de lecteurs. Comme eux, souvent, nous découvrons des pans de cette jungle nommée " économie ". Parfois avec effarement. Notre tache sera de tenter d'expliquer le mieux possible ce que nous aurons ou croirons avoir compris, en retouchant grâce aux remarques de lecteurs d'éventuelles erreurs, liées à mon rythme de travail et de production. Par exemple, dans la présente page, il était dit que Kennedy avait été assassiné 10 jours après ce discours, ce qui est faux et a été retouché immédiatement, sur rappel de lecteurs.

Le discours date du 27 avril 1961 et l'assassinat de Kennedy du 26 novembre 1963. Ceci étant le 4 juin 1963 Kennedy signa l'executive order n° 11110 qui mettait fin au privilège de la Federal Reserve Bank américaine ( privée ! ) de pouvoir battre monnaie. Ce faisant il mettait en jeu une réforme monétaire essentielle et il y eut émission de billets, de dollars " gouvernementaux ". Il fut assassiné cinq mois plus tard et on peut s'étonner de cette coïncidence. Il est également avéré que son assassinat eut plusieurs conséquences :

- Son successeur, Johnson, ( j'avais écrit : " lança la guerre du Vietnam" ). Précisions au dessous (). - Son premier soin fut de suspendre cette réforme monétaire présidentielle - L'état d'Israël pu développer un programme d'équipement de l'arme nucléaire, ce à quoi Kennedy avait toujours été farouchement opposé.*

(*) Johnson n'a pas lancé la guerre du Vietnamien. Voir l'historique de ce conflit. Il a annulé l'ordre de commencement de retrait des " conseillers américains " installés dans le sud du pays depuis le départ des Français, après leur capitulation au terme des 55 jours du siège de Dirent Bien Phu Einsenhower tente de faire s'exercer l'influence américains dans le Sud Vietnam, dans le but de faire barrage au communisme, en sabotant des 1955 les élections prévues par les accords de paix. Le Sud Vietnam est alors le siège d'intrigues incessantes, avec assassinat de dirigeants, prise de pouvoir par une junte, corruption. Peu avant son assassinat Kennedy avait décidé un désengagement au Vietnam, qu'annula son successeur Johnson, son vice-président, devenu président. Celui-ci fabrique ( le fait est maintenant avéré ), l"incident du Golfe du Tonkin, où des unités de la marine américaine prétendent avoir fait l'objet d'attaques de la part des Nord-Vietnamiens. A l'époque le CIA (qui devra le reconnaître dans un procès) pratique, conjointement avec des sud vietnamiens infiltrés, des assassinats au Nord Vietnam, portant, si ma mémoire est bonne &&& sur une dizaine de milliers de civils (...). Sous Johnson l'Amérique croît en sa supériorité technologique et entamera une guerre sous forme de bombardements en tapis, massifs, de dépôt de napalm et de défoliant ( le tristement célèbre agent Orange, fabriqué par la firme Mosanto ). Le corps expéditionnaire américain ne pourra éviter les engagements au sol, l'enlisement. Le successeur de Johnson, le président Nixon sera l'artisan de ce désengagement, qui se terminera par la prise de Saïgon, en 1975.

Dans cet épisode de l'histoire américaine les médias jouèrent un rôle déterminant. Des correspondants de guerre témoignèrent du caractère impitoyable et insoluble du conflit et la pression populaire eut raison de cette guerre, exigeant le rapatriement des soldats, qui a cette époque étaient des appelés, incorporés par tirage au sort.

La situation en Irak et en Afghanistan est aujourd'hui mieux contrôlée par les autorités américaines et les médias tenus en laisse. On ne trouve plus, comme du temps de la guerre du Vient Nom la photo du rapatriement des corps. Le contingent américain est composé d'engagés volontaires, issus de classes défavorisés, de " chair à canons ". Ceux-ci ne peuvent plus poser à l'objecteur de conscience une fois arrivés sur le terrain.

La guerre aussi se " privatise " ( sociétés louant ses mercenaires, comme la société Blackwaters ). Les médias américains sont le vecteur d'un intense bourrage de crâne. On tente de faire passer dans l'esprit des gens que grâce à la hitech les soldats américains n'auront plus à s'exposer, leur rôle devenant de contrôle à distance des robots et des drones.

Il faudra revenir, encore et encore sur ce lien étroit entre l'économie et la géopolitique qui est sans doute la clé ( pas sans doute : sûrement ! ) de nombreux événements depuis le début du siècle. On voit apparaître de plus en plus d'articles, de documents vidéos consacrés à ce thème. Il faudra les analyser, rechercher* les faits*, essayer de démêler si possible le vrai du faux. Des histoires brossées son fond de " conspirationisme ", avec des nombreuses anecdotes, moquées par la " grande presse" sont liées à des événements tout à fait réels, à mettre en lumière et à décoder.

Le monde de la finance n'est pas si opaque qu'on pourrait le penser. Comme le monde scientifique il s'abrite derrière l'écran de fumée de mots incompréhensibles pour l'homme de la rue, comme " subprimes " , " taux directeur ", " taux d'escompte ", " krash ". Les encyclopédies mises en ligne permettent aujourd'hui à tout à chacun d'explorer rapidement des savoir restés jusqu'ici enfermés dans le sanctuaire de bibliothèques spécialisées et ceci constitue une fantastique révolution. Ce que le jeu Inflatron a mis un peu en lumière c'est l'instabilité foncière des systèmes économiques et monétaires, dans les deux directions : celle de l'émergence de profits colossaux chez les uns et celle de l'effondrement de revenus chez d'autres. L'analyse des accords passés, en particulier depuis la fins de la seconde guerre mondial évoque des mécanismes stabilisateurs aux conséquences à la fois positives et négatives.


Paroles de J.K.Kennedy devant des représentants de la presse américaine :

Je voudrais vous parler de notre responsabilité commune face à un danger qui nous concerne tous. Les événements des dernières semaines nous ont amené à percevoir cet enjeu. Mais les dimensions du problème sont apparues de manière imminente à l'horizon des prochaines années. Quels que soit nos espérances pour le futur, s'agissant de réduire une menace ou de vivre avec elle, il est impossible d'éviter l'actuel défi qui concerne notre sécurité et notre survie, un défi qui se présente de manière inhabituelle dans toutes les sphères de l'activité humaine.

La question de la survie de notre société font apparaître deux nécessités, qui concernent à la fois le Président et la presse, deux gageures qui peuvent sembler contradictoires mais qui peuvent être conjugés et remplies si nous nous groupons face à ce péril national. Je me réfère ici à l'importance d'informer largement le public et à la nécessité de refuser la politique officielle du secret.

Le simple mot de secret est inacceptable dans une société libre et ouverte. Et nous sommes en tant que peuple intrinsèquement et historiquement opposés aux sociétés secrètes, aux serments secrets, aux réunions secrètes. Nous avons décidé il y a longtemps que les dangers de la dissimulation excessive et injustifiée de faits pertinents depassent de loin les dangers que l'on cite pour les justifier. Même aujourd'hui il est peu justifié de resister à la menace d'un société fermée (totalitaire?) tout en imitant ses restrictions arbitraires. Même aujoud'hui, il est peu justifié d'assurer la survie de notre nation si nos traditions ne survivent pas avec elle. Et il y a un danger très grave qu'un besoin annoncé de sécurité accrue soit l'opportunité que saisiront ceux soucieux d'éttendre sa portée aux limites extrêmes de la dissimulation et de la censure officielle. Voilà ce que je n'ai pas l'intention de laisser faire dans la mesure où j'en ai le contrôle. Et aucun officiel de mon administration, quelque soit son rang, civil ou militaire, ne devrait interpréter mes paroles ici ce soir comme une justification pour censurer la presse, étouffer la dissidence, cacher nos erreurs ou taire au public et à la presse les faits qu'ils méritent de savoir.

Mais je demande à tout publiciste, tout éditeur, tout journaliste dans ce pays de rééxaminer ses propres principes moraux et de reconnaître la nature du péril qui menace notre pays. En temps de guerre, le gouvernement et la presse ont traditionellement mis en commun leurs efforts reposant largement sur l'auto-discipline, pour empêcher la divulgation d'informations non-autorisées à l'ennemi. En temps de danger "clair et présent", les tribunaux ont maintenu que même les droits privilégiés du premier ammendement doivent céder devant le besoin commun de sécurité nationale.

Aujourd'hui, aucune guerre n'a été déclarée, et aussi féroce le combat puisse t'il être, elle pourrait bien ne jamais se déclarer à la façon habituelle. Notre mode de vie est attaqué. Ceux qui se veulent nos ennemis progressent partout dans le monde. LA survie de nos amis est menacée. Et pourtant, aucune guerre n'a été déclarée, aucune frontière n'a été franchie par des troupes en marche, aucun missile n'a été tiré.

Si la presse attend une déclaration de guerre avant d'imposer l'auto-discipline qui s'impose dans ces conditions, alors peux seulement dire qu'aucune guerre n'a jamais autant menacé notre sécurité. Si vous attendez une situation de de "danger clair et actuel", alors je peux seulement dire que le danger n'a jamais été aussi clair et sa présence plus imminente.

Cela requiert un changement de perspective, un changement de tactique , un changement de missions, par le gouvernement, par le peuple, par tout homme d'affaire ou chef d'entreprise et par tout journaliste. Car nous sommes confrontés dans le monde à une conspiration monolithique et implacable qui repose essentiellement sur des moyens secrets pour ettendre sa sphère d'influence (de l'inflitration plutot que de l'invasion, de la subversion plutot que des élections, de l'intimidation plutot que du choix libre, des guerillas de nuit plutot que des armées en plein jour).

C'est un système qui a mobilisé de vastes ressources humaines et matérielles dans la construction d'une machinerie très efficace et au maillage très serré qui combine opérations militaires, diplomatiques, de renseignement, économiques, scientifiques et politiques.

Ses plans sont dissimulés, non publiés. Ses erreurs sont cachées, non affichées. Ses dissidents sont réduits au silence, pas complimentés. Aucune dépense n'est mise en question, aucune rumeur n'est imprimée, aucun secret révellé. Il conduit la guerre froide, bref, avec une discipline de temps de guerre aucune démocratie ne pourrait jamais esperer ou désirer bien se porter.

Cependant, toute démocratie reconnait les restrictions necéssaires liées à la sécurité nationale ( et la question demeure de savoir si ces restrictions doivent être plus strictement observées si nous devons faire face à ce genre d'attaque et d' incontestable invasion.) A vrai dire c'est un fait que les ennemis de cette nation se sont ouvertement vantés d'acquérir dans nos journaux les informations qu'ils auraient du obtenir dans le cas contraire en engagant des agents, par le vol, la corruption et l'espionage; que les details des plans secrets de cette nation pour contrer les opérations secrètes de l'ennemi ont été mis à la portée de chaque lecteur de journal, ami autant qu'ennemi; que les effectifs , la puissance, l'emplacement et la nature de nos forces et armes, et nos plans et stratégie pour leur utilisation ont tous été précisés dans la presse et autres médias à un degré suffisant pour satisfaire n'importe quelle puissance étrangère; Et que dans au moins un cas, la publication de détails concernant un mécanisme secret par lequel les setallites étaient suivis, a demandé son altération au prix de beaucoup de temps et d'argent.

Les journaux qui ont imprimés ces histoires étaient loyals, patriotiques, responsables et de bonne volonté. Si nous avions été engagés dans une guerre ouverte, ils n' auraient sans aucun doute pas publiés ces faits. Mais en l'absence de guerre ouverte, ils ne reconnaissaient que les contrôles du journalisme et non ceux de la sécurité nationale. Et la question que je pose ce soir est de savoir si des contrôles additionnels ne devraient pas être adoptés maintenant.

A vous seuls d'y répondre. Aucun officiel ne devrait le faire à votre place. Aucun plan gouvernemental ne devrait imposer ses restrictions contre votre volonté. Mais je manquerais à mon devoir envers la nation, considérant toutes les responsabilités que nous assumons maintenant et tous les moyens dont nous disposons pour remplir ces responsabilités, si je n'attirais pas votre atention sur ce probleme et ne conseillais vivement sa considération réfléchie.

En de nombreuses occasions auparavant, j'ai dit (et vos journaux ont constamment dit) que nous sommes en des temps qui font appel au sens du sacrifice et à l'auto-discipline de chaque citoyen. Ils demandent que chaque citoyen mette en balance ses droits et son confort avec ses obligations au bien commun. Je ne peux pas croire maintenant que ces citoyens qui travaillent dans le journalisme se considèrent non concernés par cet appel.

je n'ai pas l'intention de mettre en place un nouveu bureau de l'information sur la guerre pour canaliser le flot des nouvelles. Je ne suggère pas de quelconque nouvelles formes de censure ou quelconque nouveau types de classification pour le secret. Je n'ai pas de réponse évidente au dilemme que j'ai soulevé, et ne chercherais pas à l'imposer si j'en avais une. Mais je demande aux membres de la profession journalistique et de l'industrie dans ce pays de réexaminer leurs propres responsabilités, de considérer le degré et la nature du danger présent, et de respecter le devoir d' auto-restriction que ce danger nous impose à tous.

Tout journal maintenant se demande, par rapport à chaque histoire: "S'agit il de nouvelles informations?". Tout ce que je suggère est que vous ajoutiez la question: "Est ce dans l'intéret de la sécurité nationale". Et j'espère que tout groupe en Amérique (associations et hommes d'affaire et officiels à tous niveaux) poseront la même question des efforts à accomplir, et soummetront leurs actions aux mêmes justes contrôles.

Et si la presse américaine considérait et recommandait la mise en place volontaire de nouveaux éléments spécifiques dans les rouages du gouvernement, je peux vous assurer que nous coopérerons de tout coeur et prendrons en considération ces recommandations.

Peut être n'y aura t'il pas de recommandations. Peut être n'y a t'il pas de réponse au dilemne auquel se trouve confrontée une société libre et ouverte dans une guerre froide et secrete. En temps de paix, toute discussion sur ce sujet, et toute action qui en résulte, sont à la fois douloureuses et inédites. Mais nous vivons un temps de paix et de péril tel qu'on n'en connu pas de précédent dans l'histoire.

C'est la nature sans précédent de ce défi qui aussi exige de vous de répondre à une deuxième obligation, une obligation que je partage. et c'est celle d'informer et d'alerter le peuple américain, de s'assurer qu'il possède tous les éléments d'information nécessaires et qu'il les comprenne également (les périls, les perspectives, les objectifs, de notre programme et les choix qui se présentent à nous.) Aucun président ne devrait craindre que le public ne scrute son programme. Car cet examen approfondi permet la compréhension. Et la compréhension autorise le soutien ou l'opposition. Les deux sont nécessaires. Je ne demande pas à vos journaux de soutenir l'administration mais je demande votre aide dans la tâche énorme d'informer et d'alerter le peuple américain. Car j'ai toute confiance en la réponse et le dévouement de nos citoyens dès qu'ils sont pleinement informés.

Non seulement je ne pourrais pas réprimer la controverse entre vos lecteurs, mais je dis qu'elle est la bienvenue. Cette administration a l'intention d'être franche concernant ses erreurs car comme un homme sage a dit un jour: "une erreur ne devient une faute que lorsqu'on refuse de la corriger". Nous avons l'intention de prendre la pleine responsabilité de nos erreurs. Et nous attendons de vous que vous les pointiez du doigt quand nous manquerons à cet engagement.

Sans débat, sans critique, aucune administration et aucun pays ne peuvent réussir, et aucune république ne peut survivre. c'est pourquoi Solon le legislateur Athenien décréta que c'était un crime qu'un citoyen se dérobe à la controverse. Et c'est pourquoi notre presse fut protégée par le premier amendement (le seul business en amérique spécifiquement protégé par la constitution) pas en premier lieu pour amuser ou divertir, pas pour exacerber le trivial et le sentimental, pas pour simplement "donner au public ce qu'il veut", mais pour informer, stimuler, réfléchir, faire état des dangers et opportunités, montrer nos crises et nos choix pour mener, façonner, éduquer et parfois même provoquer la colère de l'opinion publique.

Cela signifie une plus vaste couverture et analyse des nouvelles internationales (car elle n'est plus lointaine et étrangère mais à portée de main et locale). Cela signifie une attention accrue à une compréhension améliorée des actualités autant qu'une meilleure transmission. Et cela signifie, enfin, que le gouvernement à tous les niveaux, doit remplir son obligation de vous fournir l'information la plus complète possible en dehors des limites les plus étroites de la sécurité nationale (et nous avons l'intention de le faire). C'est au tout début du 17 ème siècle que Francis Bacon remarqua trois inventions récentes qui étaient déjà en train de transformer le monde: la boussole (compas?), la poudre à canon et la machine à imprimer. MAintenant le lien entre les nations qui a été d'abord accompli par la boussole a fait de nous tous des citoyens du monde les espoirs et les craintes d'un seul devenant les espoirs et les craintes de tous. Tandis que les efforts se poursuivent pour vivre ensemble dans ce monde unique, l'évolution de la poudre à canon jusqu'à ses limites ultimes a mis en garde l'humanité contre les terribles conséquences d'un dérapage.

C'est donc de la machine à imprimer (de la mémoire des actions des hommes, la gardienne de leurs consciences, la messagère de leurs nouvelles) que nous attendons de la force et de l'assistance, qu'elle nous donne confiance qu'avec votre aide l'homme sera ce pourquoi il est né: libre et indépendant.

J.F.Kennedy

Paroles de J.K.Kennedy devant des représentants de la presse américaine :

Je voudrais vous parler de notre responsabilité commune face à un danger qui nous concerne tous. Les événements des dernières semaines nous ont amené à percevoir cet enjeu. Mais les dimensions du problème sont apparues de manière imminente à l'horizon des prochaines années. Quels que soit nos espérances pour le futur, s'agissant de réduire une menace ou de vivre avec elle, il est impossible d'éviter l'actuel défi qui concerne notre sécurité et notre survie, un défi qui se présente de manière inhabituelle dans toutes les sphères de l'activité humaine.

La question de la survie de notre société font apparaître deux nécessités, qui concernent à la fois le Président et la presse, deux gageures qui peuvent sembler contradictoires mais qui peuvent être conjugés et remplies si nous nous groupons face à ce péril national. Je me réfère ici à l'importance d'informer largement le public et à la nécessité de refuser la politique officielle du secret.

Le simple mot de secret est inacceptable dans une société libre et ouverte. Et nous sommes en tant que peuple intrinsèquement et historiquement opposés aux sociétés secrètes, aux serments secrets, aux réunions secrètes. Nous avons décidé il y a longtemps que les dangers de la dissimulation excessive et injustifiée de faits pertinents depassent de loin les dangers que l'on cite pour les justifier. Même aujourd'hui il est peu justifié de resister à la menace d'un société fermée (totalitaire?) tout en imitant ses restrictions arbitraires. Même aujoud'hui, il est peu justifié d'assurer la survie de notre nation si nos traditions ne survivent pas avec elle. Et il y a un danger très grave qu'un besoin annoncé de sécurité accrue soit l'opportunité que saisiront ceux soucieux d'éttendre sa portée aux limites extrêmes de la dissimulation et de la censure officielle. Voilà ce que je n'ai pas l'intention de laisser faire dans la mesure où j'en ai le contrôle. Et aucun officiel de mon administration, quelque soit son rang, civil ou militaire, ne devrait interpréter mes paroles ici ce soir comme une justification pour censurer la presse, étouffer la dissidence, cacher nos erreurs ou taire au public et à la presse les faits qu'ils méritent de savoir.

Mais je demande à tout publiciste, tout éditeur, tout journaliste dans ce pays de rééxaminer ses propres principes moraux et de reconnaître la nature du péril qui menace notre pays. En temps de guerre, le gouvernement et la presse ont traditionellement mis en commun leurs efforts reposant largement sur l'auto-discipline, pour empêcher la divulgation d'informations non-autorisées à l'ennemi. En temps de danger "clair et présent", les tribunaux ont maintenu que même les droits privilégiés du premier ammendement doivent céder devant le besoin commun de sécurité nationale.

Aujourd'hui, aucune guerre n'a été déclarée, et aussi féroce le combat puisse t'il être, elle pourrait bien ne jamais se déclarer à la façon habituelle. Notre mode de vie est attaqué. Ceux qui se veulent nos ennemis progressent partout dans le monde. LA survie de nos amis est menacée. Et pourtant, aucune guerre n'a été déclarée, aucune frontière n'a été franchie par des troupes en marche, aucun missile n'a été tiré.

Si la presse attend une déclaration de guerre avant d'imposer l'auto-discipline qui s'impose dans ces conditions, alors peux seulement dire qu'aucune guerre n'a jamais autant menacé notre sécurité. Si vous attendez une situation de de "danger clair et actuel", alors je peux seulement dire que le danger n'a jamais été aussi clair et sa présence plus imminente.

Cela requiert un changement de perspective, un changement de tactique , un changement de missions, par le gouvernement, par le peuple, par tout homme d'affaire ou chef d'entreprise et par tout journaliste. Car nous sommes confrontés dans le monde à une conspiration monolithique et implacable qui repose essentiellement sur des moyens secrets pour ettendre sa sphère d'influence (de l'inflitration plutot que de l'invasion, de la subversion plutot que des élections, de l'intimidation plutot que du choix libre, des guerillas de nuit plutot que des armées en plein jour).

C'est un système qui a mobilisé de vastes ressources humaines et matérielles dans la construction d'une machinerie très efficace et au maillage très serré qui combine opérations militaires, diplomatiques, de renseignement, économiques, scientifiques et politiques.

Ses plans sont dissimulés, non publiés. Ses erreurs sont cachées, non affichées. Ses dissidents sont réduits au silence, pas complimentés. Aucune dépense n'est mise en question, aucune rumeur n'est imprimée, aucun secret révellé. Il conduit la guerre froide, bref, avec une discipline de temps de guerre aucune démocratie ne pourrait jamais esperer ou désirer bien se porter.

Cependant, toute démocratie reconnait les restrictions necéssaires liées à la sécurité nationale ( et la question demeure de savoir si ces restrictions doivent être plus strictement observées si nous devons faire face à ce genre d'attaque et d' incontestable invasion.) A vrai dire c'est un fait que les ennemis de cette nation se sont ouvertement vantés d'acquérir dans nos journaux les informations qu'ils auraient du obtenir dans le cas contraire en engagant des agents, par le vol, la corruption et l'espionage; que les details des plans secrets de cette nation pour contrer les opérations secrètes de l'ennemi ont été mis à la portée de chaque lecteur de journal, ami autant qu'ennemi; que les effectifs , la puissance, l'emplacement et la nature de nos forces et armes, et nos plans et stratégie pour leur utilisation ont tous été précisés dans la presse et autres médias à un degré suffisant pour satisfaire n'importe quelle puissance étrangère; Et que dans au moins un cas, la publication de détails concernant un mécanisme secret par lequel les setallites étaient suivis, a demandé son altération au prix de beaucoup de temps et d'argent.

Les journaux qui ont imprimés ces histoires étaient loyals, patriotiques, responsables et de bonne volonté. Si nous avions été engagés dans une guerre ouverte, ils n' auraient sans aucun doute pas publiés ces faits. Mais en l'absence de guerre ouverte, ils ne reconnaissaient que les contrôles du journalisme et non ceux de la sécurité nationale. Et la question que je pose ce soir est de savoir si des contrôles additionnels ne devraient pas être adoptés maintenant.

A vous seuls d'y répondre. Aucun officiel ne devrait le faire à votre place. Aucun plan gouvernemental ne devrait imposer ses restrictions contre votre volonté. Mais je manquerais à mon devoir envers la nation, considérant toutes les responsabilités que nous assumons maintenant et tous les moyens dont nous disposons pour remplir ces responsabilités, si je n'attirais pas votre atention sur ce probleme et ne conseillais vivement sa considération réfléchie.

En de nombreuses occasions auparavant, j'ai dit (et vos journaux ont constamment dit) que nous sommes en des temps qui font appel au sens du sacrifice et à l'auto-discipline de chaque citoyen. Ils demandent que chaque citoyen mette en balance ses droits et son confort avec ses obligations au bien commun. Je ne peux pas croire maintenant que ces citoyens qui travaillent dans le journalisme se considèrent non concernés par cet appel.

je n'ai pas l'intention de mettre en place un nouveu bureau de l'information sur la guerre pour canaliser le flot des nouvelles. Je ne suggère pas de quelconque nouvelles formes de censure ou quelconque nouveau types de classification pour le secret. Je n'ai pas de réponse évidente au dilemme que j'ai soulevé, et ne chercherais pas à l'imposer si j'en avais une. Mais je demande aux membres de la profession journalistique et de l'industrie dans ce pays de réexaminer leurs propres responsabilités, de considérer le degré et la nature du danger présent, et de respecter le devoir d' auto-restriction que ce danger nous impose à tous.

Tout journal maintenant se demande, par rapport à chaque histoire: "S'agit il de nouvelles informations?". Tout ce que je suggère est que vous ajoutiez la question: "Est ce dans l'intéret de la sécurité nationale". Et j'espère que tout groupe en Amérique (associations et hommes d'affaire et officiels à tous niveaux) poseront la même question des efforts à accomplir, et soummetront leurs actions aux mêmes justes contrôles.

Et si la presse américaine considérait et recommandait la mise en place volontaire de nouveaux éléments spécifiques dans les rouages du gouvernement, je peux vous assurer que nous coopérerons de tout coeur et prendrons en considération ces recommandations.

Peut être n'y aura t'il pas de recommandations. Peut être n'y a t'il pas de réponse au dilemne auquel se trouve confrontée une société libre et ouverte dans une guerre froide et secrete. En temps de paix, toute discussion sur ce sujet, et toute action qui en résulte, sont à la fois douloureuses et inédites. Mais nous vivons un temps de paix et de péril tel qu'on n'en connu pas de précédent dans l'histoire.

C'est la nature sans précédent de ce défi qui aussi exige de vous de répondre à une deuxième obligation, une obligation que je partage. et c'est celle d'informer et d'alerter le peuple américain, de s'assurer qu'il possède tous les éléments d'information nécessaires et qu'il les comprenne également (les périls, les perspectives, les objectifs, de notre programme et les choix qui se présentent à nous.) Aucun président ne devrait craindre que le public ne scrute son programme. Car cet examen approfondi permet la compréhension. Et la compréhension autorise le soutien ou l'opposition. Les deux sont nécessaires. Je ne demande pas à vos journaux de soutenir l'administration mais je demande votre aide dans la tâche énorme d'informer et d'alerter le peuple américain. Car j'ai toute confiance en la réponse et le dévouement de nos citoyens dès qu'ils sont pleinement informés.

Non seulement je ne pourrais pas réprimer la controverse entre vos lecteurs, mais je dis qu'elle est la bienvenue. Cette administration a l'intention d'être franche concernant ses erreurs car comme un homme sage a dit un jour: "une erreur ne devient une faute que lorsqu'on refuse de la corriger". Nous avons l'intention de prendre la pleine responsabilité de nos erreurs. Et nous attendons de vous que vous les pointiez du doigt quand nous manquerons à cet engagement.

Sans débat, sans critique, aucune administration et aucun pays ne peuvent réussir, et aucune république ne peut survivre. c'est pourquoi Solon le legislateur Athenien décréta que c'était un crime qu'un citoyen se dérobe à la controverse. Et c'est pourquoi notre presse fut protégée par le premier amendement (le seul business en amérique spécifiquement protégé par la constitution) pas en premier lieu pour amuser ou divertir, pas pour exacerber le trivial et le sentimental, pas pour simplement "donner au public ce qu'il veut", mais pour informer, stimuler, réfléchir, faire état des dangers et opportunités, montrer nos crises et nos choix pour mener, façonner, éduquer et parfois même provoquer la colère de l'opinion publique.

Cela signifie une plus vaste couverture et analyse des nouvelles internationales (car elle n'est plus lointaine et étrangère mais à portée de main et locale). Cela signifie une attention accrue à une compréhension améliorée des actualités autant qu'une meilleure transmission. Et cela signifie, enfin, que le gouvernement à tous les niveaux, doit remplir son obligation de vous fournir l'information la plus complète possible en dehors des limites les plus étroites de la sécurité nationale (et nous avons l'intention de le faire). C'est au tout début du 17 ème siècle que Francis Bacon remarqua trois inventions récentes qui étaient déjà en train de transformer le monde: la boussole (compas?), la poudre à canon et la machine à imprimer. MAintenant le lien entre les nations qui a été d'abord accompli par la boussole a fait de nous tous des citoyens du monde les espoirs et les craintes d'un seul devenant les espoirs et les craintes de tous. Tandis que les efforts se poursuivent pour vivre ensemble dans ce monde unique, l'évolution de la poudre à canon jusqu'à ses limites ultimes a mis en garde l'humanité contre les terribles conséquences d'un dérapage.

C'est donc de la machine à imprimer (de la mémoire des actions des hommes, la gardienne de leurs consciences, la messagère de leurs nouvelles) que nous attendons de la force et de l'assistance, qu'elle nous donne confiance qu'avec votre aide l'homme sera ce pourquoi il est né: libre et indépendant.

J.F.Kennedy

**Le texte anglais **


Mr. Chairman, ladies and gentlemen:

I appreciate very much your generous invitation to be here tonight.

You bear heavy responsibilities these days and an article I read some time ago reminded me of how particularly heavily the burdens of present day events bear upon your profession.

You may remember that in 1851 the New York Herald Tribune under the sponsorship and publishing of Horace Greeley, employed as its London correspondent an obscure journalist by the name of Karl Marx.

We are told that foreign correspondent Marx, stone broke, and with a family ill and undernourished, constantly appealed to Greeley and managing editor Charles Dana for an increase in his munificent salary of $5 per installment, a salary which he and Engels ungratefully labeled as the "lousiest petty bourgeois cheating." But when all his financial appeals were refused, Marx looked around for other means of livelihood and fame, eventually terminating his relationship with the Tribune and devoting his talents full time to the cause that would bequeath the world the seeds of Leninism, Stalinism, revolution and the cold war.

If only this capitalistic New York newspaper had treated him more kindly; if only Marx had remained a foreign correspondent, history might have been different. And I hope all publishers will bear this lesson in mind the next time they receive a poverty-stricken appeal for a small increase in the expense account from an obscure newspaper man.

I have selected as the title of my remarks tonight "The President and the Press." Some may suggest that this would be more naturally worded "The President Versus the Press." But those are not my sentiments tonight.

It is true, however, that when a well-known diplomat from another country demanded recently that our State Department repudiate certain newspaper attacks on his colleague it was unnecessary for us to reply that this Administration was not responsible for the press, for the press had already made it clear that it was not responsible for this Administration.

Nevertheless, my purpose here tonight is not to deliver the usual assault on the so-called one party press. On the contrary, in recent months I have rarely heard any complaints about political bias in the press except from a few Republicans. Nor is it my purpose tonight to discuss or defend the televising of Presidential press conferences. I think it is highly beneficial to have some 20,000,000 Americans regularly sit in on these conferences to observe, if I may say so, the incisive, the intelligent and the courteous qualities displayed by your Washington correspondents.

Nor, finally, are these remarks intended to examine the proper degree of privacy which the press should allow to any President and his family.

If in the last few months your White House reporters and photographers have been attending church services with regularity, that has surely done them no harm.

On the other hand, I realize that your staff and wire service photographers may be complaining that they do not enjoy the same green privileges at the local golf courses that they once did.

It is true that my predecessor did not object as I do to pictures of one's golfing skill in action. But neither on the other hand did he ever bean a Secret Service man.

My topic tonight is a more sober one of concern to publishers as well as editors.

I want to talk about our common responsibilities in the face of a common danger. The events of recent weeks may have helped to illuminate that challenge for some; but the dimensions of its threat have loomed large on the horizon for many years. Whatever our hopes may be for the future--for reducing this threat or living with it--there is no escaping either the gravity or the totality of its challenge to our survival and to our security--a challenge that confronts us in unaccustomed ways in every sphere of human activity.

This deadly challenge imposes upon our society two requirements of direct concern both to the press and to the President--two requirements that may seem almost contradictory in tone, but which must be reconciled and fulfilled if we are to meet this national peril. I refer, first, to the need for a far greater public information; and, second, to the need for far greater official secrecy.

I The very word "secrecy" is repugnant in a free and open society; and we are as a people inherently and historically opposed to secret societies, to secret oaths and to secret proceedings. We decided long ago that the dangers of excessive and unwarranted concealment of pertinent facts far outweighed the dangers which are cited to justify it. Even today, there is little value in opposing the threat of a closed society by imitating its arbitrary restrictions. Even today, there is little value in insuring the survival of our nation if our traditions do not survive with it. And there is very grave danger that an announced need for increased security will be seized upon by those anxious to expand its meaning to the very limits of official censorship and concealment. That I do not intend to permit to the extent that it is in my control. And no official of my Administration, whether his rank is high or low, civilian or military, should interpret my words here tonight as an excuse to censor the news, to stifle dissent, to cover up our mistakes or to withhold from the press and the public the facts they deserve to know.

But I do ask every publisher, every editor, and every newsman in the nation to reexamine his own standards, and to recognize the nature of our country's peril. In time of war, the government and the press have customarily joined in an effort based largely on self-discipline, to prevent unauthorized disclosures to the enemy. In time of "clear and present danger," the courts have held that even the privileged rights of the First Amendment must yield to the public's need for national security.

Today no war has been declared--and however fierce the struggle may be, it may never be declared in the traditional fashion. Our way of life is under attack. Those who make themselves our enemy are advancing around the globe. The survival of our friends is in danger. And yet no war has been declared, no borders have been crossed by marching troops, no missiles have been fired.

If the press is awaiting a declaration of war before it imposes the self-discipline of combat conditions, then I can only say that no war ever posed a greater threat to our security. If you are awaiting a finding of "clear and present danger," then I can only say that the danger has never been more clear and its presence has never been more imminent.

It requires a change in outlook, a change in tactics, a change in missions--by the government, by the people, by every businessman or labor leader, and by every newspaper. For we are opposed around the world by a monolithic and ruthless conspiracy that relies primarily on covert means for expanding its sphere of influence--on infiltration instead of invasion, on subversion instead of elections, on intimidation instead of free choice, on guerrillas by night instead of armies by day. It is a system which has conscripted vast human and material resources into the building of a tightly knit, highly efficient machine that combines military, diplomatic, intelligence, economic, scientific and political operations.

Its preparations are concealed, not published. Its mistakes are buried, not headlined. Its dissenters are silenced, not praised. No expenditure is questioned, no rumor is printed, no secret is revealed. It conducts the Cold War, in short, with a war-time discipline no democracy would ever hope or wish to match.

Nevertheless, every democracy recognizes the necessary restraints of national security--and the question remains whether those restraints need to be more strictly observed if we are to oppose this kind of attack as well as outright invasion.

For the facts of the matter are that this nation's foes have openly boasted of acquiring through our newspapers information they would otherwise hire agents to acquire through theft, bribery or espionage; that details of this nation's covert preparations to counter the enemy's covert operations have been available to every newspaper reader, friend and foe alike; that the size, the strength, the location and the nature of our forces and weapons, and our plans and strategy for their use, have all been pinpointed in the press and other news media to a degree sufficient to satisfy any foreign power; and that, in at least in one case, the publication of details concerning a secret mechanism whereby satellites were followed required its alteration at the expense of considerable time and money.

The newspapers which printed these stories were loyal, patriotic, responsible and well-meaning. Had we been engaged in open warfare, they undoubtedly would not have published such items. But in the absence of open warfare, they recognized only the tests of journalism and not the tests of national security. And my question tonight is whether additional tests should not now be adopted.

The question is for you alone to answer. No public official should answer it for you. No governmental plan should impose its restraints against your will. But I would be failing in my duty to the nation, in considering all of the responsibilities that we now bear and all of the means at hand to meet those responsibilities, if I did not commend this problem to your attention, and urge its thoughtful consideration.

On many earlier occasions, I have said--and your newspapers have constantly said--that these are times that appeal to every citizen's sense of sacrifice and self-discipline. They call out to every citizen to weigh his rights and comforts against his obligations to the common good. I cannot now believe that those citizens who serve in the newspaper business consider themselves exempt from that appeal.

I have no intention of establishing a new Office of War Information to govern the flow of news. I am not suggesting any new forms of censorship or any new types of security classifications. I have no easy answer to the dilemma that I have posed, and would not seek to impose it if I had one. But I am asking the members of the newspaper profession and the industry in this country to reexamine their own responsibilities, to consider the degree and the nature of the present danger, and to heed the duty of self-restraint which that danger imposes upon us all.

Every newspaper now asks itself, with respect to every story: "Is it news?" All I suggest is that you add the question: "Is it in the interest of the national security?" And I hope that every group in America--unions and businessmen and public officials at every level-- will ask the same question of their endeavors, and subject their actions to the same exacting tests.

And should the press of America consider and recommend the voluntary assumption of specific new steps or machinery, I can assure you that we will cooperate whole-heartedly with those recommendations.

Perhaps there will be no recommendations. Perhaps there is no answer to the dilemma faced by a free and open society in a cold and secret war. In times of peace, any discussion of this subject, and any action that results, are both painful and without precedent. But this is a time of peace and peril which knows no precedent in history.

II It is the unprecedented nature of this challenge that also gives rise to your second obligation--an obligation which I share. And that is our obligation to inform and alert the American people--to make certain that they possess all the facts that they need, and understand them as well--the perils, the prospects, the purposes of our program and the choices that we face.

No President should fear public scrutiny of his program. For from that scrutiny comes understanding; and from that understanding comes support or opposition. And both are necessary. I am not asking your newspapers to support the Administration, but I am asking your help in the tremendous task of informing and alerting the American people. For I have complete confidence in the response and dedication of our citizens whenever they are fully informed.

I not only could not stifle controversy among your readers--I welcome it. This Administration intends to be candid about its errors; for as a wise man once said: "An error does not become a mistake until you refuse to correct it." We intend to accept full responsibility for our errors; and we expect you to point them out when we miss them.

Without debate, without criticism, no Administration and no country can succeed--and no republic can survive. That is why the Athenian lawmaker Solon decreed it a crime for any citizen to shrink from controversy. And that is why our press was protected by the First Amendment-- the only business in America specifically protected by the Constitution- -not primarily to amuse and entertain, not to emphasize the trivial and the sentimental, not to simply "give the public what it wants"--but to inform, to arouse, to reflect, to state our dangers and our opportunities, to indicate our crises and our choices, to lead, mold, educate and sometimes even anger public opinion.

This means greater coverage and analysis of international news--for it is no longer far away and foreign but close at hand and local. It means greater attention to improved understanding of the news as well as improved transmission. And it means, finally, that government at all levels, must meet its obligation to provide you with the fullest possible information outside the narrowest limits of national security--and we intend to do it.

III It was early in the Seventeenth Century that Francis Bacon remarked on three recent inventions already transforming the world: the compass, gunpowder and the printing press. Now the links between the nations first forged by the compass have made us all citizens of the world, the hopes and threats of one becoming the hopes and threats of us all. In that one world's efforts to live together, the evolution of gunpowder to its ultimate limit has warned mankind of the terrible consequences of failure.

And so it is to the printing press--to the recorder of man's deeds, the keeper of his conscience, the courier of his news--that we look for strength and assistance, confident that with your help man will be what he was born to be: free and independent.

Mr. Chairman, ladies and gentlemen:

I appreciate very much your generous invitation to be here tonight.

You bear heavy responsibilities these days and an article I read some time ago reminded me of how particularly heavily the burdens of present day events bear upon your profession.

You may remember that in 1851 the New York Herald Tribune under the sponsorship and publishing of Horace Greeley, employed as its London correspondent an obscure journalist by the name of Karl Marx.

We are told that foreign correspondent Marx, stone broke, and with a family ill and undernourished, constantly appealed to Greeley and managing editor Charles Dana for an increase in his munificent salary of $5 per installment, a salary which he and Engels ungratefully labeled as the "lousiest petty bourgeois cheating." But when all his financial appeals were refused, Marx looked around for other means of livelihood and fame, eventually terminating his relationship with the Tribune and devoting his talents full time to the cause that would bequeath the world the seeds of Leninism, Stalinism, revolution and the cold war.

If only this capitalistic New York newspaper had treated him more kindly; if only Marx had remained a foreign correspondent, history might have been different. And I hope all publishers will bear this lesson in mind the next time they receive a poverty-stricken appeal for a small increase in the expense account from an obscure newspaper man.

I have selected as the title of my remarks tonight "The President and the Press." Some may suggest that this would be more naturally worded "The President Versus the Press." But those are not my sentiments tonight.

It is true, however, that when a well-known diplomat from another country demanded recently that our State Department repudiate certain newspaper attacks on his colleague it was unnecessary for us to reply that this Administration was not responsible for the press, for the press had already made it clear that it was not responsible for this Administration.

Nevertheless, my purpose here tonight is not to deliver the usual assault on the so-called one party press. On the contrary, in recent months I have rarely heard any complaints about political bias in the press except from a few Republicans. Nor is it my purpose tonight to discuss or defend the televising of Presidential press conferences. I think it is highly beneficial to have some 20,000,000 Americans regularly sit in on these conferences to observe, if I may say so, the incisive, the intelligent and the courteous qualities displayed by your Washington correspondents.

Nor, finally, are these remarks intended to examine the proper degree of privacy which the press should allow to any President and his family.

If in the last few months your White House reporters and photographers have been attending church services with regularity, that has surely done them no harm.

On the other hand, I realize that your staff and wire service photographers may be complaining that they do not enjoy the same green privileges at the local golf courses that they once did.

It is true that my predecessor did not object as I do to pictures of one's golfing skill in action. But neither on the other hand did he ever bean a Secret Service man.

My topic tonight is a more sober one of concern to publishers as well as editors.

I want to talk about our common responsibilities in the face of a common danger. The events of recent weeks may have helped to illuminate that challenge for some; but the dimensions of its threat have loomed large on the horizon for many years. Whatever our hopes may be for the future--for reducing this threat or living with it--there is no escaping either the gravity or the totality of its challenge to our survival and to our security--a challenge that confronts us in unaccustomed ways in every sphere of human activity.

This deadly challenge imposes upon our society two requirements of direct concern both to the press and to the President--two requirements that may seem almost contradictory in tone, but which must be reconciled and fulfilled if we are to meet this national peril. I refer, first, to the need for a far greater public information; and, second, to the need for far greater official secrecy.

I The very word "secrecy" is repugnant in a free and open society; and we are as a people inherently and historically opposed to secret societies, to secret oaths and to secret proceedings. We decided long ago that the dangers of excessive and unwarranted concealment of pertinent facts far outweighed the dangers which are cited to justify it. Even today, there is little value in opposing the threat of a closed society by imitating its arbitrary restrictions. Even today, there is little value in insuring the survival of our nation if our traditions do not survive with it. And there is very grave danger that an announced need for increased security will be seized upon by those anxious to expand its meaning to the very limits of official censorship and concealment. That I do not intend to permit to the extent that it is in my control. And no official of my Administration, whether his rank is high or low, civilian or military, should interpret my words here tonight as an excuse to censor the news, to stifle dissent, to cover up our mistakes or to withhold from the press and the public the facts they deserve to know.

But I do ask every publisher, every editor, and every newsman in the nation to reexamine his own standards, and to recognize the nature of our country's peril. In time of war, the government and the press have customarily joined in an effort based largely on self-discipline, to prevent unauthorized disclosures to the enemy. In time of "clear and present danger," the courts have held that even the privileged rights of the First Amendment must yield to the public's need for national security.

Today no war has been declared--and however fierce the struggle may be, it may never be declared in the traditional fashion. Our way of life is under attack. Those who make themselves our enemy are advancing around the globe. The survival of our friends is in danger. And yet no war has been declared, no borders have been crossed by marching troops, no missiles have been fired.

If the press is awaiting a declaration of war before it imposes the self-discipline of combat conditions, then I can only say that no war ever posed a greater threat to our security. If you are awaiting a finding of "clear and present danger," then I can only say that the danger has never been more clear and its presence has never been more imminent.

It requires a change in outlook, a change in tactics, a change in missions--by the government, by the people, by every businessman or labor leader, and by every newspaper. For we are opposed around the world by a monolithic and ruthless conspiracy that relies primarily on covert means for expanding its sphere of influence--on infiltration instead of invasion, on subversion instead of elections, on intimidation instead of free choice, on guerrillas by night instead of armies by day. It is a system which has conscripted vast human and material resources into the building of a tightly knit, highly efficient machine that combines military, diplomatic, intelligence, economic, scientific and political operations.

Its preparations are concealed, not published. Its mistakes are buried, not headlined. Its dissenters are silenced, not praised. No expenditure is questioned, no rumor is printed, no secret is revealed. It conducts the Cold War, in short, with a war-time discipline no democracy would ever hope or wish to match.

Nevertheless, every democracy recognizes the necessary restraints of national security--and the question remains whether those restraints need to be more strictly observed if we are to oppose this kind of attack as well as outright invasion.

For the facts of the matter are that this nation's foes have openly boasted of acquiring through our newspapers information they would otherwise hire agents to acquire through theft, bribery or espionage; that details of this nation's covert preparations to counter the enemy's covert operations have been available to every newspaper reader, friend and foe alike; that the size, the strength, the location and the nature of our forces and weapons, and our plans and strategy for their use, have all been pinpointed in the press and other news media to a degree sufficient to satisfy any foreign power; and that, in at least in one case, the publication of details concerning a secret mechanism whereby satellites were followed required its alteration at the expense of considerable time and money.

The newspapers which printed these stories were loyal, patriotic, responsible and well-meaning. Had we been engaged in open warfare, they undoubtedly would not have published such items. But in the absence of open warfare, they recognized only the tests of journalism and not the tests of national security. And my question tonight is whether additional tests should not now be adopted.

The question is for you alone to answer. No public official should answer it for you. No governmental plan should impose its restraints against your will. But I would be failing in my duty to the nation, in considering all of the responsibilities that we now bear and all of the means at hand to meet those responsibilities, if I did not commend this problem to your attention, and urge its thoughtful consideration.

On many earlier occasions, I have said--and your newspapers have constantly said--that these are times that appeal to every citizen's sense of sacrifice and self-discipline. They call out to every citizen to weigh his rights and comforts against his obligations to the common good. I cannot now believe that those citizens who serve in the newspaper business consider themselves exempt from that appeal.

I have no intention of establishing a new Office of War Information to govern the flow of news. I am not suggesting any new forms of censorship or any new types of security classifications. I have no easy answer to the dilemma that I have posed, and would not seek to impose it if I had one. But I am asking the members of the newspaper profession and the industry in this country to reexamine their own responsibilities, to consider the degree and the nature of the present danger, and to heed the duty of self-restraint which that danger imposes upon us all.

Every newspaper now asks itself, with respect to every story: "Is it news?" All I suggest is that you add the question: "Is it in the interest of the national security?" And I hope that every group in America--unions and businessmen and public officials at every level-- will ask the same question of their endeavors, and subject their actions to the same exacting tests.

And should the press of America consider and recommend the voluntary assumption of specific new steps or machinery, I can assure you that we will cooperate whole-heartedly with those recommendations.

Perhaps there will be no recommendations. Perhaps there is no answer to the dilemma faced by a free and open society in a cold and secret war. In times of peace, any discussion of this subject, and any action that results, are both painful and without precedent. But this is a time of peace and peril which knows no precedent in history.

II It is the unprecedented nature of this challenge that also gives rise to your second obligation--an obligation which I share. And that is our obligation to inform and alert the American people--to make certain that they possess all the facts that they need, and understand them as well--the perils, the prospects, the purposes of our program and the choices that we face.

No President should fear public scrutiny of his program. For from that scrutiny comes understanding; and from that understanding comes support or opposition. And both are necessary. I am not asking your newspapers to support the Administration, but I am asking your help in the tremendous task of informing and alerting the American people. For I have complete confidence in the response and dedication of our citizens whenever they are fully informed.

I not only could not stifle controversy among your readers--I welcome it. This Administration intends to be candid about its errors; for as a wise man once said: "An error does not become a mistake until you refuse to correct it." We intend to accept full responsibility for our errors; and we expect you to point them out when we miss them.

Without debate, without criticism, no Administration and no country can succeed--and no republic can survive. That is why the Athenian lawmaker Solon decreed it a crime for any citizen to shrink from controversy. And that is why our press was protected by the First Amendment-- the only business in America specifically protected by the Constitution- -not primarily to amuse and entertain, not to emphasize the trivial and the sentimental, not to simply "give the public what it wants"--but to inform, to arouse, to reflect, to state our dangers and our opportunities, to indicate our crises and our choices, to lead, mold, educate and sometimes even anger public opinion.

This means greater coverage and analysis of international news--for it is no longer far away and foreign but close at hand and local. It means greater attention to improved understanding of the news as well as improved transmission. And it means, finally, that government at all levels, must meet its obligation to provide you with the fullest possible information outside the narrowest limits of national security--and we intend to do it.

III It was early in the Seventeenth Century that Francis Bacon remarked on three recent inventions already transforming the world: the compass, gunpowder and the printing press. Now the links between the nations first forged by the compass have made us all citizens of the world, the hopes and threats of one becoming the hopes and threats of us all. In that one world's efforts to live together, the evolution of gunpowder to its ultimate limit has warned mankind of the terrible consequences of failure.

And so it is to the printing press--to the recorder of man's deeds, the keeper of his conscience, the courier of his news--that we look for strength and assistance, confident that with your help man will be what he was born to be: free and independent.

Mr. Chairman, ladies and gentlemen:

I appreciate very much your generous invitation to be here tonight.

You bear heavy responsibilities these days and an article I read some time ago reminded me of how particularly heavily the burdens of present day events bear upon your profession.

You may remember that in 1851 the New York Herald Tribune under the sponsorship and publishing of Horace Greeley, employed as its London correspondent an obscure journalist by the name of Karl Marx.

We are told that foreign correspondent Marx, stone broke, and with a family ill and undernourished, constantly appealed to Greeley and managing editor Charles Dana for an increase in his munificent salary of $5 per installment, a salary which he and Engels ungratefully labeled as the "lousiest petty bourgeois cheating." But when all his financial appeals were refused, Marx looked around for other means of livelihood and fame, eventually terminating his relationship with the Tribune and devoting his talents full time to the cause that would bequeath the world the seeds of Leninism, Stalinism, revolution and the cold war.

If only this capitalistic New York newspaper had treated him more kindly; if only Marx had remained a foreign correspondent, history might have been different. And I hope all publishers will bear this lesson in mind the next time they receive a poverty-stricken appeal for a small increase in the expense account from an obscure newspaper man.

I have selected as the title of my remarks tonight "The President and the Press." Some may suggest that this would be more naturally worded "The President Versus the Press." But those are not my sentiments tonight.

It is true, however, that when a well-known diplomat from another country demanded recently that our State Department repudiate certain newspaper attacks on his colleague it was unnecessary for us to reply that this Administration was not responsible for the press, for the press had already made it clear that it was not responsible for this Administration.

Nevertheless, my purpose here tonight is not to deliver the usual assault on the so-called one party press. On the contrary, in recent months I have rarely heard any complaints about political bias in the press except from a few Republicans. Nor is it my purpose tonight to discuss or defend the televising of Presidential press conferences. I think it is highly beneficial to have some 20,000,000 Americans regularly sit in on these conferences to observe, if I may say so, the incisive, the intelligent and the courteous qualities displayed by your Washington correspondents.

Nor, finally, are these remarks intended to examine the proper degree of privacy which the press should allow to any President and his family.

If in the last few months your White House reporters and photographers have been attending church services with regularity, that has surely done them no harm.

On the other hand, I realize that your staff and wire service photographers may be complaining that they do not enjoy the same green privileges at the local golf courses that they once did.

It is true that my predecessor did not object as I do to pictures of one's golfing skill in action. But neither on the other hand did he ever bean a Secret Service man.

My topic tonight is a more sober one of concern to publishers as well as editors.

I want to talk about our common responsibilities in the face of a common danger. The events of recent weeks may have helped to illuminate that challenge for some; but the dimensions of its threat have loomed large on the horizon for many years. Whatever our hopes may be for the future--for reducing this threat or living with it--there is no escaping either the gravity or the totality of its challenge to our survival and to our security--a challenge that confronts us in unaccustomed ways in every sphere of human activity.

This deadly challenge imposes upon our society two requirements of direct concern both to the press and to the President--two requirements that may seem almost contradictory in tone, but which must be reconciled and fulfilled if we are to meet this national peril. I refer, first, to the need for a far greater public information; and, second, to the need for far greater official secrecy.

I The very word "secrecy" is repugnant in a free and open society; and we are as a people inherently and historically opposed to secret societies, to secret oaths and to secret proceedings. We decided long ago that the dangers of excessive and unwarranted concealment of pertinent facts far outweighed the dangers which are cited to justify it. Even today, there is little value in opposing the threat of a closed society by imitating its arbitrary restrictions. Even today, there is little value in insuring the survival of our nation if our traditions do not survive with it. And there is very grave danger that an announced need for increased security will be seized upon by those anxious to expand its meaning to the very limits of official censorship and concealment. That I do not intend to permit to the extent that it is in my control. And no official of my Administration, whether his rank is high or low, civilian or military, should interpret my words here tonight as an excuse to censor the news, to stifle dissent, to cover up our mistakes or to withhold from the press and the public the facts they deserve to know.

But I do ask every publisher, every editor, and every newsman in the nation to reexamine his own standards, and to recognize the nature of our country's peril. In time of war, the government and the press have customarily joined in an effort based largely on self-discipline, to prevent unauthorized disclosures to the enemy. In time of "clear and present danger," the courts have held that even the privileged rights of the First Amendment must yield to the public's need for national security.

Today no war has been declared--and however fierce the struggle may be, it may never be declared in the traditional fashion. Our way of life is under attack. Those who make themselves our enemy are advancing around the globe. The survival of our friends is in danger. And yet no war has been declared, no borders have been crossed by marching troops, no missiles have been fired.

If the press is awaiting a declaration of war before it imposes the self-discipline of combat conditions, then I can only say that no war ever posed a greater threat to our security. If you are awaiting a finding of "clear and present danger," then I can only say that the danger has never been more clear and its presence has never been more imminent.

It requires a change in outlook, a change in tactics, a change in missions--by the government, by the people, by every businessman or labor leader, and by every newspaper. For we are opposed around the world by a monolithic and ruthless conspiracy that relies primarily on covert means for expanding its sphere of influence--on infiltration instead of invasion, on subversion instead of elections, on intimidation instead of free choice, on guerrillas by night instead of armies by day. It is a system which has conscripted vast human and material resources into the building of a tightly knit, highly efficient machine that combines military, diplomatic, intelligence, economic, scientific and political operations.

Its preparations are concealed, not published. Its mistakes are buried, not headlined. Its dissenters are silenced, not praised. No expenditure is questioned, no rumor is printed, no secret is revealed. It conducts the Cold War, in short, with a war-time discipline no democracy would ever hope or wish to match.

Nevertheless, every democracy recognizes the necessary restraints of national security--and the question remains whether those restraints need to be more strictly observed if we are to oppose this kind of attack as well as outright invasion.

For the facts of the matter are that this nation's foes have openly boasted of acquiring through our newspapers information they would otherwise hire agents to acquire through theft, bribery or espionage; that details of this nation's covert preparations to counter the enemy's covert operations have been available to every newspaper reader, friend and foe alike; that the size, the strength, the location and the nature of our forces and weapons, and our plans and strategy for their use, have all been pinpointed in the press and other news media to a degree sufficient to satisfy any foreign power; and that, in at least in one case, the publication of details concerning a secret mechanism whereby satellites were followed required its alteration at the expense of considerable time and money.

The newspapers which printed these stories were loyal, patriotic, responsible and well-meaning. Had we been engaged in open warfare, they undoubtedly would not have published such items. But in the absence of open warfare, they recognized only the tests of journalism and not the tests of national security. And my question tonight is whether additional tests should not now be adopted.

The question is for you alone to answer. No public official should answer it for you. No governmental plan should impose its restraints against your will. But I would be failing in my duty to the nation, in considering all of the responsibilities that we now bear and all of the means at hand to meet those responsibilities, if I did not commend this problem to your attention, and urge its thoughtful consideration.

On many earlier occasions, I have said--and your newspapers have constantly said--that these are times that appeal to every citizen's sense of sacrifice and self-discipline. They call out to every citizen to weigh his rights and comforts against his obligations to the common good. I cannot now believe that those citizens who serve in the newspaper business consider themselves exempt from that appeal.

I have no intention of establishing a new Office of War Information to govern the flow of news. I am not suggesting any new forms of censorship or any new types of security classifications. I have no easy answer to the dilemma that I have posed, and would not seek to impose it if I had one. But I am asking the members of the newspaper profession and the industry in this country to reexamine their own responsibilities, to consider the degree and the nature of the present danger, and to heed the duty of self-restraint which that danger imposes upon us all.

Every newspaper now asks itself, with respect to every story: "Is it news?" All I suggest is that you add the question: "Is it in the interest of the national security?" And I hope that every group in America--unions and businessmen and public officials at every level-- will ask the same question of their endeavors, and subject their actions to the same exacting tests.

And should the press of America consider and recommend the voluntary assumption of specific new steps or machinery, I can assure you that we will cooperate whole-heartedly with those recommendations.

Perhaps there will be no recommendations. Perhaps there is no answer to the dilemma faced by a free and open society in a cold and secret war. In times of peace, any discussion of this subject, and any action that results, are both painful and without precedent. But this is a time of peace and peril which knows no precedent in history.

II It is the unprecedented nature of this challenge that also gives rise to your second obligation--an obligation which I share. And that is our obligation to inform and alert the American people--to make certain that they possess all the facts that they need, and understand them as well--the perils, the prospects, the purposes of our program and the choices that we face.

No President should fear public scrutiny of his program. For from that scrutiny comes understanding; and from that understanding comes support or opposition. And both are necessary. I am not asking your newspapers to support the Administration, but I am asking your help in the tremendous task of informing and alerting the American people. For I have complete confidence in the response and dedication of our citizens whenever they are fully informed.

I not only could not stifle controversy among your readers--I welcome it. This Administration intends to be candid about its errors; for as a wise man once said: "An error does not become a mistake until you refuse to correct it." We intend to accept full responsibility for our errors; and we expect you to point them out when we miss them.

Without debate, without criticism, no Administration and no country can succeed--and no republic can survive. That is why the Athenian lawmaker Solon decreed it a crime for any citizen to shrink from controversy. And that is why our press was protected by the First Amendment-- the only business in America specifically protected by the Constitution- -not primarily to amuse and entertain, not to emphasize the trivial and the sentimental, not to simply "give the public what it wants"--but to inform, to arouse, to reflect, to state our dangers and our opportunities, to indicate our crises and our choices, to lead, mold, educate and sometimes even anger public opinion.

This means greater coverage and analysis of international news--for it is no longer far away and foreign but close at hand and local. It means greater attention to improved understanding of the news as well as improved transmission. And it means, finally, that government at all levels, must meet its obligation to provide you with the fullest possible information outside the narrowest limits of national security--and we intend to do it.

III It was early in the Seventeenth Century that Francis Bacon remarked on three recent inventions already transforming the world: the compass, gunpowder and the printing press. Now the links between the nations first forged by the compass have made us all citizens of the world, the hopes and threats of one becoming the hopes and threats of us all. In that one world's efforts to live together, the evolution of gunpowder to its ultimate limit has warned mankind of the terrible consequences of failure.

And so it is to the printing press--to the recorder of man's deeds, the keeper of his conscience, the courier of his news--that we look for strength and assistance, confident that with your help man will be what he was born to be: free and independent.

Extraits des discours de J.F. Kennedy


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