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Sursele următoare:

En résumé (grâce à un LLM libre auto-hébergé)

  • Documentul trate despre lucrările de extracție a combustibilului uzat din bazinul reactorului nr. 4 de la Fukushima în anul 2013.
  • El menționează cauzele catastrofei de la Fukushima, în special lipsa pregătirii personalului și deficiențele de proiectare ale reactorilor.
  • Textul critică proiectele nucleare viitoare precum ASTRID și ITER, subliniind lipsa de siguranță și transparență.

Document fără nume

FUKUSHIMA : începerea lucrărilor de extracție a combustibilului uzat din piscina reactorului nr. 4

19 noiembrie 2013

http://youtu.be/pO3sgaCnE-s

http://youtu.be/rf1kPvqpWCs

ASTRID

ASTRID

Recomandat :

Avant de parcourir ce que j'avais installé le 19 novembre 2013, je vous conseille vivement de regarder cette vidéo en deux parties, qui retrace la construction de la centrale de Fukushima Daiichi, la plus puissante du Japon ( 4700 MW ).

À la limite, ça n'est même pas une vidéo de propagande. C'est l'expression d'un Japon triomphant, résolument tourné vers un avenir ( la construction de la centrale a débuté en 1966). Le film évoque un avenir de haute technologie, radieux. Mais il ne faut pas oublier que les réacteurs à eau bouillante ne sont pas des créations japonaises, mais des constructions sous licence de réacteurs conçus et développés par les Américains. Semblables, par exemple à l'unité de Three Miles Island.

Vous pourrez trouver en fin de dossier un lien conduisant à une enquête menées par ARTE sur un des réacteurs japonais défaillants, le réacteur numéro 1. Vous y verrez qu'une grosse partie des ennuis ont été dus au manque de préparation du personnel de service. Quand la salle de contrôle fut totalement privée d'électricité, par l'arrivée du tsunami, les pompes assurant le refroidissement furent mises hors service, ainsi que deux sources de courant électrique : un groupe électrogène et des batteries, installées comme le fuel, en sous sol, et qui furent noyées, le personnel au commandes ignorait que la vanne contrôlant la mise en œuvre d'un système de refroidissement de secours, par simple convection, se fermait automatiquement, et qu'il fallait alors le rouvrir manuellement, manoeuvre à laquelle les personnels américains étaient habitués. Mais les Japonais ignoraient totalement cette procédure. Si ces vannes avaient été ouvertes manuellement, la fusion du coeur aurait pu être au moins retardée de 7 heures, selon les experts.

À la lumière de cet incident, vous pourrez faire la comparaison avec le discours enthousiaste de la vidéo présentant cette merveille de technologie qu'était la centrale de Fukushima, où tout avait été prévu et où l'accent avait été porté sur la sécurité (...).

( ... ) Le Soleil Levant nucléaire Vous retrouverez le même discours dans la présentation de projets comme l'EPR et surtout , surgénérateur à neutrons rapides dont François Hollande a autorisé l'étude et la construction six semaines après son élection. Les responsables de tels projets arrivent à s'auto-convaincre de leur bien fondé. C'est la même chose pour le projet ITER. Placé face à des questions auxquels ils ne peuvent pas répondre, ces gens disent "ça n'arrivera pas !".

Christophe Behar, responsable de tous les projets CEA en matière de réacteurs producteurs d'électricité, dont ASTRID Quand le projet comporte une inquiétante zone d'ombre, la réponse du responsable du projet est " c'est une question sur laquelle nous travaillons ". Ce lien sur vous envoie vers la page du site du CEA qui est consacrée à ce projet. Christophe Béhar, à la tête de la Direction pour l'Energie Nucléaire au CEA était présent en novembre 2011, lors des auditions dirigées par Christian Bataille et Bruno Vido, à l'Assemblée Nationale, dans le cadre de l'Office Parlementaire des Choix Scientifique et Techniques. On peut le voir sur les vidéos Youtube que j'ai installées, et auxquelles on a accès en cliquant sur la page d'accueil de mon site. Je n'ai pas en tête laquelle présente cet échange.

À un moment, quelqu'un soulève le problème de l'impossibilité d'avoir un contrôle visuel dans un réacteur refroidi au sodium fondu (550°C). Dans les réacteurs à eau pressurisée, ou à eau bouillante, quand le réacteur est arrêté, on peut travailler à vue. Dans le sodium c'est impossible. Behar répond en bredouillant "nous travaillons sur cette question" (l'imagerie par ultrasons). Mais, visiblement, le problème est très loin d'être résolu. Mais qu'importe, on ira quand même de l'avant. Quant aux incidents techniques possibles, Béhar répond que si le projet est soigneusement managé, il n'y en aura pas.

Et ça continue. L'ensemble du monde du nucléaire fonctionne de cette façon et comporte une énorme part d'irresponsabilité. Après, quand les incidents surviennent, ça ne sert pas à grand chose de présenter ses excuses et de déclaré "qu'on est navré".

Épilogue ...

**Sources de ce qui va suivre : **

: http://www.japantoday.com/category/national/view/tepco-to-start-removing-spent-fuel-from-fukushima-no-4-reactor-on-monday

**Diffusé par TEPCO ( novembre 2013), 26 pages,en anglais, techniquement très détaillé : **

****http://photo.tepco.co.jp/library/131030_02e/131030_01-e.pdf

La vidéo Youtube, en anglais :

****http://www.youtube.com/watch?v=XkGQost13DM

http://www.lemonde.fr/japon/video/2013/09/07/comprendre-la-situation-a-fukushima-en-deux-minutes_3472694_1492975.html

**

http://my.firedoglake.com/edwardteller/2013/11/08/tepco-posts-animated-video-showing-proposed-removal-of-spent-fuel-from-reactor-4/

**

**

****http://www.youtube.com/watch?v=LjZZOLT_E3cAperçu


Arnie Gundersen


bore

**

Arnie Gundersen, qui s'est occupé dans sa carrière de la fabrication des éléments combustibles et de leur conditionnement recense les dangers inhérents à cette opération de récupération et de déplacement des éléments combustibles usagés.

( ) À l'arrière plan, les casiers où se trouvent stockés les unités d'éléments combustibles Recensons les remarques d'ordre technique évoquées dans sa vidéo, où conteste toujours violemment les compétences de la société TEPCO.

Cette image montre le système de stockage des unités d'éléments combustibles, constituées par des ensembles de tubes de zircaloy (une centaine) contenant des petits cylindres d'oxyde d'uranium (ou de plutonium, quand il s'agit de MOX).

Les unités sont stockées dans des casiers, dont les parois contiennent un absorbeur de neutrons, le bore. Il s'agit d'une image de synthèse. Barrant chaque casier, la poignée métallique qui permet leur manipulation, et dans le cas présent, leur extraction. Ces parois contenant du bore (souligné en jaune) joue le même rôle que les "barres de contrôle" dans les réacteurs à eau bouillante. Il ne s'agit pas de barres, mais d'éléments cruciformes, qui sont montés et descendus depuis la partie inférieure de la cuve, percée de 96 orifices, à l'aide de vérins hydrauliques. Ci-après, la disposition schématique de ces éléments, lorsqu'ils sont enfilés entre les éléments combustibles :

Le positionnement des écrans au bore, pour stopper les réactions nucléaires.

Placés ainsi, ils absorbent les neutrons de fission. Le libre parcours moyen des neutrons émis étant supérieur à la taille de la cellule, ceux-ci ne créent pas de réactions secondaires et sont absorbés par ces écrans amovibles. C'est quand on les descend, très progressivement, que le réacteur est le siège de réactions en chaîne, sous contrôle.

Dans la piscine de stockage les parois de stockage, riches en bore, jouent le même rôle. Comme les éléments combustibles sont quand même assez serrés les uns contre les autres, s'il n'y avait pas ces cloisons, il y aurait risque de criticité. Gundersen jette le doute sur l'intégrité de ces cloisons boratées, en disant qu'elles peuvent avoir été attaquées par l'eau salée, et de toute manière dégradée lorsque la température de l'eau de la piscine était montée. Pour éviter ce risque, TEPCO a mis un maximum de bore dans l'eau. Le bore est un métalloïde léger. Il sera dissous dans l'eau sous forme de borate.

Le risque, c'est la rupture de "gaine", de ces tubes en Zircaloy qui contiennent les pastilles de combustibles et maintenant des déchets de toute nature. Gundersen cite le Krypton 85, émetteur d'une radioactivité béta, dont la période est de 17 années. C'est un gaz lourd, 3,7 fois plus dense que l'eau. Je ne sais pas comment il se comporte s'il est émis dans l'eau de la piscine en cas de bris d'un des tubes contenant ces déchets. Il semble que cela explique pourquoi l'opération de mise dans un container s'effectue sous eau.

Il y a 1300 éléments combustibles usagés à extraire, qui ont tous séjourné quatre ans dans le coeur du réacteur. Le bombardement par des neutrons a provoqué des transmutations dans le matériau de leurs berceaux, et Gundersen dit qu'ils sont fragilisés. À quel point ? Il ajoute que les casiers qui les contiennent sont déformés et que leur extraction pourra s'avérer problématique et compare cela à l'extraction de cigarette d'un paquet qui aurait été déformé.

Ce sont là l'évocation des risques inhérents à l'opération. Y aurait-il eu un autre moyen de procéder. Gundersen ne le dit pas. Il émet des doutes quant à la compétence du personnel de TEPCO et dit que cette société n'a ni les compétences, ni l'envergure pour gérer une telle tâche et que le Japon aurait du faire appel à des spécialistes étrangers. Et là on touche à un point clé de la mentalité japonaise en général : le refus que des étrangers viennent se mêler de leurs affaires.

Que dire d'autre ?

Wait and see

Est-ce à dire qu'on pourra féliciter TEPCO pour l'excellence de cette prestation ? Certains écrivent déjà que les Japonais auront développé là des techniques de récupération tout à fait originales, pour un travail à effectuer sur un site endommagé.

Les ingénieurs et techniciens seront peut être tentés de fêter ce succès avec une rasade de saké. Mais cela ne devra pas nous faire oublier la cause première de ce drame : le fait d'avoir installé une centrale nucléaire à quelques mètres au dessus de niveau de la mer, dans une région sujette à des tsunamis qui peuvent être monstrueux.

Comme le suggère un internaute, on ne peut conclure cette évocation de ce qui se passe à Fukushima sans saluer le courage et l'abnégation, et même l'esprit de sacrifice de gens qui travaillent là-bas sur le terrain, qui vont payer de leur santé les erreurs commises par les concepteurs du site. À Tchernobyl, ce fut différent. Tout résulta d'une erreur humaine, et des conséquences d'un test mal conduit, dans un type de réacteur qui pouvait connaître ce genre d'incident, à l'époque encore mal connu.

À Fukushima, l'erreur de base fut la sous-estimation de l'ampleur possible des phénomènes naturels. Un séisme de force 9, une vague de plus de dix mètres, ça ne s'était jamais vu de mémoire de Japonais. Si vous jetez un oeil aux vidéos concernant l'installation, vous verrez qu'on a nivelé la côte pour positionner les centrales plus près de l'eau. Pour faciliter par exemple la manipulation de cuves en acier de 40 tonnes. Dans le film, il est dit que le relief de la côte se situe à 30 mètres au dessus de la mer. Il aurait été possible de construire la centrale sur cette hauteur, ce qui l'aurait mise hors d'attente d'un tsunami, complètement. Il faut se rappeler que la plaine était parsemée de 260 stèles anciennes, en pierre, sur lesquelles étaient gravé : " ne construisez pas au delà de cette limite, à cause des tsunami. Des avertissements mis par des gens qui avaient eu de bonnes raisons de le faire. Voir cet article

La stèle d'Aneoshi, portant l'avertissement

D'aucuns auraient sans doute trouvé cette précaution de construire sur les hauteurs superfétatoire. Jusqu'au jour où les faits leur auraient donné raison. Et alors, quel désastre, quelles conséquences affreuses.

Maintenant le drame est consommé et les gens en paye le prix, dans leur chair, dans leur vie

Au rayon de l'imprévoyance, ajouter le fait d'avoir installé ( comme en France, au Blayais, dans l'embouchure de la Gironde, et comme dans toutes nos installation nucléaires ) les groupes de pompage de secours, les groupes électrogènes et les cuves à mazout en sous-sol. Voir à ce sujet mon enquête :

/legacy/sauver_la_Terre/complement_enquete_2011/nucleaire_francais_enquete.htm

La Centrale du Blayais, à l'embouchure de la Gironde, après "la tempête du siècle". Si le second générateur électrique de secours avait été noyé, comme le premier, c'eût été ... Fukushima-bis

Il y a eu en outre à Fukushima un manque de préparation des équipes, ainsi que le disfonctionnement imprévu d'instruments de mesure essentiels, comme il est évoqué dans cette enquête réalisée par ARTE :

http://www.youtube.com/watch?v=hpLQUKhFXwE

L'installation de Fukushima avait été conçu pour faire face à un tsunami de 5 mètre de haut, par pour subir une vague faisant plus du double. Mais nous devons garder en tête que l'installation française de Gravelines (six réacteurs) située au Pas de Calais, elle aussi au ras des flots, était l'épicentre d'un séisme de magnitude 6 qui se produisit en 1580. Mais qui, en France, s'en soucie ?

http://fr.wikipedia.org/wiki/Tremblement_de_terre_de_1580

L'épicentre du séisme de magnitude 6 de 1580, pile sur le site de Gravelines !

Nous sommes rassurés par les propos d'Allègre, ancien ministre :

  • Il faut arrêter de marcher sut la tête. La France n'est pas un pays à forte sismicité !

Le risque sismique est une chose. Il est impossible de se baser sur des prévisions en la matière. Le séisme qui a endommagé la centrale de Fukushima fut le plus important jamais enregistré de mémoire de Japonais : force 9 . De même, le tsunami qui en résultat était sans précédent connu, à une époque historique récente.

Mais il existe un risque beaucoup plus grave, lié aux éruptions solaires. Il serait déraisonnable de ne négliger. La Terre connait depuis quelque temps une recrudescence d'éruption solaire, témoin celles qui viennent de se produire le 25 octobre 2013 :

http://www.journaldelascience.fr/espace/articles/soleil-connait-vague-deruptions-solaires-3295

http://www.maxisciences.com/%E9ruption-solaire/le-soleil-connait-sa-troisieme-eruption-solaire-en-deux-jours_art31191.html

Le risque que se produise un jour prochain, avant que l'émergence de nouvelles technologies, ou le sage Rappelons les faits ;

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ruption_solaire_de_1859

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ruption_solaire_de_1859

Le jet de plasma affecta la Terre aux très basses latitudes ( jusqu'aux Caraïbes ).À l'époque l'indutrie électrique était très peu développée. Elle ne concernait que des télécommunications par fil. Or à l'époque les opérateurs télégraphistes furent blessés par les décharges violentes et les incendies qui affectèrent les lignes de transmission des signaux. Ceci à cause des fortes tension électriques induites, au sol, par les jets de plasma frappant la haute atmosphère. Disons que la Nature nous donnait une petite idée de l'effet des nos actuelles armes "EMP" (electromagnétic pukse).

Quand on mesure l'effet sur ces simples installations de télégraphie filaire, on peut imaginer l'effet qui serait produit sur des dizaines ou des centaines de centrales nucléaire.

On entend souvent " il n'y a pas de risque zero ".

Certes, mais dans ce cas particulier du nucléaire, avec ses conséquences pouvant porter sur de milliers ou des dizaines de milliers d'années, peut-on tenir un tel langage ?

Peut-on, vis à vis du nucléaire, conjuguer un risque non nul ?

Si cette extraction des barres de cette piscine n°4 peut être menée à bien, il restera les problèmes des unités 1 , 2 et 3. Là, on ne voit guère de solution. Ces sites restent actifs. Témoin les bouffées de vapeur radioactive qui en émanent périodiquement, et qui étaient particulièrement visibles de nuit, avant que la source de ces émanations n'ait été couverte, et cette nécessité de continuer de réfrigérer ces sites pour maintenir leur température en dessous de 50° (mais il faut préciser que ce dégagement d'énergie peut avoir deux sources : la décomposition des produits de fissions, et l'énergie dégagée par de nouvelles fissions, liée à une possible reprise de criticité ). Toujours est-il, comme évoqué dans la courte vidéo montée par le journal Le Monde, que le Japon continue de déverser dans le Pacifique de l'eau polluée par des éléments radioactifs.

Techniquement, contenir ces fuites est alors un problème plus difficilement soluble, voire impossible. Les Japonais ont d'abord creusé une fosse verticale, une "souille", entre ces réacteurs et la mer, où ils ont coulé une barrière de ciment armé, pour tenter de faire obstacle à cette diffusion d'eau contaminée vers le Pacifique. Cette barrière était-elle assez profonde ? S'est-elle fissurée ? Toujours est-il que les infiltrations continuent. Les mesures en font foi. Les circulations phréatiques sont en outre toujours très complexes. On a entendu dire qu'une solution envisagée serait de créer une barrière où le milieu serait localement fortement réfrigéré. Cette réfrigération amènerait tout flux liquide tendant à se frayer un chemin vers les eaux du Pacifique à se prendre en glace.

On n'a pas d'informations sur les suites des fusions des coeurs des réacteurs 1 , 2 , 3. Ceux-ci ont-il percé les 8 mètres de béton se situant sous les cuves ? Si les coriums sont actifs ( température avoisinant les 2500 à 3000° ) ces couches de béton constituent des barrières très illusoires, le matériau se vaporisant à 1400° C, avec une vitesse de descente d'un mètre et demi à l'heure. Dans un vidéo dont le lien figure plus bas, les gens du CEA ont filmé le comportement d'un corium simulé (de l'uranium 238, sans contenu en éléments fissiles), chauffé par induction. On voit alors nettement les bouffées de vapeur soulevant la croûte solide, qui correspondent à la vaporisation du béton (il ne faut pas oublier que le béton est matériau solide qui résulte d'un processus d'hydratation).

Si le coeur fondu perce la cuve du réacteur, sous celle-ci se constitue une flaque de corium, a priori assez visqueuse. L'équivalent d'une "bouse de vache". Si les conditions de criticité existent dans ce matériau, alors le dégagement de chaleur sera maximal au centre de cette "bouse". Ainsi, en se vaporisant sous le centre de cette masse visqueuse, le béton va lui offrir un logement qui va permettre à ce corium de se concentrer dans cette dépression, donc de devenir encore plus actif, plus "critique". On aurait là un phénomène naturel de confinement, de concentration du matériau du coeur.

C'est le "syndrome chinois", évoqué dans un film de 1979, avec Jane Fonda, Jack Lemon et Michael Douglas. Selon ce schéma, le corium, "naturellement concentré" peut poursuivre sa descente, par gravité, indéfiniment (les matériaux qui le constituent sont plus lourds que le plomb). Il n'est pas impossible que ce processus, cette fois totalement hors de portée d'une intervention humaine, soit engagé à Fukushima. Lorsque ce corium traverserait des nappes phréatiques, ou des couches plus riches en eau, il s'en suivrait des émissions périodiques de vapeur (mais, dans le sous-sol de la centrale, il n'y a pas à proprement parler de "nappe phréatique". C'est tout le sous-sol qui contient de l'eau, de manière diffuse, nous ont dit les géologues).

Jack Lemon, ingénieur constructeur d'une centrale, écoutant les trépidations d'une pompe de refroidissement du réacteur.

Le processus ira en s'atténuant avec le temps, quand l'énergie potentielle ment disponible dans cette masse aura été dissipée, que le combustible aura été épuisé. Dans le fonctionnement nominal d'un réacteur industriel l'abaissement du taux de matière fissile disponible s'effectue en quelques années. Dans un corium le processus serait beaucoup plus lent. Dans le "chargement" d'un réacteur on trouve 3 % d'uranium. 7 % de plutonium, si c'est du MOX. Quand le matériau fissile est de l'uranium, on procède au déchargement quand ce taux d'U 235 descend à 1 % . On estime alors que la quantité de chaleur émise n'est plus "rentable". On décharge et on procède au remplacement des éléments combustibles. Mais la question de cette "rentabilité" ne se poserait pas pour un corium, qui verrait son activité décroître progressivement, quand bien même le taux de matière fissile deviendrait inférieur à 1 %.

Autre remarque : la présence d'eau souterrain ne fait qu'aggraver les choses car, en ralentissant les neutrons émis, en jouant soin rôle de modérateur, elle favorise les réactions de fission. C'est ce qui s'est produit à OKLO, au Gabon, où la présence d'eau a permis il y a des milliards d'années au minerai (où le taux d'U235 était encore élevé, proche des 3% des chargement des réacteurs industriels) de connaître une légère criticité, faisant de OKLO "un réacteur nucléaire naturel", fonctionnant pendant 300.000 ans. Cette légère activité a fait que le pourcentage résiduel d'U235( 0,72% ) a excédé le 0,71 % standard correspondant à la décomposition naturelle de l'U 235, taux qui correspond aux minerais, quelle que soit leur origine géographique. De plus la présence d'éléments et la différence de richesse isotopique signaient cette activité passée.

Une précision au passage : ce sont les supernovae qui créent tous les éléments plus lourds que le fer, qu'on trouve dans l'univers, et dans les planètes. Tous les isotopes des différents éléments sont créés en quantités similaires. Disparaissent les isotopes instables, selon leurs différentes durées de vie. Le supernovae produisent toues les uraniums possibles, dont du 238 et du 235. Les 0,7 % qui subsistent dans le minerai correspondent à la durée de vie de cet isotope. Ce sont en fait des "demi-vies". La demi-vie du 235 est de 700 millions d'années, alors que celle du 230 est de 4,5 milliards d'années. Comme la demi-vie de l'uranium 238 est égale à l'âge de la Terre, on doit considérer qu'il ne subsiste dans le minerai que la moitié de ce qui avait été collecté au moment de la formation de la Terre.

Les supernovae produisent aussi du plutonium 239. Mais comme sa demi-vie de 24.000 ans est ridiculement petite au regard des âges planétaires et géologiques, il n'eu est pas subsisté sur Terre. Cet isotope a été recréé artificiellement (et du même coup découvert) en 1940.

Quand les coriums de Fukushima se seront "calmés", subsisteront dans l'environnement de ces blocs refroidis, devenus solides, une masse importante de déchets de fission, solides ou gazeux, qui continueront à polluer l'environnement fluide pendant un temps qui ne sera limité que par la durée de vie des isotopes radioactifs concernés. Des vies longues, atteignant 200.000 ans.

Quand on se réfère à la photographie du corium de Tchernobyl, celui-ci n'a pas été le siège d'une reprise de criticité. Son maintien en température a été dû au dégagement d'énergie lié à la décomposition radioactive des produits de fission, qu'il contenait. Le temps qui s'écoule jusqu'à ce que ce dégagement d'énergie devienne suffisamment faible pour que les éléments puissent être stockés dans un environnement non aqueux dépend du type de fonctionnement. C'est la raison de la présence des piscines jouxtant les cuves des réacteurs. Après déchargement, les éléments des coeurs s'y trouvent immergés, et la forte conductivité thermique de l'eau , conjuguée avec les mouvements de convection de permettent s'assurer leur réfrigération naturelle. Au bout d'un certain temps (je crois que c'est 5 années pour les réacteurs à l'uranium et beaucoup plus pour des chargements au MOX, au plutonium ) ces éléments peuvent être mis à l'air libre et conditionnés ( éventuellement "retraités", avec extraction du plutonium résiduel et produit. Mais ils continueront à dégager de la chaleur, même si celui-ci ira en s'atténuant avec le temps. A cause des produits de fission à vie longue.

Si les Japonais se sont concentré sur le plus pressé : sécuriser les 1300 éléments combustibles usés présents dans la piscine n°4, un problème dont la gravité n'est pas inférieure les attend maintenant. Personne n'est à même de dire s'il y a eu ou non reprise de cricité dans les coriums des réacteurs 1, 2 , et 3 et dans ce cas à quelle profondeur ils se situeraient et quel serait leur degré d'activité. On ne peut qu'espérer que le dégagement de chaleur constaté, inévitable, ne corresponde qu'à la décomposition de produits de fission.

Pour le moment les Japonais ont tenté de dresser des barrages, dans des souilles, pour tenter de s'opposer à la diffusion des déchets vers le Pacifique. La dernière formule consiste à viser une prise en glace locale de l'eau contenue dans le terrain.

Si cela est opéré avec succès (pendant combien de temps cette réfrigération devrait-elle être maintenue ??? ) les ingénieurs pourraient saluer de nouveau "l'excellence de cette nouvelle technique mise en œuvre".

Mais le mieux serait de ne plus jamais être confronté à des problèmes de ce genre, donc de ne plus installer des réacteurs près des côtes, au ras de l'eau. Et, mieux encore, de ne plus construire de nouvelles centrales, et de fermer celles qui existent actuellement !

Au printemps dernier, s'est tenue à l'Ecole des Arts et Métiers d'Aix une conférence, donnée par un représentant du CEA, ouverte au public. Conférence organisée par une association vouée au développement du nucléaire. Son thème (accrochez-vous) :

- Maintenant que la situation est normalisée à Fukushima, le point sur le redémarrage de la collaboration franco-japonaise en matière de nucléaire.

Cette simple phrase vous permet de mesurer le niveau d'inconscience des responsables français en matière de nucléaire.

En 2011 j'avais suivi de manière assez serrée les événements se situant à Fukushima Je n'ai pas l'intention de faire de même pour son démantèlement. TEPCO évalue le temps nécessaire à 40 années.

Cet événement nous a fait prendre conscience de la dangerosité intrinsèque du nucléaire, liée à la pérennité des séquelles qui en découlent.

À quelques kilomètres de mon domicile se trouve le village de Lambesc, ravagé par un séisme de magnitude 6,2 en 1909. Quarante cinq morts et 250 blessés. Trois mille constructions endommagées.

Lambesc, Vaucluse, à quelques kilomètres de chez moi, en 1909

La mai puțin de un an mai târziu, detriturile au fost îndepărtate, casele erau în curs de reconstrucție. După câteva decenii, nu mai rămăsese nicio urmă a acestei catastrofe. Morții au fost înmormântați, răniții au fost îngrijiți, apoi au murit și ei.

Totul poate fi extins la orice daune provocate de război. După Războiul Mondial 1914-18, întregul nord al Franței era doar un câmp uriaș de ruine.

Au fost îndepărtate detriturile.

Morții au fost înmormântați.

Heroii au fost decorati.

Răniții au fost îngrijiți și invalidii compensați.

Au fost construite monumente pentru morți în satele diferitelor părți beligerante.

Toată lumea a început să reconstruiască, mai nou, mai bine.

După un sfert de secol, nu mai rămăsese nicio urmă a Marii Războiului, cu excepția unor terenuri întinse lăsate în stare, pentru a fi arătate generațiilor viitoare. Au fost ridicate monumente, construite muzeuri.

Aceeași situație pentru orașe precum Berlin, Dresden, Tokyo, complet devastate de bombardamente.

Și astăzi?

Toate aceste orașe, toate aceste regiuni rurale, și-au redobândit vitalitatea și aspectul prosper.

Dar ce se întâmplă cu nuclearele? Aici e altă poveste. În prezent, și va trebui să revin asupra acestui subiect cu un dosar destul de greu, oamenii noștri nucleari, inclusiv cei care au funcții parlamentare, cum ar fi deputatul Christian Bataille și senatorul Bruno Vido, ne pregătesc, cu sprijinul companiilor precum AREVA, EDF, Bouygues, CEA, un viitor complet coșmar, centrat pe dezvoltarea „reactoarelor de generatie a IV-a”, adică a supergeneratoarelor cu neutroni rapizi. Astfel... Superphénix se ridică din cenușă.

La șase săptămâni după ce a fost ales președinte, François Hollande a semnat decizia care autoriza construcția prototipului acestor mașini de moarte, ASTRID, cu 600 MW. Această semnătură a fost considerată de Verzi ca fiind conformă cu acordul pe care l-au încheiat cu PS, unde „niciun nou proiect legat de nucleare nu va fi lansat”. Dar exact asta reprezintă lansarea acestui proiect ASTRID: un proiect care vizează dezvoltarea unui întreg parc de supergeneratoare cu plutoniu și sodiu, extrem de periculoase. Totuși, Hollande a considerat că acordul a fost încheiat anterior alegerii sale, de către Sarkozy, iar astfel nu reprezintă un „proiect nou”.

Verzii au văzut doar o iluzie, sau atunci sunt niște minuni de prostie. Sau, mai probabil, intențiile lor sunt doar de a câștiga locuri în parlament, putere, venituri confortabile și pensii aurite. La fel ca ceilalți...

http://www.cea.fr/energie/astrid-une-option-pour-la-quatrieme-generation.

Supergeneratorul ASTRID, răcit cu sodiu

Un articol despre ASTRID pe care l-am trimis acum un lună la Mediapart **

Fără răspuns.

Această aranjare a elementelor nu seamănă cu cea la care ne-am obișnuit pentru cele 58 de reactoare în funcțiune în Franța. Motivul e simplu: totul va fi sub nivelul solului, pentru a face instalația nucleară mai puțin vulnerabilă la atacuri teroriste cu rachete sau misile. De asemenea, va fi și mai discretă. În maro, în centru, nucleul, cu cele 5000 de tone de sodiu, care arde la contactul cu aerul și exploză la contactul cu apa. În jur: patru generatoare de abur.

În 1977, 60.000 de demonstranți s-au adunat în zona Creys Malville, în Isère, venind din mai multe țări: Franța, Italia, Germania, Elveția. Cinci mii de CRS îi așteptau, pe un simplu teren, unde nu exista nimic de deteriorat, nimic de distrus. Demonstranții au fost întâmpinați cu gloanțe ofensive. Michalon a fost ucis, o grenadă explodând la contactul cu pieptul său. Un altul și-a pierdut mâna, un altul piciorul.

Astăzi, asociația Sortir du Nucléaire, care adună 900 de asociații (plătind cotizația), angajează 14 persoane permanente, la Lyon, în birourile sale, și gestionează, de departe, manifestări „bune”, unde oamenii „fac lanțuri ținându-se de mână”, și strigă „nu la nuclear!”. Pantomime lamentabile.

icone science

Asociația Sortir du Nucléaire, emascată, infiltrată, coruptă. Organizează manifestări fără niciun efect, cu o mobilizare foarte scăzută. Populația franceză rămâne complet dezinformată.

Îmi imaginez un interviu pe stradă:

- Domnule, doamnă, știți ceva despre reactorul nuclear ASTRID, pe care François Hollande a autorizat construcția imediat după preluarea funcției?

În loc să mă extind asupra deficiențelor (perfect reale) japoneze, prefer să abordez întrebarea nucleară în ansamblu. Pentru mine, întrebarea nu se pune. Trebuie să opriți această cursă spre moarte, otrăvire. În fața acestei situații există două politici:

- Gestionarea mai bună a resurselor, evitarea risipelor, dezvoltarea pe scară largă a energiilor regenerabile.

- Studierea unor filiere care să permită apariția unui nucleare curat, prin intermediul unei filiere aneutronice Bore-Hidrogen, fără radioactivitate și deșeuri (nu, filiera toriu nu este soluția. Nu, fuziunea continuă prin ITER nu va funcționa).

ASTRID (Advanced Sodium Technological Reactor for Industrial Demonstration) este un nume de femeie. Desigur, nu vom numi un generator LUCIFER sau ARMAGEDON.

Ce ar ieși dintr-un alt interviu pe stradă despre EPR?

Ce diferențiază acest EPR de reactoarele noastre actuale cu apă sub presiune, în afară de faptul că vor fi mai puternice și mult mai scumpe? Există două lucruri. În primul rând, vor putea funcționa cu 100% MOX, deci exploatează fisiunea, nu uraniul 235, ci plutoniul 238. Iar de plutoniu avem multe stocuri, datorită reprelucrării combustibilului uzat, care îl produce.

Dar nu e totul. Uitați-vă la desenul de mai jos:

Ce vedeți, în galben, lângă camionul mare, care dă mărimea?

Un colector de corium!

Nu e frumos, nu-i așa? În caz de accident, de topire a nucleului, acesta trece prin vas, dar se răspândește în acest bazin. Răspândirea împiedică riscul de criticitate, sindromul chinezesc.

Nimeni nu observă asta. An după an, îmi amintesc lucruri pe care cetățenii le ignoră și care pot fi rezumate în această curbă, produsă de Biroul Parlamentar de Evaluare a Alegerea Științifice și Tehnice. Asta e ceea ce vă pregătim pentru anul 2100.

În albastru: reactoarele în funcțiune în prezent. În roșu, EPR, funcționând cu plutoniu, denumite „generația III”, și în roșu, supergeneratoarele cu neutroni rapizi, funcționând cu plutoniu și sodiu, unde ASTRID va fi „demonstratorul”.

Schimbând titlul figurii în „traiectorie irezonabilă”, am fi foarte, foarte departe de realitate. Acest proiect este condus de nebuni periculoși. Dar cine îi va opri? Verzii? ...

12 august 2011: Coriumul.

Iată două articole extras dintr-un site dedicat urmăririi evenimentelor de la Fukushima, abordate dintr-un unghi rezolut tehnic. Aici veți găsi date impresionante. Excerpt:


  1. Progresul coriumului

Dacă ne referim la o studiu realizat de Oak Ridge National Laboratory care menționează o simulare a unui accident de acest tip într-un reactor cu apă fierbinte similar celor de la Fukushima Daiichi, știm că sunt suficiente 5 ore pentru ca nucleul să nu mai fie acoperit de apă, 6 ore pentru ca nucleul să înceapă să se topească, 6h30 pentru ca nucleul să se prăbușească, 7 ore pentru ca fundul vasului să cedeze,

și 14 ore pentru ca coriumul să traverseze o strat de beton de 8 metri, cu o progresie de 1,20 m pe oră

(5). Deci putem presupune rezonabil că vasul reactorului 1 de la Fukushima Daiichi a fost traversat de corium încă în seara zilei de 11 martie și că această pastă incandescentă a trecut sub placă încă din 12 martie 2011.

****http://fukushima.over-blog.fr/article-le-corium-de-fukushima-1-description-et-donnees-81378535.html

http://fukushima.over-blog.fr/article-le-corium-de-fukushima-2-effets-et-dangers-81400782.html

coeur_fondu

Excerpt dintr-un video realizat de Ministerul Japonez al Industriei, ilustrând procesul de topire a nucleului și perforarea vasului

percement cuve1 flaque beton

La stânga, fundul vasului, roșu. La dreapta, pod de corium pe beton

perceent beton percement beton 2

Coriumul (1500–2500°C) topăște betonul (care rezistă la 110°C), și se înfige în groapa cilindrică pe care o sapă în beton. Fumurile care se scurg reflectă gazificarea betonului sub acțiunea căldurii


Alt excerpt:

Cel mai rău scenariu ar fi un corium care s-ar încurca sau s-ar închide în beton sau sol, ceea ce nu doar oferă cea mai bună formă posibilă pentru a păstra integritatea sa, crește numărul de neutroni recuperați, dar în plus, masa devine, de fapt, inaccesibilă, făcând-o imposibil de răcit.

Este acest scenariu care pare să se întâmple în prezent la Fukushima pentru cel puțin unul dintre reactoare (nr. 1). De aceea a apărut ideea de a construi o încăpere subterană care să limiteze răspândirea radioactivității în sol. Dar Tepco, companie privată epuizată, nu pare să fie grabnică să protejeze mediul, pentru că acest proiect, dacă ar fi supus acționarilor, probabil nu ar fi acceptat din cauza costului ridicat.

La accidentul de la Cernobîl, sovieticii nu au ezitat să construiască o placă de beton sub reactor pentru a preveni coborârea coriumului. De ce japonezii nu au făcut același lucru? Poate din cauza costului, poate din cauza prezenței apei, poate pentru că era deja prea târziu?

În următorul video, veți găsi un film realizat în cadrul experimentului Vulcano, condus sub egida Institutului de Protecție Radiologică și Securitate Nucleară (IRSN), pentru a studia efectul unui corium, încălzit la 2000°C, asupra unui suport din beton. Experimentatorii au reconstituit compoziția acestui corium amestecând oxizi de uraniu 238 (neproductivi) și fragmente de învelișuri din zirconiu, totul fiind topit și încălzit la o temperatură de 2000°C prin încălzire cu frecvență înaltă. Această „clocotire lentă” pe care o vedem corespunde eliberării de gaze legate de atacul betonului de către corium. Aveți aici ceea ce poate fi în funcțiune pe fundațiile reactoarelor de la Fukushima, dacă betonul din care sunt alcătuite este atacat de o masă de corium, a cărei temperatură ridicată ar fi întreținută de reacții de fisiune, cu o anumită criticitate. Aceasta se va produce doar dacă o cantitate suficientă de corium s-a scurs din vasele perforate, cantități imposibil de estimat, din cauza imposibilității de a ajunge acolo. Dar în mod general, cantitățile de corium corespunzătoare încărcăturii reactoarelor sunt mult mai mari decât încărcătura reactorului de la Cernobîl. Cum se poate citi în articolele legate, când topirea betonului începe, coriumul „își autoconfinează” și coborârea sa în acest material, care poate ajunge la 1,2 metri pe zi, este nelimitată. La finalul videoclipului se vede clar cum coriumul s-a înfipt în betonul pe care l-a vaporizat. Aceasta invalidează o frază a unui responsabil al ASN francez (autoritatea de siguranță nucleară) care spunea „nu trebuie să dramatizăm. Există totuși 8 metri de grosime de beton!”. O observație lipsită de sens.

corium essais

Gazificarea betonului de către un corium la 2000°C

http://www.irsn.fr/FR/popup/Pages/Experience_Vulcano.aspx

Fukushima fond reacteur

http://fukushima.over-blog.fr/article-la-construction-de-la-centrale-nucleaire-de-fukushima-daiichi-83298407.html

Extrat dintr-un documentar japonez, fără subtitrare, descriind construcția centralei:

Bernard Bigot

" Când oamenii construiau catedralele....."

Bernard Bigot în video: "fără încredere, nu există un viitor posibil"

http://www.dailymotion.com/video/xatls0_bernard-bigot-et-les-dechets-nuclea_news

Am putea inversa propoziția:

"Cu un viitor atât de problematic, nu există încredere posibilă"

Extrat dintr-un documentar japonez, fără subtitrare, descriind construcția centralei:

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