Greene Univers elegant supercordes toe theorie du tout
Brian Greene
auteur de l'ouvrage publié aux Editions Robert Laffont" :
L'univers élégant
Trente-cinq ans, présenté comme "l'un des spécialistes mondiaux de la théorie des cordes". Sur la page de couverture, on peut lire :
Une révolution
scientifique :
de l'infiniment grand
à l'infiniment petit,
l'unification
de toutes les théories
de la physique.
Ci-après, quelques phrases extraites de son ouvrage.
page 61 : Durant les années 84 à 86 les physiciens du monde entier ont publié en tout plus d'un millier d'articles de recherche sur la théorie des cordes.
page 189 : *Cependant les jugements esthétiques n'arbitrent pas la vérité scientifique. Au bout du compte, les théories ne sont jugées que par la façon dont elles résistent aux dures et froides réalités expérimentales. *
et, à la page suivante :
..*.**Les décisions que prennent les théoriciens ne sont motivées que par des raisons d'esthétique, en vertu desquelles les théories doivent exhiber l'élégance et la beauté structurelle qui vont de pair avec le monde que nous observons. Evidemment, rien ne dit que cette stratégie conduise à la vérité. *
page 247 : La supersymétrie apparaît comme un concept unificateur fabuleux (*)
(*) Fabuleux : qui appartient à l'imagination, chimérique (Larousse).
page 235 : *Fait ironique, nous verrons que bien que la théorie des cordes soit potentiellement la plus prédictive que les physiciens aient jamais étudiée, ceux-ci ne sont pas en mesure de faire des prédictions suffisamment précises pour pouvoir être confrontées aux données expérimentales. *
p. 235 : *La théorie des cordes est-elle correcte ? Nous n'en savons rien. *
p.252 :* Il est tout à fait envisageable que plus d'une génération de physiciens consacre sa vie à l'étude au au développement de la théorie des cordes, sans jamais recevoir en retour le moindre écho expérimental. *
p.300 : Edward Witten () est considéré comme le digne successeur d'Einstein dans le rôle du plus grand physicien vivant. Certains vont même plus loin et disent qu'il est le plus grand physicien de tous les temps. *
(*) Witten, médaille Field, est un des pères-fondateurs de cette théorie. Ci-après, la photographie de celui-ci :
Edward Witten
p.308 :* C'est un des rares exemples, en physique, où l'absence de phénomènes observables importants est source d'une grande excitation. *
...Mon opinion personnelle sur cet ouvrage :
...Le livre de Greene est une machine de guerre redoutable, qui pourrait faire de lui l'Hubert Reeves de la physique théorique. En effet, concédons-lui cela, c'est un excellent vulgarisateur. Les cent cinquante premières pages de son ouvrage sont entièrement consacrées à de la vulgarisation de concepteurs-clefs, mais très classiques, de la physique moderne. L'ouvrage compte 465 pages. Peu de lecteurs, en fait, vont beaucoup plus loin. Je parle du "lecteur moyen". Ayant compris un certain nombre de choses dans ces cent cinquante premières pages, assez bien ficelées, il est donc prêt à délivrer un chêque en blanc à l'auteur. On a vu l'annonce sur la page de couverture :
De l'infiniment grand à l'infiniment petit, l'unification de toutes les théories de la physique.
...Il n'est pas écrit "...vers une unification de toutes les théories de la physique". Le lecteur serait donc en droit de trouver dans cet ouvrage les éléments de cette chronique d'une unification annoncée. Or ce livre ressemble à une maison de passe où après avoir payé son écot à l'entrée le lecteur se trouverait face à une succession de portes, comportant des paneaux : "Brune, Blonde, Rousse", puis "Grande, Petite, Moyenne", etc.. Après avoir franchi un nombre important de ces huis, il voit devant lui une ultime porte, qu'il pousse et se retrouve... dans la rue.
...Si vous feuilletez cet ouvrage dans une librairie, allez par curiosité directement à la page 415. Vous êtes alors à cinq pages de la fin du livre, en plein dénouement. Le titre du chapitre est :
La théorie des cordes peut-elle être testée expérimentalement ?
...Vous n'y trouverez pas de réponse positive, ni même de suggestion. Pourtant la théorie des supercordes a la réputation d'être une "TOE" (theory of everything" : une " Théorie de Tout " ). Mais elle est semblable à un outil dont on ne posséderait que le manche, bien que n'importe quoi puisse s'adapter sur celui-ci. Citons Brian Greene dans cette conclusion :
...*Bien sûr, nous pourrions être encore plus optimistes (...), et espérer que dans les dix années à venir - avant même la mise en fonctionnement du grand collisionneur de hadrons (LHC) de Genêve - la théorie des cordes aura suffisamment progressé pour que l'on puisse faire des prédictions détaillées sur les particules supersymétriques, avant leur découverte, tant espérée. Leur confirmation serait un succès monumental dans l'histoire des sciences. *
...Mais comment diable se faire une idée sur cette fichue théorie ? Quels arguments lui opposer ?
...La physique théorique est en crise depuis le milieu des années soixante. L'électrodynamique quantique (Feynman) est en fait la dernière grande avancée de la science fondamentale moderne. Elle est à la fois explicative et prédictive. Lisez à ce sujet un livre excellent "Lumière et matière, une étrange histoire" de Richard Feynman, dans la collection Points-Sciences. C'est une théorie qui marche remarquablement bien mais, comme Feynman est le premier à le souligner : on ne sait pas pourquoi cela marche. ...Les grands succès de la physique quantique ne doivent pas nous faire oublier cet étrange paradoxe : c'est une théorie fonctionnelle, ô combien, mais dont aucun théoricien ne peut dire pourquoi cette théorie fonctionne, quelle est sa "base ontologique". Elle est née de considérations analogiques. L'équation de Schrödinger n'a pas été au départ conçue pour "servir de base à la théorie quantique". On s'est simplement aperçu qu'elle recélait beaucoup plus de trésors, qu'elle possédait beaucoup plus de vertus qu'on ne lui en avait prétés au départ. Les gens des cordes ont donc fait le même raisonnement. Quelqu'un a imaginé que le réel puisse être constitué de "minuscules cordes", possédant des nombreux modes vibratoires. Ceux qui suivent un peu l'actualité savent que ces dernières années les superstring men ont envisagé de passer des cordes aux membranes vibrantes, à deux (les membranes, ou 2-branes), ou même plus de deux dimensions (les n-branes). Mais à la différence de l'équation de Schrödinger, l'équation ne partait de rien a priori. Ca n'était pas une équation construite pour rendre compte d'une certaine classe de phénomènes dont on puisse espérer qu'elle soit susceptible plus tard capable d'en gérer un nombre beaucoup plus important. Le formalisme des cordes ou des supercordes ne partait de rien à priori. Ce ne sont au départ qu'un jeu purement mathématique. Un peu comme si quelqu'un s'était un jour demandé "quelle musique pourrais-je produire en utilisant un violon à dix dimensions ?"
...Le fait de ne pas partir de quelque chose a priori n'était pas condamnable en soi. Le tout était quand même de trouver un moyen d'accrocher ce formalisme à une quelconque réalité, à un moment où à un autre . Or depuis trente ans ça n'est pas le cas. La théorie des supercordes est une schizophrénie, un autisme puissamment organisé. Mais pourquoi, me direz-vous, une telle folie aurait-elle pu soudain s'emparer du monde de la physique théorique ? La réponse est simple : on n'a rien d'autre à se mettre sous la main. Les "non-cordistes" n'ont rien à proposer, comme le fait remarquer Greene dans son livre.
...La physique théorique, et la physique tout court, connaissent une crise majeure (de même que la cosmologie et l'astrophysique). On vient de fermer le CERN. Cette structure complexe avait été conçue dans le but de réaliser un certain nombre d'expériences, qui ont toutes été faites et refaites. Avec une telle énergie, il n'y avait plus rien à envisager, à suggérer et à ... expliquer. Expérimentateurs et théoriciens du CERN se retrouvent donc en plein chômage technique, après fermeture de leur boutique.
...Faisons un rapide retour en arrière. Au début du siècle on découvre les atomes, les électrons, les protons, les neutrons, puis un certain nombre d'autres particules, impliquées dans le "jeu nucléaire", comme les mésons. La stratégie des physiciens étaient simple. Ils essayaient en effectuant sur des structures des tirs de plus en plus violents de "démonter la matière" en ses constituants. Pour les molécules, les atomes, les noyaux, ça avait plutôt bien marché. Il restait à démonter à leur tour protons et neutrons. Le plus simple était d'utiliser deux accélérateurs où communiquer de l'énergie à deux troupeaux de protons. Vous savez peut être que cela prend du temps, des heures, même. A chaque tour les protons gagnent un peu plus en vitesse, s'approchent de plus en plus de la limite relativiste. Puis ces deux anneaux de stockage sont mis en communication et, les deux troupeaux de protons se tombant dessus en sens inverse, on obtient un "collisionneur".
...Boum.....
...Certains s'attendaient à pouvoir récupérer ainsi les éléments dont ces protons étaient censés être faits, à savoir les quarks. L'identification de quarks à l'état libre ne devait pas poser de problème, étant donné qu'ils possédaient des charges électriques fractionnaires : 2/3, 1/3 . Mais : pas plus de quarks à l'état libre que de beurre en broche. Il fallait donc comprendre le pourquoi de cette absence. Il y a différentes façons de formuler la "réponse" à cette question, comme de dire, par exemple, que la force qui lie deux quarks, à la différence d'autres forces connues, croît avec la distance. Donc, si ces quarks à l'état libre avaient l'idée d'exister, cette existence célibataire ne serait que de très brève durée, la recombinaison, pour former tout un bestiaire décrit par ce qu'on a appelé la chromodynamique quantique, était "pratiquement instantannée".
...Si je puis me permettre une comparaison, les quarks me font penser aux épicycles de Ptolémée. C'est une sorte de description phénoménologique du "réel" qui se fonde sur la phrase "tout se passe comme si...."
...D'un autre côté, la mécanique quantique "secrète" une longueur caractéristique, la longueur de Planck. C'est le propre des modèles théoriques (quand ils ont la prétention de décrire quelque chose). Ils ont leurs limites. Je cite un exemple. Prenez la mécanique des fluides et la description qu'on peut en donner à travers les équations de Navier-Stockes. Ca marche assez bien. Mais il existent des échelles de longueur et de temps en delà desquelles ce système d'équations différentielles ne vous sera plus d'aucune utilité, par exemple si vous envisagez d'étudier la chute libre d'une molécule d'un gaz au milieu de ses voisines, sous l'effet de la pesanteur, ou parce que, porteur d'une charge électrique, elle est mue par un champ. Impossible de considérer et de calculer "l'écoulement du fluide autour de cette molécule". Ca n'a plus de sens.
...La théorie quantique possède des limites semblables, qui s'articulent autour de la longueur de Planck : 10-33 cm et du temps de Planck 10-43 seconde. Vouloir étudier un phénomène qui met en jeu des échelles de longueur et de temps inférieures n'a plus de sens, tout simplement. Bien sûr, ces grandeurs sont excessivement petites et il n'existe nul phénomène dans la nature qui fasse état de tels ordres de grandeur. Il y a une autre façon de voir les choses. L'inverse du temps de Planck est une fréquence. En multipliant par la constante de Planck on obtient une énergie, de l'ordre du milliard de joules. Exprimé en électro-volts, cela donne 1020 Gev. On arriverait au même résultat en assimilant la longueur de Planck à une longueur d'onde. Certains ont estimé que pour mettre en jeu de telles énergies, il faudrait pouvoir construire une accélérateur grand comme une galaxie. N'importe quel physicien hausse les épaules en voyant de telles choses. Mais, conceptuellement, ces grandeurs nous interpellent. En cosmologie, elles font que des gens se posent la question :
- Que se passe-t-il quand l'âge de l'univers devient inférieur à 10-43 seconde ?
...Cette question a-t-elle un sens ? Toutes les questions ont-elles un sens ? Tout dépend comment elles sont formulées. Si je vous demande "pourquoi est-ce que le vide pleut ?", vous me répondrez : "votre question n'a aucun sens !". Mais comment vérifier si une question a un sens ou non, quand on ne sait même pas de quoi on parle ?
...Revenons en arrière. Qu'est-ce que le réel ? Un objet d'étude qui peut être abordé à l'aide d'équations, répondra le physicien théoricien.
...Mais qu'est-ce qu'une équation ? Réponse : quelque chose qui traduit un phénomène de *conservation *(de l'énergie, par exemple), du genre
A = B
ou :
A - B = 0
...Les équations de la physique sont des équations différentielles, y compris celle de Schrödinger, de Klein-Gordon, etc. Il y a donc un présupposé : que le réel soit un continuum et qu'on puisse entre autre disséquer à l'infini l'espace et le temps. C'est la définition même de la différentiabilité. Or regardons ce que font les gens des supercordes. Ils partent de cette distance-butoir, la longueur de Planck. Il évoquent alors ces violentes turbulences qui règnent à l'échelle "subquantique", turbulences qui m'ont toujours paru posséder un caractère onirique, puisqu'aucune équation n'est à même de les décrire et qu'aucun phénomène n'est capable d'en rendre compte. Le but que se donnent ces gens des supercordes, ce qui est clairement indiqué dans le livre de Greene, est faire disparaître ce fâcheux problème. Pour ce faire, tous les constituants de l'univers sont assimilés à des états vibratoires d'objets appelés "cordes" dont la dimension caractéristique se trouve alors être cette fameuse distance de Planck. Les "modes vibratoires" de ces cordes, supercordes, membranes ou n-branes sont quasi infinis. Les superstring men espèrent découvrir les "équations ultimes" permettant de maîtriser enfin le problème (le simple fait d'employer le mot "équations" implique une croyance implicite dans la différentiabilité de l'univers, en tant qu'objet géométrique). L'approche supercordes implique, au passage, que l'univers soit doté de dimensions additionnelles, en associant encore à chacune cette minuscule dimension caractéristique : la longueur de Planck. Ces dimensions se mêlent, s'enroulent et "des considérations de symétrie" montrent alors qu'elles doivent se constituer en des structures géométriques particulières, dites de Calabi-Yau. Ci-après, une géométrie de Calabi-Yau, en deux dimensions, obtenue à l'aide du logiciel Mathematica, reproduite par Greene dans son ouvrage :
...Les cases correspondent à la résolution choisie dans ce logiciel de production de surfaces à partir d'une équation. A priori le plan tangent existe et varie continûment. L'objet est tarabiscoté mais, pour un géomètre, il pourrait s'agir d'une "immersion", dotée ou non de points singuliers, "cuspidaux", de pincements ou autres. Il n'empêche que cette espèce de nombril 2d est entièrement logé à l'intérieur d'une "case de Planck".
...Greene ajoute que l'approche "cordiste" permet justement de masquer les violentes turbulences du monde subquantique puisque, constituant les objets ultimes de l'univers, elles en sont aussi les instruments d'analyse, les "scalpels". Il est bien connu qu'on ne saurait découper des tranches de saucisson plus fines que l'épaisseur du tranchant de la lame qu'on utilise pour les obtenir. Selon Greene, la corde ou supercorde étant le constituant ultime, ayant pour dimension caractéristique la longueur de Planck, on ne peut plus descendre à une échelle inférieure et les fluctuations subquantiques, écrit-il, à la limite "cessent d'exister".
...Mais alors, avec quel outil, fut-il conceptuel, dissèque-t-on une structure de Calabi-Yau ?
...Je conçois qu'au plan mathématique tout ceci constitue un jeu extrêmement divertissant. Greene s'y exerce d'ailleurs, avec ses petits camarades, en découvrant une forme de "chirurgie" dans ces structures de Calabi-Yau, ce qui paraîtra tout à fait naturel à n'importe quel géomètre. Par exemple, en effectuant des pincements sur un cylindre, vous pouvez le transformer en chapelet de saucisses. En supprimant ces pincements on fera inversement évoluer un chapelet de saucisses en cylindre. De ce côté-là, les sources d'amusement sont quasi infinies. Ci-après, un exemple de ce genre d'exercice trouvé page 283 de l'ouvrage.
Septembre 2005 : une petite remarque d'un lecteur :
*- J'ai trouvé à quoi peuvent servir les surcordes. A tresser des filets pour attraper les formes de Calabi-Yau. Parce que le Calabi-Yau à la moutarde, c'est excellent. *
Que cela puisse être extrêmement amusant, je n'en disconviens pas, surtout si on passe à un nombre de dimensions supérieure à deux. Que de tels travaux puisse valoir à leur auteur une récompense scientifique, pourquoi pas (Witten est détenteur d'une médaille Field) quoiqu'il puisse sembler un peu ridicule que des travaux de ce genre engendre des "frissons intellectuels" (Witten). Ceci étant, où est la physique dans tout cela ?
...Mon opinion est que la "théorie des supercordes" est la plus grande escroquerie scientifique de tous les temps, escroquerie consistant à faire passer des travaux de mathématiques pures pour de la physique. Comment une telle mystification, dans laquelle se sont engouffrés depuis des décennies des milliers de chercheurs, a-t-elle été possible ? Parce qu'en dehors de cela, il n'y a rien, ou très très peu de choses. En effet, à quoi pourrait ressembler une théorie concurrente ? A une vision quantifiée des dimensions de l'univers, tout simplement. Cette idée n'est pas neuve. Elle a été envisagée par nombre de scientifiques qui, ceux-là, ont laissé leur nom dans l'histoire des sciences, comme Heisenberg, par exemple. Mais, si on opte pour cette approche, ce sont les outils mathématiques qui se dérobent. Quels outils utiliser ?
...Citons pour mémoire le travail d'Eyal Cohen, du Lyman Laboratory of Physics, université de Harvard, Massachusetts, intitulé
Random Lattices as Theories of Space-Time
...Dans l'abstract on peut lire "The theory is based on a discrete space-time formulation and is invariant under general coordinate transformation". "Random Lattices" signifie "réseaux ou treillis aléatoires". Pour le moment, cela ne va pas bien loin, mais c'était simplement histoire de citer quelque chose d'alternatif, de fondamentalement différent. Pourquoi n'y a-t-il pas des milliers de chercheurs qui se soient engouffrés dans cette voie ? Parce que cette approche est peut-être moins "féconde" que celle des supercordes. Vous avez bien lu : entre 84 et 86 plus de mille papiers ont été publiés sur le sujet, dans le monde. Cela signifie simplement qu'il existe de très nombreuses façons de faire "vibrer" ces objets, de très nombreuses façons de faire se tortiller des formes de Calabi-Yau, chaque tortillement constituant un excellent sujet de thèse de doctorat et une excellente matière à publication. Il est peut être beaucoup plus difficile de tricoter des réseaux aléatoires. Par ailleurs, les fournisseurs, en matière de science, étant également les clients il faudrait immédiatement créer une revue :
The quantum lattices journal
par exemple.
...Le monde des supercordes s'est vite puissamment organisé. Il a ses revues, son système de referees, d'experts. Il a aussi son gourou : Witten. Recevoir l'approbation d'un tel personnage équivaut à une consécration dans ce monde clos, comme jadis le fait d'être cité par Lacan pour un psychanalyste.
...On connaissait déjà la définition que Souriau donnait de la physique théorique :
...Sa réaction après la publication du livre de Brian Greene :
- La physique théorique, de nos jours, est devenue un vaste hôpital psychiatrique et hélas, ce sont les fous qui ont pris le pouvoir....
...Je vais tenter de donner une image de cette évolution extrêmement déconcertante de la physique théorique contemporaine. Imaginez que vous survoliez un champ de bataille, d'assez haut. En bas, des "blancs" et des "noirs" s'affrontent. Ces centaines de milliers de "blancs" et de "noirs", vu d'assez haut, semblent constituer un tissu continu. Là où les "noirs" offrent une densité moindre, cela apparaît "gris". Etc...
...En diminuant votre altitude, vous réalisez soudain que ce qui vous avait paru continu ne l'est point. En fait, ce qui se déroule en contrebas est une sorte de jeu. Des "objets", ou ce qui vous semble être un ensemble d'objets ne se déplacent pas vraiment. Comme aux échecs, cet univers est fait de cases discrètes. Le présent lui-même possède une épaisseur finie : la durée du coup.
...Consultez un joueur d'échec et demandez-lui ce qui se passe, entre le moment où un roi passe de d1 à d2. Que lui arrive-t-il pendant ce "voyage subquantique" ? Il vous regardera avec des yeux ronds. Même attitude si vous lui demandez ce qui se passe entre deux coups, aux échecs, sur l'échiquier, bien sûr, ou avec quel matériau sont faites les pièces, quelle est leur forme exacte.
...On pourrait aussi envisager de faire vibrer ces cases d'échecs, dont la dimension caractéristique serait bien entendu la longueur de Planck. On découvrirait au passage qu'il existe un nombre absolument fantastique de façons de les faire vibrer, en tant que "2-branes". En leur adjoignant quelques dimensions supplémentaires le jeu deviendrait encore plus riche. Il s'agirait alors de faire vibrer des hypercases à n dimensions, qui devraient alors, peut-être, être structurées en forme d'hypersurfaces de Trondheim-Balnukov, ou de Malcom-Bérénichkowicz. De là à imaginer que ces hypercases puissent être l'objet de convulsions, de réarrangements internes fort complexes, il n'y a qu'un pas. Comme disaient les Shaddock "pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué".
...Bien sûr, la raison suffisante de cette démarche, le but ultime serait de décrire les "coups" en tant que résultat de l'interaction vibratoire entre cases adjacentes. Vous espérez ainsi, parmi ces dizaines de milliers de façons différentes de faire interagir ces cases vibrantes pouvoir un jour retrouver par exemple le jeu de dames ou les échecs. Mais une chose est sûre. Ce faisant, vous avez construit le :
TOEG
...En Anglais "Theory of Every Game", la théorie de tous les jeux.
...Jamais on n'aurait conçu de théorie potentiellement plus globale que la vôtre, puisqu'elle les contiendrait a priori toutes. Ce serait l'instrument de musique absolu, le Gaffophone décadimensionnel, la harpe ultime.
...C'est à essayer....
Le lendemain de l'émission sur ARTE consacrée aux supercordes, animée par Brian Greene
Le temps du Grand Foutage de Gueule
10 mars 2005
J'ai consacré un dossier à la nomination de Veneziano, grand précurseur de la théorie des cordes et supercordes, document que j'ai intitulé ( le mot est de Souriau) "Cinquante ans de Non-Physique ". C'est déjà une nouvelle que je considère comme catastrophique. Hier, avec deux de mes collaborateurs nous nous sommes accrochés à nos chaises pour suivre une des émissions proposées par la chaîne Arte à propos du centenaire de l'invention de la Relativité Restreinte par Albert Einstein, en 1905. Je crois que le titre était quelque chose comme "ce qu'Einstein n'avait pas vu, ou pas compris..."
Et qu'est-ce que nous avons vu sur le petit écran ? Le petit Brian Greene.
Brian Greene, l'homme qui ne vaut pas la supercorde pour le pendre
J'ai du m'accrocher à ma chaise.
Si vous avez suivi cette émission, repensez à ce qu'on vous a présenté : une foutaise, une imposture complète. C'était choquant. En fait je jeune Greene tente de faire l'équivalent de ce qui avait été produit par Carl Sagan il y a vingt ou trente ans avec sa série "Cosmos" ( série d'émissions à la télévision, livre qui devient aussitôt un best seller international, conférences, etc ). A l'occasion de ce centenaire de la découverte de la Relativité Restreinte on est donc allé chercher "la fine fleur des physiciens". Quel déballage. Ils y sont tous : Michal Duff, Leonard Susskind, Witten, Horowitz Schwarz, Alan Guth ( qui déclare, sententieux " je n'aime pas le néant " ).
Est-ce que les spectateurs qui ont suivi cette émission, où Greene passe son temps à se mettre en valeur et va même jusqu'à se multiplier en cinq exemplaires devant la caméra, ont pu réaliser que tous ces discours étaient vides, totalement vides. Toutes les proposition sont au conditionnel.
*Sa ma tante en avait, ça serait mon oncle ! *
J'ai noté quelques phrases :
*- Einstein n'avait pas toujours raison, *dit ce petit prétentieux de Greene, qui n'a jamais rien trouvé de toute sa vie, ne laissera rien.
- Les cordes "apaisent le chaos"
- Les cordes "reprisent l'espace"
- Les particules sont de petites cordes. Les cordes génèrent toutes les particules de la nature (alors qu'on ne dispose à ce jour d'aucune description des particules par les cordes. Ca n'est qu'un ... rêve, qu'une idée totalement dénuée de consistance )
Braves gens, ces scientifiques se foutent tout simplement de votre gueule avec l'argent de vos impôts, en toute impunité, depuis ... trente longues années. La vacuité de leurs propos révèle la crise dans laquelle la physique théorique s'enfonce depuis trente ans. Et le petit Greene continue ses tirades au conditionnel :
- Si on parvient à "maîtrise le rythme des cordes", alors on expliquera tout et cette théorie pourrait bien tenir ses promesses, c'est d'être une " Théorie de Tout" .
Quousque tandem abutere ,Catilina, patienta nostra?
( pages jaunes du dictionnaire)
*Pendant combien de temps et jusqu'où continueras-tu à abuser de notre patience, Catinila ? *
Je lance un défi, qui ne sera très probablement jamais relevé. J'aimerais bien, moi qui estime avoir quelques petites choses à dire, pouvoir le faire devant Veneziano, au Collège de France, ou devant Thibaud Damour, à l'Institut des Hautes Etudes (dont ce dernier m'a barré l'accès de son mieux). Je leur lance un défi à ces deux-là, eux dont les paroles ne sont que du vent. Allez voir** **les propos de notre docte académicien, à propos de sa théorie de l'avant Big Bang, lequelle, selon lui, "n'est pas tout à fait mûre".
Ben voyons....
Pour faire bonne mesure il faudrait inviter Charpak. La physique fondamentale est dans une telle impasse qu'on finit par donner des prix Nobel à des concepteurs d'appareils de mesure. Un homme qui n 'a pas hésité à tailler en pièce et à diffamer mon ami Jacques Benveniste. Mais pourquoi ne s'en prendrait-il pas à un physicien comme moi ? J'accepterais la descente dans le champ clos, immédiatement, devant "les pairs" ou les journalistes, s'il le souhaite, puisqu'il aime tant s'exprimer dans les médias, en jouant les censeurs.
- Viens un peu, bonhomme, t'en prendre à un adversaire qui soit de ton milieu, toi qui a une si grande gueule !
Les Cosmic Troupiers tiennent le haut du pavé, tandis que les chercheurs qui ont réellement trouvé des choses se trouvent .. excommuniés, frappés d'ostracismes, interdits de médias. Choquant, lamentable. Je suis en colère et je le dis.
Je reviens à cette émission, cauchemardesque. Tous les "champions" y passent, les uns après les autres. Greene, qui joue le monsieur Loyal de ce cirque, car ça n'est rien d'autre qu'un lamentable cirque, nous apprend qu'avant 1984 il y avait cinq théories de cordes mais que cette année-là un véritable "coup de tonnerre" fut lancé par le fer de lance de ce groupe, Ed Witten, récompensé par une médaille Field ( un prix de maths ) pour certaines retombées de maths pures de ses travaux, mais pas "pour ses travaux sur les supercordes". Witten, c'est la justification, "l'honneur" de cette troupe confuse, sa seule "lettre de noblesse". Pensez donc, il a récolté un prix, l'équivalent du prix Nobel, mais pour les maths ! .....
Evoquant cette " révolution ", Greene :
- Ca a été un choc pour tout le monde, mais on a appris à vivre avec.
Il vaut mieux entendre ça que d'être sourd. Mais, est-ce que vous, téléspectateur, avec compris que ce type, sous vos yeux, ne faisait qu'allonger connerie sur connerie ?!?
Dans son livre Greene écrit "que Witten est considéré comme le plus grand physicien depuis Einstein" et qu'il est peut-être "le plus grand physicien de tous les temps". Quelle grandiloquence imbécile ! Witten est .... un physicien sans physique, un champion de la pensée à géométrie variable, expert en effets d'annonce, en "coups de tonnerre" parfaitement creux et dénués de fondement ( exemple, les "cordes cosmiques ", une autre de ses inventions ), un spécialiste sans discipline, un champion sans épreuve sportive. Dans le film diffusé sur Arte il se paye même le luxe de dire que la théorie M, ça pourrait dire " M comme merde ". Sidérant.
Mais, grands dieux, qu'est-ce qu'un physicien ? N'est-ce pas quelqu'un qui est censé expliquer des phénomènes, fournir des interprétations, des modèles, qui peut essayer de prédire des choses, d'en expliquer d'autres ( ce que ma théorie gémellaire fait à longueur de pages. Mais mon livre "On a perdu la moitié de l'univers, 1997, a disparu au plus vite des librairies, faute d'écho dans les médias science et dans les médias tout court ). Or qu'a fait Witten ? Rien de ce genre. La théorie des cordes tourne totalement le dos aux réalités. Elle n'est en contact avec le réel à travers .. rien. Oui, vous avez bien lu. C'est le temps du grand Foutage de Gueule. Mais, en 1984 Witten fait sensation, dit Greene, en montrant que ces cinq théories pourraient se réduire à ... une seule. Et Greene d'ajouter " Witten a boosté la théorie ".
Ils causent, ils causent, c'est tout ce qu'il savent faire...
Une théorie qui décrirait quoi ? Minute, papillon. On n'en est pas encore là. Passer de cinq théories à une seule, c'est déjà "une grande avancée". De là à demander à quoi cette théorie unificatrice, baptisée " Théorie M " par Witten, pourrait servir, il y a un pas qu'il faut sans doute attendre quelque temps pour franchir. Comme dira Greene plus loin :
- Il faudra peut être un siècle, un million d'années pour savoir si cette théorie est réellement valable. Mais en dépit du fait que nous n'ayons aucune preuve que tout cela tienne debout nous, scientifiques, croyons que cette théorie est la vraie.
Greene füllt seinen Film mit grotesken Szenen. Er widmet lange Minuten darauf, sehr klug zu wirken, und erklärt dem durchschnittlichen Amerikaner, der erstaunt sein muss, dass ein Donut (ein torusförmiger, klassischer amerikanischer Donut) und eine Tasse dasselbe sind (sie haben identische Topologien). Computergenerierte Bilder. Der Donut verwandelt sich in eine Tasse und umgekehrt. Die Menge jubelt. Was für ein Wunder, ich verstehe! Aber was zeigt das? Nichts. Greene erwähnt die Frage der „Wurmloch“- oder „Wormhole“-Theorie, ein Thema, das Kip Thorne sehr wichtig ist, ein weiteres Mitglied des Clubs.
Diese Wurmloch-Phänomene bezeichnet Greene als „kosmische Kurzschlüsse“, doch er fügt eilig hinzu, mit einer würdevollen Stimme, als wolle er seine Welt beruhigen:
*- Man kann den Raum nicht reißen. *
Ein computergeneriertes Bild zeigt ein Universum, das sich biegt (tatsächlich die Stadt Manhattan), dann ein Wurmloch, das wie ein Wunschbild tanzt. Eine Wissenschaft, die sich im Virtuellen entwickelt.
Es ist zum Explodieren. Diese Theorie der „Wurmloch“- oder „Wormhole“-Phänomene ist keine, genauso wenig wie die Theorie der „Wurmloch“-Phänomene. In drei Sätzen in einem Seminar, vor einem „Publikum von Spezialisten“, könnte ich den Autor dieser neuesten Betrugsgeschichte lächerlich machen, dessen mathematische und geometrische Struktur völlig existenzlos ist. Es ist nur ein Wort, ein weiteres Wort. Physik und Astrophysik produzieren seit Jahrzehnten nur Worte. Wurmloch, Schwarze Löcher, Monopole, Quintessenz, Dunkle Energie, Branes, usw. usw.
Das erinnert mich an einen Satz des verstorbenen Jean Heidman, der über Jahrzehnte in der Kosmologie an der Spitze stand, bis er zu den Sternen ging.
*- Wenn man über Schwarze Löcher spricht, sollte man seinen gesunden Menschenverstand im Garderoben aufhängen. *
Noch ein Typ, der nichts gefunden, nichts hinterlassen hat. Das wird auch bei Hawking so sein, außer seinem berühmten Theorem: „Schwarze Löcher haben kein Haar“: Schwarze Löcher sind „glatt“.
Wenn ein Astrophysiker etwas anderes als Worte produziert, tut man so, als würde man es nicht hören. Ich erinnere mich an diese Minuten des Schweigens, schwer und erdrückend, auf dem Astrophysik- und Kosmologie-Kongress in Marseille im Jahr 2001 (allgemeiner Titel des Kongresses: „Where is the matter?“, also „Wo ist die Materie?“), nachdem ich Ergebnisse meiner Berechnungen präsentierte, die sich spektakulär mit der VLS, der Very Large Structure, der großskaligen Struktur des Kosmos, die 1992 gewonnen wurden, deckten.
Feiglinge, Feiglinge, Komplizen von tausend Betrügereien, armselig, betrügerisch!
Wenn man diese Zeilen liest, könnte der Leser sich fragen:
*- Aber wie kann er solche Aussagen machen? Wie kann er so weit gehen? Wer denkt er, dass er ist? *
Ich denke, ich bin ein Wissenschaftler, dessen Arbeiten ohne Schatten sind, die Wörter klar definiert sind, die Theorien durch Beobachtungen gestützt und bestätigt wurden, bereit, in alle Löcher der Löwen zu gehen, sich den Streichen der klügsten Leute auszusetzen, bereit, öffentlichen Verlust des Ansehens und Lächerlichkeit zu riskieren. Ich bin ein Forscher, immer aktiv ( siehe mein letztes Werk) , der in 35 Jahren Karriere in allen Bereichen, die er angesprochen hat: MHD, Geometrie, Astrophysik, Kosmologie, mathematische Physik, niemals im Seminar den Boden berührt hat. Aber gegenüber, welche Feigheit! Ich erinnere mich, es war vor 28 Jahren. Ein Mathematiker, Mitglied des Zentrums für theoretische Physik in Marseille, Patrick Iglesias, hatte vorgeschlagen, dass ich in seinem Labor ein Seminar halten sollte. Doch seine Kollegen fürchteten, dass dies „ihrem Labor Schaden zufügen könnte“.
- Was ist denn los, hatte Iglesias gesagt (er hat es in einem meiner Bücher aus dem Jahr 1986 bestätigt), wenn ihr so viel über solche Theorien spottet, ladet ihn ein und schlagt ihn öffentlich, bringt seinen Vortrag um, dann ist es endgültig vorbei!
Aber es ist nicht geschehen. Weil, wenn es zu einem direkten Konfrontation kommt und man mich angreift, ich die anderen mit Theoremen und Übereinstimmungen mit Beobachtungs- oder Experimentaldaten herunterziehe. Ich greife nie zuerst an, aber wenn jemand es wagt, dann ist es wie Clint Eastwood in der Wissenschaft. Ich habe viele Einschusslöcher an der Mündung meiner Sechsschusspistole. Das letzte war im Oktober 2003. Ein Idiot, ein Mathematiker, der mich während eines Seminars in seinem Labor für einen Scherzhalter hielt. Es ist dumm, aber so ist es. Viele haben mich mit einem einfachen Comic-Autor oder Liedschreiber, einem „SF“-Autor verwechselt. Ich zähle nicht mehr die Seminare, die ich geben konnte, die mit einem feindseligen und vorsichtigen Schweigen endeten, wie im Institut für Astrophysik in Paris, als es von einem gewissen Omont geleitet wurde.
Omont, der Direktor des Institut für Astrophysik in Paris
Es gab kein Debattieren, kein Auseinandergehen, kein direktes Auseinandergehen. Nach meinem Vortrag sind alle geflohen, sie haben die Halle mit Eile verlassen. Dieses Seminar war nur möglich, weil Souriau persönlich bei Omont war und ihm schrieb: „Petit hat neue Ideen, hören Sie sie an.“ Aber die Reaktion war eher:
*- Verstecken Sie diese Wissenschaft, die ich nicht sehen kann. *
Omont ist ein anderer Tartuffe, ein weiterer. Warum hat diese Idee der kosmischen Zwillingschaft, die 1967 von Andrei Sakharov ins Leben gerufen wurde, ihnen so sehr Angst gemacht? Weil diese „kosmischen Kurzschlüsse“ diesmal um die Ecke sind und es ermöglichen würden, Reisen und Eindringen durchzuführen, von denen niemand etwas hören will, Reeves an der Spitze, der uns seit einem Vierteljahrhundert mit seiner „Sternenstaub“-Theorie betört.
Ein Erinnerungsfetzen. Vor 25 Jahren sah ich Reeves in Paris, der den Boulevard Saint-Germain zu Fuß hinaufging, in den Latinviertel. Ich rief ihn an, überquerte die Straße. Er war so gerührt, dass er am Ende dieses Gesprächs ... in die entgegengesetzte Richtung ging! Aber zu dieser Zeit hatte das Institut der Medaillen in der Rue de Seine bereits eine Medaille mit seinem Bild geprägt (Ich stelle mir vor, dass sie jetzt eine andere für Veneziano vorbereiten).
Neid, Hass? Nein, Empörung über die Verschwendung staatlicher Mittel, über die Schließung, über die Konfiszierung des Denkens, über die intellektuelle Betrug, die allgegenwärtig ist. Mir ist es schon mehr als einmal passiert, dass ich einige Forscher, die Seminare hielten, aufgefordert habe, deren Aussagen mir etwas leichtfertig vorkamen. Ich denke an einen von ihnen, der über mich in der Abteilung des CNRS, zu der ich gehörte, sehr blutige Berichte geschrieben hatte und in mein Labor gekommen war, um dort zu „wühlen“.
Nach seinem Vortrag bat ich ihn, selbst einen Vortrag in seinem „Revier“ zu halten. Meine Kollegen erinnern sich noch daran: Dieser heldenhafte Mann flüchtete sofort nachdem er seine Folien aufgehoben hatte. Eine Astronomin, die anwesend war, stand sogar auf und sagte erstaunt:
*- Hast du gesehen! Nicht nur, dass er deine Einladung nicht beantwortet, sondern er flieht auch noch. *
There is something rotten in the kingdom of science
**Blanchard, Unternehmer in der Kosmologie (seit er diese Worte gesagt hat, ist das allgemeine Umfeld tatsächlich zusammengebrochen) **
In einer anderen Sequenz führt Greene uns in eine Bäckerei. Neue Clownerie.
- Diese Struktur in der Multiversum, nennen die Physiker das „bulk“ (die Masse, das Paket, das gesamte). Noch ein Wort, noch eines, und andere Bilder: Greene schneidet Brot, dann bestreut es mit Zucker oder Marmelade.
*- Sie verstehen, die Gravitonen sind wie Zucker. Sie haften nicht an den Branes. *
Aber niemand weiß, was ein Graviton ist, niemand hat jemals ein theoretisches Modell dafür geliefert. Wir wissen nicht, wie man die Gravitation quantifiziert, was nicht daran hindert, dass eine sehr bekannte Zeitschrift: „Classical and Quantum Gravity“ existiert und sehr „punktet und selektiv“ bei der Akzeptanz der Arbeiten ist (in Wirklichkeit muss man Mitglied des Clubs sein, das ist alles).
Greene schreibt Galaxien auf Brotscheiben.
- Wir könnten auf einer „Brane“ leben.
Immer noch der Konditional.
- Wenn wir es schaffen, den Graviton zu fassen, bevor er entkommt, haben wir gewonnen!
„Wenn“, wie die Lakedaimonier sagen. In dieser Welt, die sich als wissenschaftlich bezeichnet, folgen wir dem Spiegelbild der Lügen, den diesen Vertreter der untersten Denkweise in der Form von Bedingungssätzen abgegeben hat, wir verbreiten sie, während wir uns von dem abwenden, was funktioniert, was fehlerfrei und ohne Schatten ist, als ob wir Kot in den Augen und Wachs in den Ohren hätten. Das ist epistemotrouille in Aktion.
Andere Sätze von Greene kommen mir in Erinnerung. Zu einem Zeitpunkt erwähnt er den Urknall und sagt:
- Zwei Branes begannen, sich gegeneinander zu bewegen ...
Ein computergeneriertes Bild zeigt „Brane-Bewegungen“. Was ist das für Unsinn?!!
Eine 100 % virtuelle Gedankenwelt, ein Reden, das mit Erdbeerenästen gebaut wird.
Seien wir klar. Seit drei Jahrzehnten zahlen die Steuerzahler vieler Länder Forscher, theoretische Physiker, die ... nichts finden, aber philosophieren, veröffentlichen Tonnen von Papieren (ein pro Tag! Tausende wurden veröffentlicht!), ohne Sinn oder Zweck. Sie treffen sich auf vielen Kongressen, leiten Dissertationen, oder verteidigen sie vor Jurys, in denen niemand es wagt zu sagen:
- Der König ist nackt
Wie konnte man so weit kommen?
Nehmen Sie eine Teilchen mit Ruhemasse m. Sie stellt eine Energie m c2 dar, wobei c die Lichtgeschwindigkeit ist. Die Masse des Protons ist
mp = 1,67 10-27 kg
Sie stellt eine entsprechende Energie von 1,5 10-10 Joule dar. Aber die Physiker der „hohen Energien“ gewöhnen es, dies mit einer anderen Einheit, dem Elektronvolt, auszudrücken. Sei e die elektrische Einheitladung, die des Elektrons (oder des Protons):
e = 1,6 10-19 Coulomb
Man geht von der Messung der Energie in Joule zu der Messung V in „Elektronvolt“ über, indem man schreibt
m c2 = e V
Wende dies auf das Proton an. Man erhält dann eine Energie von etwa 1.000.000.000 „Elektronvolt“, ein Milliarde Elektronvolt, oder 1 GeV.
Der kEv ist tausend, der MeV ist Million, der GeV ist Milliarde. Einfach.
Die Geschichte der Teilchenphysik ist die Geschichte des Anstiegs der Energien, die in „Teilchenbeschleunigern“ eingesetzt werden. Wissen Sie, wie man sie beschleunigt?
Ein Teilchenbeschleuniger ist ähnlich wie Ihr ... Dünndarm. Sie wissen, dass Sie Ihren „Nahrungsbrei“ mit den Kontraktionen Ihrer peristaltischen Muskeln weiterleiten.
Weiterleitung eines Nahrungsbreis im Dünndarm durch Kontraktion der peristaltischen Muskeln
Ein Teilchenbeschleuniger ist ein riesiger Ring, umgeben von supraleitenden Spulen. Das Magnetfeld, intensiver in der Nähe dieser Spulen, „konfiniert“ die Teilchen in einer Region nahe dem Kern dieses Rings. Wenn „die Natur den leeren Raum hasst“, haben geladene Teilchen „Angst vor Magnetfeldern“, sie fliehen vor ihnen. Dies ist experimentell und vollständig gut verstanden, theoretisch und experimentell beherrscht. Die Plasmaphysik lehrt uns, dass geladene Teilchen dazu neigen, in Bereiche des Raums zu gelangen, in denen das Magnetfeld am schwächsten ist. Wir nutzen dies, um sie zu beschleunigen.
Stellen Sie sich also vor, dass Sie entlang unseres Teilchenbeschleunigers einen stärkeren Strom in einer der Spulen durchleiten. Die „Magnetfeldlinien“ sind in dieser Region enger, und geladene Teilchen neigen dazu, von diesem Ort weggeschoben zu werden.
Stellen Sie sich nun vor, dass Sie diese Intensivierung des Magnetfeldes weitergeben. Das entspricht genau dem Bild der Weiterleitung des Nahrungsbreis im Dünndarm.
Beschleunigung geladener Teilchen durch das Einschnüren des Magnetfeldes in einem Beschleuniger
Die Teilchen werden nach vorne geschoben und beschleunigt. Was wenige Leute wissen, ist die Zeit, die benötigt wird, damit ein Teilchenbeschleuniger seine Funktion erfüllt, also die maximale Geschwindigkeit der geladenen Teilchen, die er beschleunigt. Diese Zeit beträgt ... Stunden. Man muss kämpfen, um Teilchen zu beschleunigen und ihre Geschwindigkeit mühsam der Lichtgeschwindigkeit nähern, ohne sie jemals zu erreichen.
Man kann auch zwei Beschleuniger nebeneinander anordnen, so dass sie plötzlich aneinander angeschlossen werden und zwei Strahlen von Teilchen, die mit relativistischen Geschwindigkeiten beschleunigt wurden, aufeinanderprallen.
Kollisionsschleife
So erhält man das, was man einen Kollisionsschleife nennt. Was beschleunigt man? Im Wesentlichen Protonen, also Atomkerne von Wasserstoff.
Als die Forscher glaubten, genug mit den Kernen gespielt zu haben, indem sie sie zerschlagen haben, suchten sie nach einer Möglichkeit, die Protonen „zu zerlegen“. Und dafür gibt es nichts Besseres, als zwei Protonen zu nehmen und sie so heftig wie möglich gegeneinander zu schlagen. Mit welcher Energie? Mit einer Energie, die höher ist als ihre Äquivalente in Energie-Masse. Es ist also ein Kollisionsschleife erforderlich, der Protonen mit einer Energie über dem GeV, dem Giga-Elektronvolt, ausstattet.
Ein gewisser Gell-Mann hatte vorgeschlagen, dass Protonen aus Quarks bestehen könnten (drei, um präzise zu sein). Doch eine große Überraschung erwartete die Physiker. Die Quarks ... weigerten sich, sich zu trennen. Es war, als ob die Kraft, die sie verband, mit der Entfernung zunahm, anstatt abzunehmen.
Gibt es eine Grenze für die Energie, die man Protonen mitteilen kann? Im Prinzip nicht.
In der nicht-relativistischen Physik spricht man von kinetischer Energie
Kinetische Energie ( in nicht-relativistischer Physik )
Aber in der relativistischen Physik wird die Energie anders ausgedrückt
Ausdruck der Energie, in der Relativität
Der Taupin wird sofort den Zusammenhang zwischen den beiden erkennen, wenn er feststellt, dass er, wenn er für v klein gegenüber c eine „Reiheentwicklung“ durchführt, die nicht-relativistische Formel leicht wiederfindet.
Übergang von der Relativistik zur Nicht-Relativistik
Trotzdem, obwohl die Geschwindigkeit jeder Teilchen streng auf c begrenzt ist, kann man ihr jede Energie verleihen. Wenn v sich c nähert, nähert sich die Energie sogar ... unendlich. Aber ich will nicht so tun wie Greene, der mit Argumenten von Wissenschaftsverkäufern, die jedem Physikstudenten der ersten Klasse bekannt sind, den einfachen Leuten Eindruck schinden will.
Als die Leute versuchten, „Protonen zu zerschlagen“, erwarteten sie, eine gewisse Energie zu liefern, und dann die Quarks, ihre Komponenten, in freier Form beobachten zu können. Doch in der Praxis verliefen die Dinge anders. Wenn man z. B. Protonen zehnmal mehr Energie als die entsprechende Masse verlieh, führte die Kollision zu einem sehr seltsamen Ergebnis. Es schien, als wären diese Protonen kurzzeitig gebrochen und die Fragmente setzten sich sofort zu anderen Teilchen zusammen, möglicherweise mit höheren Massen, meistens instabil. Man verglich die Quarks dann mit den Enden eines Fadens. Um zu vereinfachen (was falsch ist), nehmen wir an, dass Protonen aus zwei Quarks q1 und q2 bestehen, die den beiden Enden eines Fadens entsprechen. Versuchen Sie, Quarks zu isolieren, ist das wie das Ziehen an einem Faden, um die beiden Enden zu trennen. Was passiert dann? Der Faden reißt, und anstelle einer einzigen Teilchen haben Sie zwei, mit zwei Fadenenden, die jeweils zwei Enden haben.
Umwandlung von Energie (Spannung), mit Erscheinen einer neuen Teilchen (Modell des Fadens)
Das Zerlegen der Protonen erwies sich als unmöglich. Aber das Modell wurde dennoch bestätigt, in dem Sinne, dass „tatsächlich, die Protonen aus Quarks bestanden“. Die Teilchenphysik, die als elementar bezeichnet wird, begann dann, wie ein seltsames Spiel zu wirken. Stellen Sie sich einen Schmied vor, der mit einem Hammer auf eine Stahlkugel schlägt, wobei er dem Hammer immer mehr Energie verleiht. Der Hammer stellt diese Energie dar, die sich materialisiert. Der Schmied versucht, die Kugel zu zerschlagen, aber anstatt Erfolg zu haben, erhält er eine „Regenbogen“ von neuen Kugeln, die in gewisser Weise die Umwandlung der injizierten Energie in Materie darstellen, ihre „Kondensation“ in Form neuer Teilchen, die zudem hochgradig instabil sind.
Die Hochenergiephysik führte zu dem, was man „das Standardmodell“ nannte. Einige Experimente wurden vorbereitet, die auf diesem Modell beruhten, und mit der Zeit wurden alle durchgeführt, alle, die mit den vorhandenen Maschinen möglich waren. Dann kam man zu einer neuen Sackgasse. Um weiterzukommen, musste man das Modell erneut verfeinern, neue Strukturen und darüber hinaus neue Teilchen vorstellen. In einem Bereich, den man Supersymmetrie nennt, werden die Teilchen einem Art Doppelgänger, schwerer. Das Neutron ist also mit einer „Neutralino“ verbunden, das Photon mit einem „Phototino“, usw. Aber da die Massen dieser „Super-Teilchen“ größer sind, braucht man für Fortschritte in den Experimenten noch höhere Energien. Um das „Higgs-Boson“ zu erschaffen, schätzen die Physiker, dass sie Beschleuniger benötigen, die bis zu einem TeV, einem Tera-Elektronvolt, erreichen: tausend GeV oder eine Million MeV oder
1.000.000.000.000 Elektronvolt
Je höher die Energie, desto größer und teurer ist die Maschine. Man betritt dann das Gebiet der Plutophysik, der „teuren Physik“ (Plutós, griechisch, bedeutet teuer). Es ist nicht nur teuer, es ist sogar positiv ruinös. Der Film, der von Greene „gecoachte“ zeigt zwei Monsternlabore, die miteinander konkurrieren: das Fermi Lab in den USA und ein Labor, das derzeit im CERN in Genf gebaut wird, und 2007 fertiggestellt werden wird und siebenmal stärker als die Maschine seines amerikanischen Konkurrenten sein wird.
Was bedeutet das? Dass die theoretischen Physiker seit dreißig Jahren sich selbst überlassen wurden, ohne experimentellen Leitfaden. In der Physik, wenn man keine Erfahrung hat, die als Leitfaden, als Unterstützung dient, kann man ... alles tun, und mit dieser „fantastischen Entdeckung“ von Veneziano haben sie sich dann in eine Unternehmen gestürzt, die man als autistisch bezeichnen könnte.
Warum haben sie diese Richtung eingeschlagen? Die Antwort ist einfach: weil sie keine andere kannten, einfach. Außer den Strings hatte niemand eine Idee. Außerdem war die Stringtheorie „wundervoll kompliziert“. Im Vorbeigehen, was wäre nötig, um Experimente durchzuführen, die mit Superstrings zu tun haben? Das lässt sich leicht berechnen. Diese Objekte sind wie die Maschen eines Pullovers, da sie a priori alles darstellen: Inhalt und Behälter, wie diese komplizierten Pullover, die entweder flach oder voller Reliefs, Drehungen sind. Um mit diesen Strukturen umzugehen, müsste man „eine Masche lösen“. Aber dieses Gewebe ist wie das von Alec Guinness in dem berühmten Film „Der Mann im weißen Anzug“. Die Maschen sind extrem stark und dicht. Charakteristische Dimension: die Planck-Länge:
Lp = 10-33 cm
Der experimentierende Physiker, vertraut mit der quantenmechanischen Herangehensweise, erkennt sofort dies als eine Wellenlänge lambda. Er zieht die Planck-Konstante aus seinem Hut:
h = 6,67 10-34
und erzeugt sofort eine charakteristische Energie, die er in Elektronvolt umrechnet:
Ergebnis: 1025 TeV
1 000.000.000.000.000.000.000.000 Mal die Energie des stärksten Beschleunigers, der derzeit gebaut wird!
Der Experimentator zuckt mit den Schultern und geht weg. Aber Misho Kaku, ein anderer Vertreter dieser „Super-Theorien“, wird Ihnen sagen, dass es sich um „eine Physik handelt, die zu weit vor ihrer Zeit ist“. Sie könnte ... Millionen von Jahren voraus sein.
Ich versuche, mir ein Bild dieses Wahnsinns zu machen. Stellen Sie sich Leute vor, die verstehen wollen ... die Musik. Vergleichen Sie die Teilchen mit Musikinstrumenten, die bestimmte Töne und Klangfarben erzeugen. Töne, Klangfarben, repräsentieren die Teilchen, ihre Massen, ihre Ladungen. Detail: Wir wissen nicht, warum sie diese Massen haben und nicht andere. Es ist ... so. Die Musik, die Harmonie, bilden das analoge Bild aller Phänomene und Naturgesetze.
Ein Mensch entdeckt plötzlich, dass ein Ton, ein periodischer Schwingungsphänomen, als Überlagerung von elementaren sinusförmigen Schwingungen betrachtet werden kann, die gegeneinander verschoben sind (die „spektrale Zerlegung, erfunden von dem französischen Mathematiker Fourier). Der, der dies entdeckte, erklärt, dass er eine Theorie entdeckt hat, die „alle möglichen Töne“ und sogar ... „alle möglichen Musikstücke“ erzeugen kann. Aber wenn jemand ihm sagt: „Welchen Ton, welche Musik schlagen Sie vor, zu erschaffen?“ kann er nicht antworten. Er weiß nicht, welche Töne er betrachten soll und hat keine Vorstellung von Harmonie oder Rhythmus. Seine musikalische Fantasie erweist sich als perfekt leer. Er behauptet nur, dass, wenn seine Theorie funktioniert, sie in der Lage sein wird, „alle möglichen Musikstücke“ zu erzeugen.
Das erinnert mich an einen Zeichenlehrer, den ich hatte, als ich zehn Jahre alt war, am Lycée Carnot. Er empfahl uns, zu zeichnen, indem man auf dem Papier eine Art Kreide-Abrieb legte und fügte hinzu:
*- So bist du sicher, dass der richtige Strich darin ist. *
Meine Mutter, die zeichnete und malte, hatte eine andere Meinung und empfahl stattdessen, zu zeichnen, indem man nur einen Strich zieht (die, die mich kennen, wissen, dass ich normalerweise ohne Radiergummi zeichne). Mein Zeichenlehrer und ich standen also auf unterschiedlichen Seiten, und ich wurde schnell zu einem Albtraum für ihn und auch für die, die ihm folgten, weil ich begann, Porträts von ihm zu machen, die sehr ähnlich waren, was er selbst nicht konnte. Tatsächlich zeichnete er wie ein Fuß.
Die Superstringtheorie ist kein Symphonie, sondern ein Geräusch aus schwingenden Saiten, offenen oder geschlossenen. Die Anhänger dieser Theorie glauben, dass alles und muss auf bestimmte Schwingungsmodi von Saiten reduziert werden. Da seit dreißig Jahren nichts daraus hervorgegangen ist, haben sie beschlossen, diese Saiten in Räumen mit einer größeren Anzahl von Dimensionen zu schwingen. Zehn, um präzise zu sein. Alles wurde dann so kompliziert wie gewünscht. Zu diesem Zeitpunkt gab es fünf Arten, Töne zu erzeugen. 1984 zeigte Witten, indem er eine zusätzliche Dimension hinzufügte, was ihre Gesamtzahl auf 11 brachte, dass diese fünf Arten auf eine reduziert werden konnten, und nannte es die „M-Theorie“. Das heißt, anstatt fünf Geräusche, haben wir nur noch eines. Es gab ein Raunen in der Halle nach dieser letzten Ankündigung. Aber es half uns nicht weiter.
Je weiter sich die Superstringtheorie in ihrem konzeptionellen Leerraum verliert, desto mehr versucht sie, um den Spott zu vermeiden, uns mit Versprechen von Bergen und Wundern zu füllen. So tauchte vor etwa zehn Jahren der Begriff TOE (Theory of Everything oder Theorie von Allem) auf. Ehrlich gesagt, diese Leute haben kein Frieren an den Füßen und niemand wagt zu rufen: „Aber das ist Unsinn und das ist nur Unsinn!“. Es handelt sich nicht darum, die einzige Ast zu sägen, auf der alle sitzen. In der theoretischen Physik und Kosmologie, in der Astrophysik, ist das, was derzeit dominiert, der Geist der Gemeinschaft.
*- Was auch immer passiert, bleiben wir zusammen. *
*- Es ist nicht, weil wir nichts zu sagen haben, dass wir den Mund halten müssen. Wenn die Leute etwas Neues wollen, müssen wir nur Wörter erfinden. *
Wie Reeves sagt:
*- Wenn ich nichts zu sagen habe, sage ich es. *
Das Bild der Klangkonzeption ist nicht so schlecht. Nehmen Sie eine Flöte. Wie geht man vor, um bestimmte Töne zu erzeugen? Nun, der Teil der Flöte, der nahe Ihrem Mund ist, produziert „alle möglichen Töne“, also ein Geräusch, ein „Atem“. Mit dem System von Löchern (einige sind geöffnet und andere geschlossen) priorisieren Sie bestimmte Schwingungsmodi. In dieser Hinsicht ähnelt die Stringtheorie dem Gaffophone von Gaston Lagaffe. Es ist eine Flöte, bei der man sich vorstellen kann, die Löcher auf unendlich viele Arten zu öffnen. Man kann sogar vorstellen, diese Löcher auf unendlich viele Arten zu öffnen und zu schließen. Kurz gesagt, mit dieser „potenziellen Flöte“ kann man sagen, dass man a priori, indem man alle Möglichkeiten der Löcher betrachtet und das Objekt manipuliert, *ein Instrument besitzt, das in der Lage ist, alle möglichen Musikstücke zu erzeugen. *
Welche Musik? Keiner dieser Theoretiker weiß es. Aber die Strings sind zu Membranen geworden. Eine Membran wie die eines Lautsprechers ist topologisch gesehen ein Kreis mit einem kreisförmigen Rand. Eine offene Saite ist ein Segment, das von zwei Punkten begrenzt ist. Das 2D-Äquivalent einer geschlossenen Saite ist eine geschlossene Fläche, eine 2-Brane, die geschlossene Saite ist eine 1-Brane, eine „Sphäre S1, mit nur einer Dimension“. Aber die Geometrie zeigt, dass man dann 3-Brane, 10-Brane usw. betrachten kann, und alles wird wundervoll kompliziert.
Im von Arte verbreiteten Dokument haben Sie gehört, wie Greene (der kleine Greene-Mann) uns erklärt, dass unser Universum „eine Brane sein könnte“ und „der Urknall könnte aus der Kollision zweier Branes entstanden sein“.
Und deine Schwester?
Das ist Unsinn. Diese Leute verlassen sich darauf, mit Nachdruck zu erklären, dass es andere Universen geben könnte, die anderen Branes entsprechen.
- In einigen könnte das Leben existieren. In anderen könnten die physikalischen Gesetze völlig anders sein, sagt Greene
Eine Gedankenwelt, die sich in ... Fiktion bewegt und nur *Fiktion ist. *
Sie haben verstanden, dass das Untersuchungsfeld der Superstrings und Branes das der „allen möglichen Physik“ ist. Normalerweise, jemand, der solche Aussagen macht, sollte behandelt werden, Pillen einnehmen, sich ausruhen. Souriau hat Recht, wenn er sagt, dass die moderne theoretische Physik einem riesigen psychiatrischen Krankenhaus gleicht, in dem die Wahnsinnigen die Macht übernommen haben. Es geht sogar so weit, dass jemand wie Veneziano es wagt, in seiner Eröffnungsrede bei seiner Ernennung an der Collège de France zu erklären, „dass es sich um grundlegende Forschung handelt“. Tatsächlich könnte man das als wissenschaftlichen Surrealismus betrachten. Vor Jahren hatte eine Gruppe, die gerne mit Sprache spielte, das OULIPO, oder „ouvroir de littérature potentielle“ gegründet. Ich kannte einige seiner Mitglieder, unter anderem den Lyonner. Es war sehr amüsant. Sie erinnern sich vielleicht an:
Die Pantoffeln flogen im schwachen Himmel
Als plötzlich mein amerikanischer Onkel auftauchte
Und die Krebse, die um die Pforten flogen
Um besser zu sehen, zogen ihre Strümpfe aus
Und das Öl, sitzend am Straßenrand
Betrachtete alles, ohne es zu verstehen.
Aus einem Werk mit dem Titel „Die blonde Schwarze“ von Georges Fourest
Es ist amüsant, aber es hat weder Anfang noch Ende und andere Funktion als uns zu lachen. Es ist kein Erzählung. Vielleicht hat die Superstringtheorie, die sich als „elegant“ bezeichnet, um den Worten von Greene zu sprechen, keine andere Absicht, als sich als neuer Surrealismus zu erheben. Wenn man den obigen Text sieht, behält er einen Rhythmus. Es sind Verse. Aber man könnte die Reime entfernen, die Grammatik, die Syntax und sogar die Rechtschreibung abschaffen, ein Gespräch betrachten, das aus Zeichen besteht, die hintereinander gelegt werden, und aus Leerschlägen, Kommas, Punkten, das „alle möglichen Wörter“ und „alle möglichen Geschichten“ enthält. Welche Gewinn an Reichtum!
Tatsächlich ähnelt die Superstringtheorie einer Art Ausdruck eines neuen Unsicherheitsprinzips.
Je ambitionierter das Projekt, desto weniger fruchtbar es sich erweist
Ich werde diesen Text mit einer einfachen Formel beenden:
Diejenigen, deren gigantische Gehirne verhindern, zu denken
Ich bin 68 Jahre alt. Meine berufliche Laufbahn ist eine Kette von ununterbrochenen Verschwendungen. Nachdem ich 1966 zum ersten Mal weltweit einen MHD-Generator mit zwei Temperaturen anstelle von einer betrieben hatte, begann ich damit, Experimente vorzuschlagen, von denen niemand etwas hören wollte, wie das Entfernen von Schockwellen um Modellteile, die in supersonischen Gasströmen eingetaucht waren. Dies führte zu einem revolutionären Konzept: das hypersonische Flug, das „MHD-Flug“ ohne Knall. Eine Technik, die nicht Science-Fiction war (die Amerikaner haben seit 1990 eine Flugrealität gemacht). Diese Forschungen wurden unterdrückt, trotz zehn Jahre Kampf. Man ließ absichtlich das Getreide auf dem Feld verderben, ohne es zu ernten, bis dieser Blockade, instrumentiert durch diese Idioten der Militärs, mich zwang, vor zwanzig Jahren aufzugeben.
Die Hauptverantwortlichen haben Namen und Gesichter, obwohl sie kürzlich verstorben sind. Es handelt sich um:
- René Pellat, der als Hoher Kommissar für Atomenergie und Präsident des CNRS tätig war - Hubert Curien, der nacheinander Direktor des CNRS, dann des Cnes, dann Minister, dann Direktor des CERN und noch vieles mehr war.
Sie verdanken es Frankreich, einen unüberholbaren Rückstand von dreißig Jahren in der MHD-Technik.
In der Astrophysik und Kosmologie schauen Sie nach Schatzman, Mitglied der Académie des Sciences.
In der theoretischen Physik kann man in zwanzig oder dreißig Jahren Rechenschaft ablegen, an Thibaud Damour, dem Wächter des Instituts für Höhere Studien in Bures-sur-Yvette, der darauf wartet, dass seine Theorie des Vor-Urknalls, basierend auf der ... der Strings, reif wird. Aber zu diesem Zeitpunkt wäre ich bereits tot. Und wenn Sie jemals lauter Blitze hören, bedeutet das, dass ich in der anderen Welt meine Rechnungen mit Pellat, Curien, Schatzman, vielleicht sogar Thibaud Damour begleichen werde.
Wie schön ist die Wissenschaft? ---
4. September 2005: Die Meinung von Philip W. ANDERSON, Nobelpreisträger, Princeton University, zur Superstringtheorie ** **
http://www.edge.org/q2005/q05_10.html
| Philip
| W. ANDERSON | Physiker und Nobelpreisträger, Princeton University |
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Ist die Stringtheorie eine nutzlose Übung als Physik, wie ich glaube? Es ist eine interessante mathematische Spezialität und hat und wird Mathematik liefern, die in anderen Kontexten nützlich ist, aber es scheint nicht wichtiger als andere Bereiche sehr abstrakter oder spezialisierter Mathematik zu sein, und rechtfertigt daher nicht die unglaubliche Menge an Aufwand, die darauf verwendet wird.
Meine Überzeugung basiert auf dem Fakt, dass die Stringtheorie die erste Wissenschaft in Hunderten von Jahren ist, die in vorkonformistischer Weise verfolgt wird, ohne ausreichende experimentelle Leitlinien. Sie behauptet, dass die Natur so ist, wie wir sie gerne hätten, nicht wie wir sie sehen, und es ist unwahrscheinlich, dass die Natur so denkt wie wir.
Das Schlimme ist, dass es, wie mehrere junge theoretische Physiker mir erklärt haben, so weit entwickelt ist, dass es bereits eine Vollzeitbeschäftigung ist, nur mitzukommen. Das bedeutet, dass andere Forschungsrichtungen nicht von begabten, kreativen jungen Menschen erkundet werden, und dass alternative Karrierewege blockiert sind.
Übersetzung:
Ist die Stringtheorie ein nutzloser Akt, als Forschung, die der Physik zugehören soll? Ich denke, ja. Es ist eine interessante Spezialisierung der Mathematik, die bereits nützliche Elemente hervorgebracht und in Zukunft weitere hervorbringen wird. Doch dieses Gebiet scheint in der Mathematik nicht interessanter zu sein als viele andere und rechtfertigt keineswegs die unglaublichen Bemühungen, die in diese Richtung unternommen werden.
Meiner Meinung nach ist die Stringtheorie die erste Theorie in Jahrhunderten, die im Gegensatz zu den von Bacon vorgeschriebenen Prinzipien entwickelt wurde, also ohne irgendeinen experimentellen Leitfaden zu verfolgen. Es ist eine Art, die Natur zu beschreiben, wie wir sie gerne hätten, und nicht wie sie uns erscheint, und es ist unwahrscheinlich, dass die Natur so denkt, wie wir es derzeit tun.
Das Schlimme ist, wie mir junge Leute, die Physiker werden wollen, erzählt haben, dass diese Disziplin mittlerweile so weit entwickelt ist, dass es bereits eine Vollzeitbeschäftigung ist, nur mitzukommen. Das bedeutet, dass andere Forschungsrichtungen nicht von begabten, kreativen jungen Menschen erkundet werden, und dass es keine anderen Karrierewege gibt, sondern nur die eine Möglichkeit, dieser einen Richtung zu folgen. Andere Wege sind einfach blockiert.
| Philip W. ANDERSON | Physiker und Nobelpreisträger, Princeton University |
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